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Quels que soient les pays concernés, on ne peut guère séparer l’école de ses environnements politique, culturel, linguistique. Pour l’avoir oublié, l’école coloniale a brutalisé une réalité humaine qu’elle estimait peu conciliable avec les projets des empires coloniaux. On sait ce qui est advenu de ces prétentions que nous savons aujourd’hui dérisoires, mutilantes, inacceptables. Et les empires coloniaux finirent par s’effondrer. Il n’y a jamais de progrès sans l’adhésion des peuples concernés. Sociologues, historiens nous l’ont dit, mais les sociétés dominantes n’ont pas voulu voir et entendre.

Pour autant, l’épreuve endurée puis le retournement de l’Histoire n’ont pas laissé que des occasions de souffrance mais des pépites rares qu’il faut savoir préserver. Ne jamais jeter le bébé avec l’eau du bain, au moment des colères et des fièvres de souveraineté. S’agissant du Fenua que nous aimons et de l’héritage scolaire, ces pépites me semblent être l’apprentissage patient des LANGUES et, pour des raisons évidentes, celle des langues locales qui sont porteuses de cultures, ainsi que celle du colonisateur dont la maîtrise permet de porter au grand large les intentions des anciens colonisés. On comprend donc ce qu’il faut introduire et conserver, en la matière : un APPRENTISSAGE exigeant, oral puis écrit, PROGRAMME du simple au complexe, étalé sur plusieurs années. Se satisfaire de coups d’éclats et d’images télévisées est de l’ordre des publicités, avec un échec en finale. Prétendre se contenter de « bain linguistique » et « d’immersion », sans eau du bain dans la piscine, se termine… chez le chirurgien, colonne vertébrale brisée  …

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