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La vice-présidente de la Commission de la recherche de l’Université de la Polynésie française, Madame Nabila Gaertner-Mazouni, a récemment poussé « un coup de gueule » sur l’appropriation inappropriée du titre de « biologiste marin » par des personnes non qualifiées. Elle explique que ce titre ne peut être revendiqué que par ceux qui préparent au moins un doctorat. Peut-être qu’il y eut autrefois des personnes qui avaient obtenu ce titre (comment ? je ne sais pas) et qui, à force d’expériences, avaient acquis la ou les compétence(s). Ceux qu’elle vise, ce sont ceux qui, aujourd’hui, s’autoproclament.

Sa colère se comprend par l’exemple qu’elle donna au journaliste (voir Tahiti Infos du 21 mars). Avec son équipe de chercheurs, cela fait cinq ans qu’elle travaille sur le développement d’une technologie d’alternative au plastique avec des collecteurs biodégradables. Mais, dit-elle, « il y a des gens, qui vont mettre un truc dans l’eau pendant 15 jours, et qui vont crier sur tous les toits qu’ils ont trouvé la solution et qu’elle fonctionne ». Évidemment, pour elle, la science, c’est « prendre le temps d’avoir des résultats, des résultats qui se reproduisent dans la durée, qui sont robustes avant de dire que c’est une solution miracle ou un élixir de jouvence ». Elle dénonce les « marchands de rêves », des opportunistes, et j’ajouterai des escrocs …

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