Retour

Une réunion sur le thème de la « relance de l’IEDT » s’est tenue mercredi soir, au Café Maeva. Après une présentation et quelques chiffres-clés, des échanges ont eu lieu afin de réfléchir à l’avenir économique du Fenua.

« Lorsque Gérard Kochersperger a fondé l’Institut économique de Tahiti, Il cherchait à éveiller les consciences sur le manque de dynamisme de l’économie du fenua. Il en voyait notamment l’origine dans un gouvernement peu au fait des conséquences économiques de ses décisions. Il s’agissait de créer un lieu de réflexion pour proposer « des idées pour un fenua plus prospère. » 

Depuis, nous avons subi une crise sanitaire et ses conséquences, économiques notamment. Il faudra plusieurs années pour que celles-ci soient dernière nous. Pouvons-nous raccourcir ce délai ? Nous le pensons. Nos dirigeants actuels sont-ils en mesure de le faire ? Nous pensons qu’ils le pourraient s’ils mobilisaient tous les moyens qui s’offrent à eux. C’est là que l’IEDT peut apporter une contribution. 

Nous devons travailler sur plusieurs aspects qui peuvent avoir un impact notable sur notre développement économique, entre autres :

– La gouvernance de nos institutions. Gérard s’était fait le promoteur de la « rule of law ». Nous devons poursuivre.

– Les impacts de notre fiscalité. Il est inutile de rappeler l’effet désastreux d’une TDL permanente qui promeut une économie de rente. Il ne faut pas non plus oublier la défiscalisation locale, si opaque que l’on ne peut qu’imaginer qu’elle est destinée à favoriser les amis. Il n’est pas nécessaire de faire le bilan du 1%, réforme lancée à la va-vite, sans concertation préalable, sans étude approfondie d’impact, qui a emporté le gouvernement précédent. Le projet de création d’un impôt sur la fortune immobilière bâtie doit présenter quelques inconvénients quand on est témoin de la levée de boucliers, chez les entreprises comme à l’assemblée : dans un pays qui manque de 15 000 logements, un tel impôt va freiner la construction. Peut-être taxer les terrains constructibles non bâtis aurait un effet plus positif…

– Les infrastructures nécessaires au développement. Le port, les routes, l’aéroport, nous nous arrêterons là. La liste est longue des infrastructures clés qui occupent les pages des médias depuis longtemps, sans beaucoup de résultats. La question des infrastructures ne s’arrête pas à celles ci-dessus, malheureusement. Nous manquons d’hébergement pour développer notre tourisme. Nous manquons de marinas et des services annexes pour profiter des milliers de marins qui font escale chaque année. Il faut aussi rendre la population consciente des investissements nécessaires au développement comme au bien être de chacun. Ce n’est pas gagné !

– Les apports de l’étranger. Les investissements étrangers sont essentiellement composés de capitaux propres pour des filiales locales ou d’achat d’immobilier, deux activités qui ne créent pas d’emploi. Tous les pays recherchent pourtant des investissements. Pourquoi pas nous ? Il s’agit de capitaux, mais aussi d’idées nouvelles. Nous en avons besoin.

– La formation et la gestion des flux migratoires. Si ces deux sujets sont ensemble, c’est qu’ils ont un lien évident. Nous ne formons pas assez nos habitants, ni dans des métiers de base, comme maçon ou électricien, ni dans les domaines les plus pointus. Si dans le premier cas, cela devrait être une priorité absolue de former puis d’employer localement, dans les seconds, nous devons accepter l’idée que nos jeunes ne feront jamais des études parfaitement synchronisées aux besoins.  Parfois, ceux-ci ne correspondent pas à leurs centres d’intérêt. Ils feront carrière ailleurs. D’autre fois les besoins auront évolué. Nous devons donc accepter que nous accueilleront les spécialistes nécessaires. Si nous leur offrons des opportunités, la plupart de nos diplômés cependant resteront au fenua et contribueront à son développement. Il faut plus promouvoir les études longues.

Il y a bien d’autres sujets et chacun d’entre vous à ses idées. 

Nous pensons qu’il faut poursuivre l’œuvre de Gérard. Les contacts que nous avons eus avec la nouvelle administration nous donne de l’espoir. Nous voulons relancer l’IEDT. »

Communiqué de l’IEDT

Voir ci-dessous quelques données du Fenua :

image_pdfPDFimage_printImprimer

Laisser un commentaire

Partage