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Chaque mois, retrouvez la Lettre santé d’Alain Andreu.
Patient : « Docteur, je suis toujours fatigué(e), est-ce normal ? »
Docteur : « Regardez, vos résultats sont dans la norme, tout va bien ! On se revoit dans 6 mois, courage ! »

Ce type de plainte – ressemblant fort à un « dialogue de sourds » – est hélas très fréquent.  Je le lis régulièrement dans le courrier que m’envoient des lecteurs, mais vous pouvez le vérifier par vous-même en jetant un rapide coup d’œil sur les forums dédiés à la thyroïde : ceux-ci vous confirmeront à quel point les pathologies de la thyroïde sont à la fois mal prises en charge, mais aussi mal dépistées. Pour tout vous dire, c’est un scénario que j’ai moi-même vécu pendant une vingtaine d’années en tant que patient. L’objet de cette première partie est de vous donner les conseils nutritionnels pour maintenir une thyroïde en bonne santé. La seconde partie traitera des traitements de l’hypothyroïdie (lire la partie 2/2).

Pourquoi protéger et optimiser sa thyroïde, me direz-vous ?

Parce que cette glande très fragile, située au niveau du cou près de la trachée, contrôle non seulement votre métabolisme mais aussi l’ensemble de vos autres hormones. Aussi, toute atteinte de la thyroïde donnera lieu à un ensemble de plaintes, comparables à des déficiences polyhormonales. Une thyroïde en bonne santé peut vous éviter : surpoids, dépression, hypercholestérolémie, problèmes de fertilité, fatigue, fibromyalgie (avec d’autres facteurs), tension diastolique élevée, reflux gastro-œsophagien par manque d’acide… Voici un florilège non exhaustif de signes cliniques d’hypothyroïdie qui doivent vous alerter :

L’hypothyroïdie est de loin la plus répandue des pathologies de la thyroïde, notamment avec la maladie de Hashimoto, une maladie auto-immune dans laquelle votre corps produit des anticorps dirigés contre votre thyroïde (nous verrons plus loin les causes). Il existe cependant une autre maladie auto-immune de la thyroïde, la maladie de Graves Basedow (moins fréquente), qui produit une hyperthyroïdie. Dans ce cas, le corps fonctionnera en accéléré (pouls accéléré, transit accéléré, etc.) alors que l’hypothyroïdie est comparable à un moteur dont le ralenti serait trop bas, entraînant un encrassement général de l’organisme, visible par exemple au niveau du bilan lipidique (cholestérol élevé), ou engendrant des problèmes de vésicule biliaire.

Le saviez-vous ?

Un grand nombre d’hypothyroïdies ne sont pas dépistées et prises en charge, le diagnostic étant souvent uniquement établi sur le bilan de laboratoire (TSH) dont les valeurs fréquentes données à droite du résultat sont purement statistiques et ne sont en aucun cas des valeurs santé. Ce sont par ailleurs les recommandations de la H.A.S. (Haute autorité de Santé) que d’initier ou non un traitement en fonction de la TSH. Mais nous verrons en partie 2 qu’il existe pourtant un grand nombre de cas d’hypothyroïdies à bilan biologique normal. Si le praticien ne prend pas en compte les signes cliniques, l’hypothyroïdie passera en-dessous des radars et le patient ne sera pas traité. La médecine fonctionnelle prend en charge ces hypothyroïdies (souvent liées, non pas à un manque d’hormones, mais à une signalisation cellulaire altérée par de nombreux polluants, ou autres déficiences, qui empêchent l’hormone T3 active soit de traverser la paroi cellulaire (manque d’omega-3) soit d’atteindre son récepteur intracellulaire (métaux lourds, fluor, brome, manque de cortisol, Vitamine D, B12, sélénium…). Un questionnaire d’anamnèse complet est réalisé afin de dépister les signes cliniques, associé bien sûr à des analyses dans un laboratoire spécialisé. Ce faisant, les praticiens en médecine fonctionnelle parviennent à résoudre la majorité des hypercholestérolémies (sans avoir recours aux statines), juste en optimisant la fonction thyroïdienne. Un certain nombre de traitements aux antidépresseurs mais aussi des problèmes de fertilité peuvent, de la même façon, être évités.

Les 10 règles à adopter pour garder une thyroïde en bonne santé :

  • 1/ Stopper les aliments contenant du gluten (pain, pâtes, pizzas…)

Je sais que cette recommandation est difficile dans un pays où le « café-pain-beurre » constitue parfois le seul repas. C’est un autre débat, cependant je pense qu’il appartient aux politiques de faire en sorte à ce que la population ait accès plus facilement à une nourriture de qualité, mais aussi à promouvoir dès l’école les bonnes pratiques alimentaires.

Longtemps considéré comme problématique seulement pour les malades atteints de la maladie céliaque (1 à 2 % de la population), il y a aujourd’hui un consensus dans les congrès scientifiques pour reconnaître l’existence d’une Sensibilité Non Céliaque au Gluten au sein de toute la population générale. La gliadine du gluten est structurellement très proche de la glande thyroïde. Après avoir transformé votre intestin en passoire, la gliadine va se retrouver naturellement dans la circulation sanguine, entraînant une réponse immunitaire qui va directement attaquer les tissus de la thyroïde.

Le retrait définitif des produits contenant du gluten est le style de vie à adopter si vous souffrez d’une maladie auto-immune, c’est aussi celui à adopter si vous ne voulez pas développer un Hashimoto … ou tout simplement si vous voulez rester en bonne santé. A noter, si vous êtes encore sceptique, que de nombreux patients constatent un regain d’énergie après l’arrêt de consommation du gluten.

Attention également à l’excès de poivre et d’alcool, tous deux augmentant également la perméabilité intestinale (c’est d’ailleurs cette propriété du poivre qui explique sa capacité à améliorer l’absorption du curcuma : en faisant des trous dans l’intestin !). Il y a une relation directe entre la fonction thyroïdienne et l’intestin : les praticiens en médecine fonctionnelle ne séparent pas la thyroïde de l’intestin, car ils savent que l’on ne peut pas traiter efficacement une thyroïde sans corriger une dysbiose ou un microbiote déficient.

  • 2/ Optimisez vos apports en iode. Demain tous crétins ?

Des travaux en cours semblent montrer une baisse sensible du quotient intellectuel (de 5 à 15 points) chaque année depuis les années 1990 chez les enfants dont les mères sont exposées à de l’eau de boisson contaminée, mais également aux carences multiples.

Cette baisse de QI semble se généraliser dans plusieurs pays, associé à une recrudescence d’enfants autistes ou hyperactifs.

La carence en iode, reconnue fréquente par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a un impact sur la modulation des œstrogènes : on note un lien direct entre l’absorption d’iode et l’incidence des cancers du sein et de la prostate. Au Japon, la quantité d’iode absorbée est la plus importante au monde (forte consommation d’algues et de produits de la mer) : elle est de 30,8 mg par jour en moyenne, et ce pays enregistre les taux les plus bas de cancers du sein et de la prostate. A côté de cela, les recommandations américaines sont ridiculement basses : 150 microgrammes (soit 0,15 mg seulement !) d’iode par jour. L’iode semble jouer un rôle dans l’apoptose (suicide) des cellules cancéreuses. Le déficit en iode provoque une congestion lymphatique, des fibroses utérines, des kystes ovariens, de la fibromyalgie, une moindre force musculaire, un risque plus élevé de cancer du sein, de la prostate, et probablement des troubles moteurs au niveau du tube digestif. L’iode n’agit donc pas qu’au niveau de la glande thyroïde. Le docteur Stéphane Résimont, praticien en médecine fonctionnelle à Bruxelles, nous confirme qu’il vise des taux optimaux d’iode également chez les patients thyroïdectomisés ou atteints de Hashimoto. Ne surtout pas craindre l’effet Wolff Chaikoff qui n’a jamais été confirmé depuis leur publication en 1948 (voir travaux de Abraham et Guy).

Pour toutes ces raisons, nous vous conseillons de vérifier votre taux d’iode (iodurie des 24 heures) et de vous supplémenter en Lugol à 2 % si nécessaire. Le docteur Résimont fait pratiquer une iodurie au réveil, cet examen étant plus pratique que le recueil des urines de 24h. Personnellement, je dépose une goutte de Lugol sur un morceau de toast au sarrasin une fois par semaine. Cette prise régulière permet en outre de « chasser » les compétiteurs de l’iode que sont le brome et le fluor. Une manière plus économique d’évaluer une carence en iode est de s’appliquer, le matin après la douche, une goutte de Lugol à 2 % sur l’avant-bras à l’aide d’un coton-tige. Si la tache persiste après 24 heures, c’est que votre corps ne manque pas d’iode. En revanche, la carence est très probable si la marque d’iode disparaît en moins de 12 heures, celle-ci pouvant se résorber en moins de 30 minutes dans les cas sévères.

Le sel de table a jusqu’à aujourd’hui été le principal vecteur utilisé pour supplémenter la population en iode. Mais il paraît légitime de suggérer une augmentation du dosage utilisé, la législation en vigueur date de 1952. Les diverses campagnes a visée de réduction de la tension artérielle ont entraîné une réduction globale de la consommation quotidienne en sel… et donc en iode. A noter que les sels de Guérande ou de l’Himalaya contiennent très peu d’iode, nous informe le docteur Didier Cosserat, spécialiste des traitements de la thyroïde. En effet, le sel iodé contient 1860 µg/100 g contre 1,8 µg/100 g pour le sel non iodé (source : Pleine Santé, Résimont/Andreu).

Quid de l’iode… radioactif ?

Enfin, il y a l’influence de l’iode radioactif atmosphérique sur la thyroïde. Les conséquences des accidents nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima tant sur l’environnement que sur la santé des populations posent la question sur l’avenir de cette source d’énergie. Rappelons que la France a effectué 4 essais aériens en Algérie mais aussi 46 tirs aériens sur les atolls de Moruroa et Fangataufa en Polynésie française. Aujourd’hui, la guerre en Ukraine et ses incidents sur les centrales nucléaires de ce pays justifient dès maintenant la prise d’iode par la population, selon le Dr Didier Cosserat, pratiquant la médecine fonctionnelle à St Raphaël (France).

  • 3/ Manger des protéines, de préférence le matin et à midi, peu ou pas le soir

La consommation de protéines est indispensable pour lutter contre la sarcopénie avec l’âge (fonte musculaire), maintenir un bon métabolisme basal et pour la synthèse de neurotransmetteurs via les acides aminés. En particulier, la tyrosine est indispensable pour une bonne synthèse des hormones thyroïdiennes, en plus d’être un précurseur de dopamine. Le tryptophane, lui, servira de brique pour la synthèse de sérotonine puis de mélatonine pendant la nuit. Cependant, une trop grande consommation de protéines en fin de journée freinera la conversion de l’hormone T4 (inactive) en T3 (active) pendant la nuit. Cela aura aussi des répercussions sur d’autres hormones comme l’hormone de croissance pendant le sommeil et peut donc impacter négativement votre organisme quant à sa capacité à brûler les graisses et garder la ligne.

Pourquoi les régimes hypocaloriques ne marchent pas ?

La réponse tient en un mot : l’homéostasie. Lorsque vous réduisez l’apport calorique, votre organisme cherchera à s’adapter en baissant votre métabolisme basal (le « ralenti du moteur »). Pour cela, il augmentera une hormone, le Reverse T3 (RT3), hélas peu dosée par les endocrinologues (voir 2e partie). Cette hormone inactive est la copie « en miroir » ou énantiomère de l’hormone T3. Elle prend la place de la T3 et, ce faisant, empêche cette dernière de se fixer sur le récepteur intracellulaire. D’autres mécanismes d’adaptation hormonale se mettent en place, notamment au niveau de la ghréline et de la leptine, hormones respectivement de l’appétit et de la satiété. Au final, dès que vous reprendrez un apport calorique normal, ces mécanismes mis en place par votre organisme vous feront grossir encore plus.

  • 4/ Mangez des fruits !

En effet, la consommation de fruits stimule la thyroïde. On veillera cependant à consommer toujours des fruits entiers. Cette recommandation ne vaut pas pour les jus de fruits, même 100 % fruits, dont le fructose se trouve alors trop rapidement libéré dans l’organisme, pouvant entraîner un NASH (stéatose hépatique non alcoolique, ou maladie du foie gras, aggravée par l’hypothyroïdie).

  • 5/ De bons apports en sélénium

Le sélénium est un élément majeur pour une bonne fonction thyroïdienne. Il est d’autant plus important qu’il permet de moduler la toxicité des métaux lourds comme le méthyl mercure que l’on trouve dans les poissons du large très consommés en Polynésie (thon, espadon). Ces mêmes métaux lourds perturbent la signalisation cellulaire en empêchant l’hormone thyroïdienne (T3) d’atteindre son récepteur. Consommer 2 noix du Brésil par jour suffira à couvrir vos besoins.

  • 6/ Des taux de vitamine D aux normes hautes

Les maladies auto-immunes de Hashimoto ou de Basedow sont plus fréquentes chez les patients déficients en vitamine D. C’est à la fois documenté scientifiquement mais constaté aussi tous les jours sur le terrain : ainsi le Dr Georges Mouton, pionnier de la médecine fonctionnelle en Europe, constate en général une baisse des auto-anticorps après 4 mois d’éviction du gluten et optimisation des taux de vitamine D (entre 60 et 80 ng/ml de sang, à contrôler par une biologie). Cette vitamine devrait être prescrite à tout le monde (sauf si vous êtes surfeur professionnel ou travaillez en extérieur) et encore plus aux patients atteints de thyroïdites auto-immunes.

De plus, la vitamine D est indispensable pour une bonne signalisation thyroïdienne. Cela explique pourquoi la perte de poids est impossible sans une vitamine D dans les normes hautes de laboratoire.

Dans la liste, nous pouvons rajouter le zinc, la vitamine B12 et le magnésium dont la carence quasi systématique est liée à un risque accru d’anticorps anti-thyroglobuline.

  • 7/ Fuir le brome, le fluor et le chlore et métaux lourds

Les perturbateurs endocriniens, les polluants (mercure, fluor, brome et chlore pour la thyroïde) : omniprésents, ils interviennent à tous les étages de la fonction thyroïdienne. Le brome, le fluor et le chlore figurent dans la colonne des halogènes, avec l’iode, dans la classification périodique des éléments de Mendeleiev. Ces éléments proches de l’iode, sont plus légers et prennent donc plus facilement la place de l’iode, à la fois au niveau de la thyroïde, qui concentre beaucoup l’iode, mais dans tout le corps en général. Quand vous vous baignez dans une piscine chlorée, que vous buvez une eau mal déchlorée et fluorée (beaucoup d’eaux de boissons sont fluorées aux USA), ou que vous mangez du pain dans lequel on a eu la mauvaise idée de remplacer l’iode par le brome, vous absorbez ces perturbateurs à chaque étape.

À noter que le fluor se trouve aussi dans certains médicaments (fluoroquinolones, antifongiques (Triflucan®, dentifrices).

Concernant le fluor, ne croyez pas qu’il suffit d’utiliser un dentifrice sans fluor pour en être définitivement débarrassé. Le thé, et en particulier s’il est cultivé dans des zones polluées, a la capacité de fixer le fluor : vous le retrouvez ensuite dans votre tasse. Plus tard il est récolté, plus la quantité de fluor augmente. C’est le cas du thé noir, qui en contient souvent le plus.

Le brome se trouve dans les retardateurs de flammes (canapés, rideaux), dans certains sodas pour sportifs et produits de boulangerie.

  • 8/ Contraception hormonale : attention

La contraception hormonale bloque la synthèse de progestérone, laquelle est indispensable à une bonne fonction thyroïdienne. C’est ainsi que beaucoup de femmes ménopausées (pas toutes) non supplémentées en progestérone, se trouvent de facto en hypothyroïdie. Plus d’hormones thyroïdiennes seront nécessaires pour contrebalancer la dominance relative en œstrogènes (liée à la baisse de progestérone), ces derniers freinant l’activité thyroïdienne.

D’autre part, la contraception hormonale provoque une hausse des protéines de transport TBG, SHBG, CBG, IGFBP3, entrainant bien souvent une baisse de la fraction libre toutes les autres hormones (thyroïdiennes, sexuelles, cortisol, hormone de croissance). Comme je l’explique dans une interview pour la revue Santé Corps Esprit, il est dommage qu’une patiente ménopausée souffrant d’hypothyroïdie soit traitée par son endocrinologue pour la thyroïde, mais envoyée chez un gynécologue pour un (éventuel) traitement de la ménopause, à la lumière des interactions entre la progestérone et les hormones thyroïdiennes décrites ci-dessus. Cela montre les limites de la médecine conventionnelle par rapport à une médecine holistique comme la médecine fonctionnelle.

  • 9/ Aliments « goitrogènes » : crucifères, chou, patate douce, peu d’impact réel

S’il existe des aliments qui boostent la thyroïde comme les fruits, certains aliments dits goitrogènes (patate douce, moutarde, radis, chou) peuvent freiner l’activité thyroïdienne. Le débat reste ouvert, mais nous pensons qu’une consommation modérée de ces aliments n’a pas d’impact négatif sur l’activité thyroïdienne.

  • 10/ Plantes stimulant la thyroïde

Le gugul et l’aswagandha sont connus pour stimuler la glande thyroïde. Certains compléments alimentaires en sont pourvus (par ex : Thyromix®, chez Nutritech Tahiti). Cependant, la phytothérapie a ses limites et une glande endommagée nécessitera bien souvent une supplémentation hormonale.

BONUS GÉNOMIQUE : êtes-vous DIO2 A/A ?

Comme nous le verrons en 2e partie, la thyroïde sécrète plusieurs hormones de la T0 à la T4, mais c’est l’hormone T3 qui est considérée comme biologiquement active. Cette T3 (triiodothyronine) est produite par une enzyme, la désionidase, qui retire un atome d’iode à la T4 (thyroxine). Il existe un polymorphisme (variation génétique entre individus au niveau de la séquence des gènes) assez courant (14 % de la population en Europe), le DIO2 A/A, qui freine l’activité de cette enzyme et rend les traitements classiques à la thyroxine[1] T4 (Lévothyrox®) peu ou pas efficaces (nécessité d’ajouter de la T3 au traitement). Ce polymorphisme est systématiquement recherché en médecine fonctionnelle à la fois pour optimiser le traitement ET l’alimentation du patient (régime riche en graisse et faible en sucres si vous avez ce polymorphisme). Qu’en est-il en Polynésie ? La question reste posée…

Alain Andreu


Note :

[1] Ce traitement à base de T4 seule étant hélas une recommandation de la Haute autorité de Santé.


L’auteur :

Alain Andreu est technicien de laboratoire de formation, avec un goût de longue date pour l’écriture, et spécialisé depuis une dizaine d’années dans la médecine fonctionnelle et en particulier les maladies non transmissibles. Outre quelques écrits littéraires parus dans des revues et réunis dans un recueil intitulé « L’affaire Bartholdi », il a publié deux livres scientifiques à succès : Le Régime Anti-âge, Inversez l’horloge biologie !, autoédité en 2018 puis réédité en 2022 aux éditions M.Pietteur, et Pleine Santé, avec le Dr Résimont, publié en juin 2021 (3e édition prévue mi-2023).


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