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Il se passe des choses étranges au Fenua, en matière d’éducation et d’école « à la carte ». Il y en a pour tous les goûts (école bilingue payante, Montessori, payante aussi, cours particuliers coûteux pour élèves en panne, récupération par l’Armée de jeunes en déshérence…),  et ce serait tant mieux si ces propositions, plus ou moins…

Or, il n’est question que de traiter les cas particuliers et les marges, un peu comme si le mécanicien s’occupait des enjoliveurs et des chromes au lieu du moteur et des freins. Certes, les cas particuliers ne doivent jamais être oubliés, mais la question centrale demeure : notre école est-elle « performante » ? La réponse est donnée par PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves, NDLR) et le classement de notre Université : c’est non !  

Les résultats de cette dernière dépendent très largement d’ailleurs de la qualité ou de l’insuffisance des écoles, collèges et lycées. On a l’Université qu’on mérite. À vouloir repeindre les murs et réparer les salles, entretiens nécessaires, on passe sous silence le fait qu’en dépit de classes primaires aux effectifs allégés, les résultats sont… maigrelets.

Il paraît qu’on s’en sortira beaucoup mieux dès que les langues régionales seront langues d’enseignement de toutes les disciplines, que le bien-être, le orero, art oratoire dont les effets psychologiques positifs sont observés, remplaceront l’éveil de l’esprit critique et l’ouverture au vaste monde.

Ne plus confondre les faits et les mythes

Pourtant, si la déclamation est utile, ne plus confondre les faits et les mythes est beaucoup plus décisif.

De plus,  avoir une bonne maîtrise d’une langue de longue portée permettrait, suivez mon regard, sans rire, aux indépendantistes diplômés du monde en souffrance, heureux et rassemblés en Corse, de s’accorder pour  rédiger – enfin ! – dans une langue internationale, celle du colonisateur, par exemple (car ni le basque, ni le corse, ni le reo tahiti, ni le marquisien, ni l’écossais, ni le breton,  ni le catalan… ne font l’unanimité, selon mes sources), un compte-rendu, clair et net, de leurs respectables désirs d’autonomie, voire d’indépendance. Alors, l’univers entier le saurait et ce serait parfait.

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