Retour

L’artiste de Moorea est de retour avec de nouvelles toiles qu’il dévoilera à Te Fare Tahiti Nui / Maison de la Culture, du 1er au 5 octobre. Plongez dans l’univers onirique de Jean-Luc Bousquet, qui vous donne rendez-vous dès mardi 1er octobre, pour le vernissage. (Illustration mise en avant : peinture « Fortune de mer »)

« La peinture c’est comme la plongée sous-marine. On s’immerge et on plane pour s’envoler dans les profondeurs. »

Caresse du pinceau, frisson de l’âme

Jean-Luc Bousquet exposera ses dernières toiles du 1er au 5 octobre, à la Maison de la Culture. L’artiste sera présent lors du vernissage mardi 1er octobre, à 18 heures.

Le peintre nous propose une véritable invitation :

« Venez faire le tour de la salle, circulez devant l’agencement choisi pour ses toiles, laissez-vous subtilement porter, déconcerter, guider au-delà du monde visible par la maîtrise picturale de l’artiste.

Retournez ensuite vous immerger dans les toiles majeures qui vous auront marqué. Prenez calmement le temps de l’observation pour une expérience plus personnelle.

Laissez-vous envoûter par le rythme de la toile, sa composition, la magie des couleurs, et vous ressentirez cette griserie indicible qu’on éprouve lorsque s’éveille en nous le sentiment de ce qui parfois nous dépasse. Car Bousquet nous parle de nous au-delà de notre perception du réel. C’est l’apanage des artistes authentiques.

Sur chacune de ses chimères éclot en effet ce je-ne-sais-quoi d’indéfinissable qu’on a plaisir à voir s’épanouir en notre for intérieur.

Prendre le temps de contempler une toile de Bousquet c’est percevoir en effet le reflet de notre imaginaire, c’est lever un coin du voile cachant ce monde qui est le nôtre et que nous ne soupçonnons pas. »       

Une vie, en quelques mots

Né en 1961, dans une banlieue de Paris, Jean-Luc Bousquet est un nomade sans racines. Enfant rêveur et introverti, le dessin fait partie de sa respiration. Il grandit au Havre, dans un décor de zone industrielle et d’architecture de reconstruction hâtive d’après-guerre. Port quand même. Port surtout. Porte ouverte sur les espaces maritimes. L’Angleterre au bout de la Manche. L’âge d’or du rock’n roll, de la pop music et de la B.D qu’il savoure et pratique en amateur avec quelques copains.

Cependant, le ciel plombé et les engelures lui donnent des envies de soleil. Il termine ses études et obtient miraculeusement un bac littéraire qui lui ouvre les portes de la manutention et des containers, des docks et autres fosses amères. Il manœuvre, maçonne, lave des bagnoles et au comble d’une gloire intérimaire, muni d’un manche à balai orné d’un rouleau suintant le glauque, peint les allées d’usines. Travail de nuit.

Il affûte ses crayons et prépare sa valise.

20 ans. C’est l’heure du voyage. Italie, Grèce, Égypte, une traversée de l’histoire de l’Art. Il en revient avec le désir irrépressible de peindre et s’installe à Nice, se rapprochant du soleil. Il y rencontre un jeune peintre portugais, Manuel Taraio, dont il partagera l’atelier pendant un an et qui l’initiera à la technique de la peinture à l’huile, dans une forme d’apprentissage « à l’ancienne », lui-même ayant été formé par un vieux Maître portugais.

Engagé à son tour dans la quête du Graal, il commence à produire une œuvre figurative de facture plutôt classique, tendue, sombre et intérieure. Il ne regarde pas le décor. Le sujet, cette drôle de conjugaison, seul compte. Il en explore les attitudes, la trahison gestuelle.

Mais sa peinture ne se vend pas. Il doute, tente de reprendre des études en Histoire de l’Art. C’est l’échec.

Alors, poussé par la faim, il passe le concours de l’École Normale, le réussit, et entame une carrière d’instituteur dans le Var, tandis qu’il continue à peindre et à creuser son souterrain artistique, désormais sans besoin commercial.

Les écoles, les classes, se succèdent. Les expositions aussi. Et puis vient la plus belle des créations : son premier enfant, un garçon. La paternité, le travail pédagogique avec les enfants, la Peinture et la vie en Provence le comble quelques années. Mais le goût du voyage va refaire surface.

Coup de foudre pour la Polynésie

En 1992, il rencontre la Polynésie. Coup de foudre. En 1994, il revient et pose définitivement ses valises à Moorea. Il enseigne encore trois ans à Tahiti.  Alors, l’exigence créatrice, la naissance de sa fille et sans doute les effluves tropicaux, l’amènent à rompre avec le tableau noir et à se consacrer à la Peinture. Depuis, il persiste dans une œuvre singulière, questionnant les rivages de la conscience en nous promenant dans une indicible rêverie.

Il fait sa 1ère expo en 1999 à la Mairie de Papeete. En 2000, il expose à la Mairie d’Arue et ouvre, avec Tehina et Gérard de Broca, Le Hangar Utopia au Pont de l’Est. Ensuite, les expositions personnelles vont se succéder à un rythme biannuel, à la Galerie Winkler, 2003, 2004, 2006 (« L’être et le néant »), puis à la Galerie des Tropiques, 2008 (« Blues »), 2010 (« La délicate transmission des suppositoires »), 2012 (« Volubilis »), 2014 (« La longue attente de l’Ange »). Dans le même temps, il participe aux expositions d’art contemporain au Musée de Tahiti et ses Iles : « Tabu » (2007), « Mana » (2008), « Le Jardin des Délices » (2009), « Tête Coupable » (2010). En 2006, il collabore avec Jean-Marc Pambrun en illustrant son livre sur la Genèse Polynésienne, « La Naissance de Havai’i ». En 2007, il expose à Paris (Carroussel du Louvre). En 2008, en Italie (Florence, Galerie Tornabuoni). Pour le reste, voir la liste des expositions ci-dessous.

Extraits de Presse : « Ses tableaux reflètent des paysages intérieurs et secrets ou les corps en mouvement sont des allégories : ce que la chair offre à l’émotion pour nous amener à pénétrer à l’intérieur de notre propre dimension. Un monde tiraillé entre l’angoisse et l’espoir, la puissance minérale et la fragilité humaine. Une mise en scène que l’on pourrait qualifier de surréaliste, baroque, symbolique, fantastique, schizophrène, onirique. Les pistes sont nombreuses et l’on pourrait certainement beaucoup écrire sur le sens caché de son oeuvre. Mais cet artiste n’a pas besoin d’étiquette, sa création y échappe. On ne pourra qu’être étonné et même surpris, en revanche, par sa technique, empruntée au savoir-faire des peintres de l’époque classique, qui savaient jouer avec la lumière. Jean-Luc Bousquet invite ainsi à faire intrusion dans un monde où les objets, les symboles et toutes les images archétypales inscrites dans l’inconscient collectif se rencontrent, se réunissent, se superposent, s’accumulent et créent ainsi une composition intemporelle, magique mais bien réelle. »

SES EXPOSITIONS :

1981 LE HAVRE Rencontres REGARD-PAROLE / Musée des Beaux-Arts ANDRE MALRAUX

1982 CANNES  Vieille-Ville Intervention-performance

1984 HYERES 3ème Prix du LION’S CLUB / NICE 9ème Biennale de la Jeune Peinture (UMAM) Espace Niçois d’Art et de Culture

1985 DRAGUIGNAN Salon des Peintres en Liberté

1987 FREJUS Galerie PHILIPPE PASCHOS / DRAGUIGNAN Crédit Agricole

1988 FREJUS Centre Culturel Municipal

1989 NICE Galerie JEANNE VALET / NICE Galerie LAURE LANGLOIS / CANNES Les Etoiles de la Peinture   NOVOTEL

1990 CANNES  26ème Grand Prix International de Peinture de la Côte d’Azur 1ère Mention Spéciale / LES ARCS s/ARGENS Chapelle du Parage 

1991 VENCE Château Musée Notre Dame des Fleurs / LES ARCS s /ARGENS Chapelle du Parage / REILLANE Galerie du Comptoir

1992 TOULON Galerie Avant-Première / LA GARDE-FREINET Le Lézard Plastique 

1992/1993 PARIS DZETA CONCEPT

1998 MOOREA Galerie TIKITEA

1999 TAHITI Mairie de PAPEETE

2000 TAHITI PAPEETE Le Hangar UTOPIA / TAHITI Mairie d’ARUE / TAHITI Assemblée Territoriale PAPEETE / TAHITI 1er Salon de peinture de TAHITIHôtel MAEVA BEACH / TAHITI Mairie de FAAA / TAHITI Centre pénitencier NUUTANIA

2001/2002/2003 expositions de groupe et en permanence à la Galerie WINKLER 

  • TAHITI PAPEETE Galerie WINKLER
  • TAHITI PAPEETE Galerie WINKLER
  •  TAHITI PAPEETE Galerie WINKLER L’être et le néant / TAHITI PAPEETE Maison de la Culture La naissance de Havai’i

31 illustrations pour le livre La naissance de Havai’i de Jean Marc Pambrun / RAIATEA 1er Salon du Livre / TAHITI PAPEETE Portraits/Autoportraits Show-room RENAULT / BORA-BORA Sofitel

  • TAHITI Musée de Tahiti et des IlesExpo TABU / PARIS Carrousel du Louvre Salon de la Société Nationale des Beaux Arts / Galerie des Tropiques Expo collective / Agenda 2008 Editions du Motu avec Gotz, Hyvert, Mencarelli

2008 TAHITI Musée de Tahiti et des Iles Expo MANA / MOOREA Biennale de PAO PAO Racines / TAHITI Galerie des Tropiques Blues / FLORENCE (Italie) Galerie Tornabuoni  / PARIS Grand Palais Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau

2009 TAHITI Musée de Tahiti et des Iles Le jardin des délices

2010 TAHITI Musée de Tahiti et des Iles Expo Têtes coupables / TAHITI Galerie des Tropiques La délicate transmission des suppositoires

2012 TAHITI Galerie des Tropiques Volubilis

2014 TAHITI Galerie des Tropiques La longue attente de l’ange

2018 TAHITI Maison de la Culture Rétrospective/Parution Livret

2021 TAHITI Maison de la Cuture GOTZ/BERNI/BOUSQUET / TAHITI Université de Polynésie Française Expo Collective « Les peuples de l’eau » World Art Day

2022 MOOREA Eco-Musée Fare Natura Expo Collective ECOH World Art Day /Parution du livre « Traduire l’Invisible » Essai sur Jean Luc Bousquet, peintre en Polynésie, Riccardo Pineri Éditions Api Tahiti

2023 Reportage « Jean-Luc Bousquet, intime voyageur » Pierre de Colona pour TNTV

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Pour en savoir plus

– Paru en 2022, le livre « Traduire l’invisible – Essai sur Jean-Luc Bousquet, peintre en Polynésie », 108 pages

100 œuvres, texte de Riccardo Pineri, Éditions Api Tahiti

– « Jean-Luc Bousquet, intime voyageur » film documentaire de Pierre de Colona pour l’émission Artistes du Fenua, TNTV, 27 mn.

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