Retour

En 1985, Claude Lelouch, accompagné de sa femme Marie-Sophie, vint au Fenua repérer les sites pour son prochain film Itinéraire d’un enfant gâté qu’il tournera l’année suivante avec Jean-Paul Belmondo, dit Bébel. Pour préparer cette grande fresque, le réalisateur français, comme à son habitude, voulait visiter un nombre impressionnant de lieux dans le monde : le…

Et ce fut le cas : en 1986, il fallait couvrir l’arrivée de l’équipe, puis le départ de l’équipe vers les îles. Mais, entre-temps, rien, tournage fermé à Tetiaroa, l’atoll de Marlon Brando. Et Jean-Paul Belmondo était là, en prime… Mais les quelques photos que nous fîmes nous permirent d’avoir quelques parutions, tout de même. Pourtant, l’histoire ne s’arrête pas là. Rencontré souvent à Monaco, ces dernières années, je demandais à M. Claude Lelouch s’il avait rencontré Marlon Brando pour ce film : « Non, pas moi, seulement mon directeur de productions l’a vu et a conversé avec lui, pour ce film », me répondait-il ! Et ce serait parce que Marlon Brando avait demandé à voir deux films du réalisateur français, en cassettes vidéo à cette époque et avait apprécié deux œuvres de ce réalisateur prolifique, Les uns et les autres et Une autre femme, une autre vie, deux succès avec James Caan, que la star d’Hollywood aurait accepté ? Est-ce cela la petite histoire de ce film ? Le saura-t-on un jour ?

En tout cas, pour deux minutes marquantes ou un peu plus avec un oiseau qui picore les doigts de Jean-Paul Belmondo, ce furent trois jours de tournage à 10 heures de travail par jour, sans aucun moment de plage. Et puis, 5 000 mètres de films, de quoi en faire un doc de 50 minutes !

Cette scène, ce film, je l’ai revu dix fois, et j’en ai parlé, au moins six fois, à M. Claude Lelouch, afin qu’il sache que je l’avais très apprécié. Et, lors d’une conversation, au cours du Festival de la Comédie de Ezio Greggio à Monaco, je reprochai directement au réalisateur d’être obligé de regarder ce chef d’œuvre chaque fois qu’il apparaissait sur le petit écran, même tard le soir. Et Claude Pinoteau, juste à côté de Claude Lelouch et de Gina Lollobrigida, me rétorqua : « Monsieur, un excellent film, comme vous le dîtes, cela ne se regarde pas qu’une fois, mais plusieurs fois, et encore et encore plus s’il le faut ».

image_printImprimer/PDF

Laisser un commentaire

Partage