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9,169 milliards de francs d’investissements dans les infrastructures du Pays soutenus par l’État

Éric SPITZ, Haut-commissaire de la République en Polynésie française et Moetai BROTHERSON, président de la Polynésie française, ont présidé ce jour les instances de pilotage de deux dispositifs de soutien financier de l’État au Pays :

– Le troisième instrument financier (3IF) qui permet le maintien et le renforcement de nos infrastructures routières, aéronautiques, maritimes, et de défense contre les eaux, notamment dans les archipels éloignés ;

– La convention éducation prévoyant un soutien à la modernisation des constructions scolaires publiques du second degré.

Après un examen détaillé de chaque projet, les comités de pilotage ont validé, pour 2024, la programmation de 44 projets qui s’inscrivent dans les priorités sectorielles du gouvernement de la Polynésie française pour un montant global de 9,169 milliards XPF TTC, soutenus par l’État à hauteur de 6,422 milliards XPF soit 70 %.

Parmi les projets retenus, peuvent être soulignés :

– La reconstruction du débarcadère de Fakahina pour un montant total de 700 millions XPF TTC et une participation de l’État de 490 millions XPF (3IF) ;

– La reconstruction des ponts de Vaipoopoo au PK 10,7 et de Paepaeotia au PK 13 à Pueu pour un montant total de 420 millions XPF TTC avec une participation de l’État de 294 millions XPF (3IF) ;

– La mise aux normes incendie, mise en conformité électrique, amélioration du cadre de vie et de l’hygiène des collèges et lycées de Tahiti et de Moorea pour un montant total de 186 millions XPF TTC avec une participation État de 131 millions XPF (DGI) ;

– La réfection de l’étanchéité des toitures terrasses du collège de Hao pour un montant total de 66 millions XPF TTC avec un financement de l’État qui s’élève à 46 millions XPF.

Cette programmation ambitieuse sera complétée dans quelques mois par celle du prochain contrat de développement et de transformation avec la volonté constante d’œuvrer concrètement au soutien de l’économie polynésienne, à la cohésion territoriale et à la satisfaction des besoins sociaux de l’ensemble des Polynésiens.

Communiqué de la Présidence

 

PK 43 à Hitia’a O Te Ra : la route partiellement rouverte

Jordy CHAN, ministre des Grands travaux, de l’Équipement, en charge des Transports aériens, terrestres et maritimes, informe les usagers de la route que la circulation est rétablie sur la RT2, dans le cadre des travaux de rectification d’un virage et de sécurisation du talus du PK 43 dans la commune de Hitia’a O Te Ra.

Depuis l’éboulement survenu le 26 janvier 2024 sur le site du chantier, la route a dû être totalement fermée à la circulation, afin que l’entreprise procède aux travaux de sécurisation nécessaires, malgré des conditions climatiques difficiles.

Les zones d’instabilité ne présentant plus de danger, la route est partiellement réouverte à la circulation depuis le samedi 24 février, 12h, sous alternat par feux pendant 3 semaines. Comme avant l’éboulement, des plages horaires seront aménagées pour réduire les contraintes du chantier. La route restera donc fermée à toute circulation de 8h30 à 15h30 lundi, mardi et jeudi, et de 8h30 à 11h00 mercredi et vendredi.

La circulation sera totalement rétablie à partir du 15 mars 2024. Une signalisation temporaire est mise en place, et une attention particulière sera requise de la part des automobilistes et usagers circulant dans cette zone pendant toute la durée du chantier.

Le ministre remercie les usagers de leur compréhension face aux désagréments occasionnés par ces travaux durant ces dernières semaines.

Communiqué de la Présidence

 

Le Pays aide à financer 270 permis de conduire

Jordy CHAN, ministre des Grands travaux et de l’Équipement, en charge des Transports aériens, terrestres et maritimes, informe le public qu’un avis favorable à l’attribution d’aides au financement du permis de conduire a été rendu en faveur de 270 bénéficiaires (Arrêté n° 274/PR du 19 février 2024).

Le permis de conduire occupe une place structurante dans notre société et constitue un véritable facteur d’insertion professionnelle pour les Polynésiens. Cependant, la problématique majeure liée à l’obtention du permis de conduire est celle du coût de la formation qui peut représenter un frein pour les foyers les plus démunis.

Afin de favoriser l’accès de tous à cette formation, un dispositif d’aide au financement du permis de conduire de catégorie B a été instauré au profit des jeunes de 18 à 30 ans (sous condition de ressources) et consiste en sa prise en charge financière à hauteur de 83 % par la collectivité.

Cette aide représente, pour l’année 2024, une enveloppe de 30 millions F CFP pour la Polynésie française.

Communiqué de la Présidence

 

« Place nette » : opération coordonnée de lutte contre la délinquance environnementale

Du 10 au 18 février, le commandement de la Gendarmerie pour la Polynésie française (COMGENDPF) a conduit une vaste opération « environnement » baptisée « Place nette ». Menée sous l’autorité conjointe du Haut-commissaire de la République en Polynésie française et de la procureure de la République près le tribunal de première instance de Papeete, cette opération s’inscrit dans le cadre du plan « zéro délinquance » adopté par le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer dans la perspective des Jeux Olympiques et de l’opération internationale d’Europol baptisée « territoire propre ».

Voir planche-photos ci-dessous :

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Cette opération a mobilisé de nombreux moyens spécialisés d’enquête et de recherche : OCLAESP, gendarmerie des transports aériens, équipes cynophiles, brigade motorisée de Faa’a, enquêteurs environnement de proximité, brigade nautique, gendarmerie maritime, expert NTECH et « enquête sous pseudonyme ». Chaque jour 60 à 90 gendarmes dont 6 enquêteurs de l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) et 30 enquêteurs environnement de proximité ont été engagés, sur les 4 axes du plan « environnement » du commandement de la gendarmerie en Polynésie française (COMGEND) :

– les déchets et leurs traitements (territoire propre) ;

– l’atteinte à la santé publique (agressions sonores) ;

– la préservation des espèces protégées ;

– les pollutions marines et terrestres.

L’action du COMGEND s’est faite en coordination avec diverses administrations comme la DIREN, la DPAM et le Port autonome. Au total, 89 opérations ont eu lieu, de 4 types : enquêtes judiciaires, contrôles inter-services dans le cadre de territoire propre, opérations de prévention avec les établissements scolaires et contrôles des nuisances sonores de type « car bass ».

Ces actions successives et coordonnées de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique se démarquent par leur singularité. Elles constituent actuellement les seules actions entreprises en faveur de l’environnement dans le cadre du plan national zéro délinquance que ce soit en métropole ou dans les outre-mer. Cette singularité s’explique par l’importance qui s’attache à la préservation du patrimoine naturel exceptionnel de la Polynésie française.

 

1) Les déchets et leurs traitements (territoire propre) :

Les autorités ont observé une recrudescence des dépôts sauvages de déchets sur différentes îles de la Polynésie française, une situation alarmante qui nécessite une réponse immédiate. Ainsi, des contrôles ont été menés dans de nombreuses localités.

Ces actions ont permis d’identifier et de traiter 23 cas de dépôts illégaux de déchets, d’abandon d’épaves de véhicules et d’autres infractions environnementales. Plus d’une vingtaine d’épaves ont été recensées, 46 contraventions ont été relevées et 28 délits constatés.

A titre d’exemple, dans les Tuamotu, une inspection a été menée au dispensaire de l’île, révélant que seuls les déchets dangereux étaient correctement pris en charge. Les autres déchets médicaux étaient soit incinérés, soit enterrés à l’arrière du bâtiment. Des échantillons ont été prélevés et les résultats d’analyse sont actuellement en attente.

Par ailleurs, à Rikitea, une enquête visant une ferme perlière abandonnée a permis d’effectuer des constatations concluant à plusieurs infractions d’abandons de déchets. Le mis en cause a été entendu en vue d’apporter une réponse pénale à ces faits.

La gendarmerie a enfin organisé une opération de ramassage de déchets conduite avec l’association « Mama Natura », 19 élèves du LEP d’Atima et la BTA d’Arue. A cette occasion, 500 kg de déchets divers ont été ramassés (plastiques, pneus, batteries) ainsi que 5 balises appartenant à la Société Tahitienne de Dépôts Pétroliers. Une procédure pénale a été ouverte pour abandon de déchets.

 

2) Atteinte à la santé publique (agressions sonores) :

Plusieurs opérations visant à lutter contre les nuisances sonores et les infractions liées au bruit à travers toutes les îles de la Polynésie française ont eu lieu. Ces actions ont été déployées en réponse aux plaintes et aux signalements des citoyens et des associations concernant des perturbations de l’ordre public et des troubles de voisinage. Au total presque 500 véhicules ont été contrôlés par la Gendarmerie nationale sur les 5 opérations engagées.

Parmi les faits marquants, une opération de contrôle de voitures « car bass » a été menée à Hitia’a O Te Ra sur un site de rassemblement, où 98 véhicules ont été inspectés, entraînant l’immobilisation de 3 véhicules et la constatation de 7 délits.

À Bora Bora, des interventions ont été effectuées conjointement par la police municipale et la gendarmerie pour faire cesser les nuisances. Une personne a été interpellée et 31 000€ de matériel ont été saisis ainsi que son véhicule.

Dans de nombreux cas d’infractions, les contrevenants ne se contentent pas de perturber la tranquillité publique, mais s’en prennent également directement à leur voisinage. Ces comportements agressifs et irrespectueux peuvent prendre diverses formes, tels que des actes de vandalisme, des insultes, des menaces ou même des agressions physiques. À Papara, des individus ont jeté des cailloux sur la maison d’une victime en réponse à une intervention de la police municipale pour faire cesser une nuisance sonore. De tels faits ne doivent pas rester impunis.

 

3) La préservation des espèces protégées :

Lors d’un contrôle avec les Douanes à Bora Bora, une importante quantité de viande de tortue congelée, totalisant 5 kg dans une voiture et 1,42 kg au domicile du suspect, a été saisie.

Parallèlement, lors d’opérations de cyber patrouille, plusieurs infractions ont été relevées. Il s’agit de pêche et de consommation illégale de viande de tortue.

Enfin, à Punaauia, un individu a été interrogé pour avoir tenté d’exporter une carapace de tortue vieille de plus de 30 ans vers la métropole, conduisant à la confiscation de la carapace après sa reconnaissance des faits. Une opération conjointe avec les rangers de Tetiaroa également permis de sensibiliser les touristes au respect des zones protégées.

 

4) Les pollutions marines et terrestres :

Cette semaine d’action inclut la lutte contre les abandons d’épaves de navires, les déversements illégaux de déchets, et la pollution des eaux douces et marines. Lors d’une action coordonnée menée avec la brigade nautique et le port autonome de Papeete la gendarmerie a constaté l’abandon de trois épaves de navires. L’enquête se poursuit en vue d’identifier les propriétaires.

Dans un même temps à Moorea, un contrôle de navires au mouillage a permis de relever deux cas de pollutions.

Une seconde opération a été menée avec la brigade nautique et l’OCLAESP cette fois, pour effectuer une plongée sur une épave immergée dans le port de Papeete et pouvant contenir des fûts d’hydrocarbure. La perquisition menée a permis la saisie de 12 bidons de 20 litres et de 6 fûts de 200 litres d’hydrocarbures. Il s’agit de la première perquisition d’une épave à une telle profondeur (30 mètres) conduite par l’OCLAESP depuis la création de cet office spécialisé en 2004. Une telle opération, extrêmement délicate et nécessitant une haute technicité, a été possible grâce à la mobilisation de 5 plongeurs de la brigade nautique, spécialisés dans les opérations de criminalistique en milieu subaquatique.

S’ajoute à cela un contrôle mené par l’OCLAESP avec la DIREN et les services vétérinaires sur un élevage de porcs qui a mis en évidence un défaut de déclaration de l’installation et une pollution des eaux douces et salées (rejets dans rivière puis lagon).

Deux infractions ont ensuite été relevées suite à une opération de contrôle de la BGTA. Il s’agit d’un abandon d’épaves TRACMA sur la voie publique, et d’une exploitation d’ICPE sans autorisation. Les investigations sont en cours.

Au total, l’opération « tempête » conduite par la gendarmerie s’est traduite par plus de 89 opérations en une semaine.

Le bilan s’établit comme suit :

– 57 enquêtes judiciaires sont désormais en cours, dont 46 initiées cette semaine et 11 poursuites d’enquête ;

– 23 contrôles administratifs, dont plusieurs en interservices ont été conduits dans le cadre de l’opération territoire propre ;

– 5 opérations car bass ont permis le contrôle de 491 véhicules et la saisie / immobilisation de 11 véhicules ;

– 4 opérations de prévention ont été conduites, notamment avec les élèves des quartiers défavorisés de Mahina, ayant permis la collecte d’une demi-tonne de déchets.

Sur l’ensemble de ces séquences, 99 contraventions ont été établies et 60 délits ont été constatés. Sur la partie délits, 66 mis en cause ont été identifiés, dont 5 placés en GAV, 43 entendus sous le statut de mis en cause et 18 seront convoqués ultérieurement pour audition.

Des saisies significatives ont été réalisées et 35 000 euros saisis au titre des avoirs criminels.

Communiqué du Haut-commissariat

 

Enquête sur la santé en milieu scolaire en Polynésie française

Porté par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le modèle d’enquête GSHS (Global Student Health Survey) vise à collecter anonymement des données sur la santé des jeunes scolarisés de 13 à 17 ans afin de pouvoir les comparer au niveau mondial et d’orienter les politiques internationales et locales de santé publique à destination de la jeunesse. En Polynésie française, les ministères de la Santé et de l’Education collaborent de nouveau en 2024 pour réaliser cette enquête auprès d’un échantillon d’élèves du second degré.

Grâce au concours de la Direction Générale de l’Enseignement et de l’Education (DGEE) et des directeurs d’établissements, 3906 élèves de 32 collèges et lycées, du public et du privé de tout le territoire, ont été sélectionnés pour y participer.

Comme lors de la dernière grande enquête de ce type, réalisée en 2016, l’enquête GSHS 2024 a pour objectif principal de mieux comprendre les comportements et les facteurs contribuant à la santé des jeunes scolarisés. Ainsi du 26 février au 28 mars 2024, les jeunes de 169 classes de la 5ème à la 1ère seront invités, durant une heure de cours classique, à répondre à un questionnaire totalement anonyme de 45 questions.

Focalisée sur les facteurs et comportements influençant leur santé, l’enquête vise à fournir des données cruciales pour établir des priorités et élaborer les programmes et les ressources en santé scolaire, ainsi que les politiques de santé spécifiquement dédiés aux jeunes. Les domaines explorés par cette enquête incluent l’alimentation, l’activité physique, l’hygiène, le bien-être mental, les actes de violences, les relations amoureuses, la consommation d’alcool, de tabac et de drogues ainsi que les actes de violences involontaires.

Les résultats de cette enquête, coordonnée par le bureau d’études et d’évaluation des programmes en santé de la Direction de la santé avec le support du Département de la vie des élèves, des écoles et des établissements de la DGEE, permettront non seulement de comparer les différentes prévalences des déterminants en santé chez les jeunes à l’échelle internationale et communautaire du Pacifique, mais également d’établir des tendances au fil des années.

Communiqué de la Direction de la Santé

 

OMS : premier directeur régional issu du Pacifique

Le Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé la nomination du Dr Saia Ma’u Piukala, du Royaume des Tonga, au poste de Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental.

Après avoir été confirmé dans ses fonctions, le Dr Piukala s’est adressé au Conseil exécutif : « Je me tiens aujourd’hui devant vous en tant que premier Directeur régional de l’OMS issu du Pacifique. Je suis conscient de l’ampleur de cette tâche et profondément ému et honoré de la confiance que vous, les États Membres et les membres du Conseil exécutif, m’accordez. Mālō ‘aupito. Je vous en remercie infiniment. Et bien qu’il s’agisse d’un moment de fierté pour le peuple du Pacifique, je tiens à vous assurer que je serai un Directeur régional pour tous les États Membres ».

« Nous avons tous notre propre histoire, et lorsque je pense à mes origines, je n’en reviens pas que le petit garçon qui a grandi pieds nus sur les plages de sa petite île se retrouve aujourd’hui parmi les géants de la santé publique au sein de l’Organisation mondiale de la Santé. C’est la preuve que personne n’est vraiment laissé pour compte et que, malgré nos origines différentes, nous avons tous quelque chose à apporter. »

« J’ai hâte de travailler en étroite collaboration avec les États Membres, le Directeur-général, le Dr Tedros, les autres Directeurs régionaux et les bureaux de pays pour réaliser le programme de travail et garantir le succès de l’OMS. Œuvrons pour un monde où aucun enfant pieds nus, face à la montée de la mer, n’aura à s’inquiéter de ce que l’avenir lui réserve pour sa santé et celle de sa famille », a-t-il ajouté.

« Je félicite le Dr Saia Ma’u Piukala pour sa nomination au poste de Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Je me réjouis de travailler en étroite collaboration avec lui pour promouvoir et protéger la santé des populations de la Région », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

Priorités sanitaires de la Région

Au cours des cent premiers jours de son mandat, le Dr Piukala compte se rendre dans un grand nombre des 37 états et territoires de la Région du Pacifique occidental, rencontrer les gouvernements et les autres parties prenantes, examiner les problèmes pressants en matière de santé et étudier les possibilités de renforcement de la collaboration.

Sous la direction du Dr Piukala, l’Organisation s’efforcera de renforcer les soins de santé dans le Pacifique occidental en intégrant les efforts visant à offrir des soins de santé primaires transformateurs et à instaurer la couverture sanitaire universelle. Elle pourra ainsi s’attaquer aux principales causes de maladie et de mortalité dans la Région, dont les maladies non transmissibles (MNT). Ces maladies, dont le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer et les maladies respiratoires chroniques, sont responsables de près de neuf décès sur dix dans la Région.

Le nouveau Directeur régional axera également les efforts sur le vieillissement en bonne santé, la santé mentale et la santé bucco-dentaire, ainsi que la santé maternelle et infantile, la vaccination et la prévention et la maîtrise des maladies transmissibles. L’OMS dans la Région tirera également parti des technologies de la santé pour lutter contre les inégalités, en envisageant les possibilités de participation du secteur privé.

L’accélération de l’action sur le changement climatique, l’environnement et la santé est un autre objectif prioritaire du Dr Piukala. Son administration examinera les initiatives actuelles et identifiera de nouvelles possibilités pour soutenir les efforts des pays. Une stratégie transversale et intégrée sera élaborée et la collaboration avec les parties prenantes internes et externes sera intensifiée afin d’offrir de nouveaux mécanismes techniques et diplomatiques pour accélérer l’action sur le changement climatique et la santé.

Le Directeur régional veillera à ce que les états et territoires du Pacifique occidental bénéficient d’un ferme soutien en matière de prévention, de préparation et d’intervention en cas de pandémie. Il veillera notamment à la participation aux processus mondiaux engagés pour élaborer et ratifier un nouvel « Accord sur les pandémies » et pour apporter les modifications nécessaires au Règlement sanitaire international.

En outre, le Dr Piukala alignera les axes de travail de l’OMS dans la Région sur ceux du siège de l’OMS, fera le point sur les efforts visant à renforcer la culture du lieu de travail et le bien-être du personnel, et gérera le changement pour rationaliser les opérations, améliorer l’efficacité et stimuler les progrès vers les objectifs de santé publique des états et territoires de la Région.

Qui est Dr Saia Ma’u Piukala ?

Le Dr Saia Ma’u Piukala est le premier insulaire du Pacifique à être nommé au poste de Directeur régional. Homme politique, responsable de la santé publique et chirurgien, il compte près de 30 années d’expérience aux Tonga et dans l’ensemble du Pacifique. Il est un fervent partisan de la collaboration multisectorielle pour s’attaquer aux MNT et aux menaces sanitaires associées au changement climatique. Il a dirigé des initiatives visant à instaurer la couverture sanitaire universelle et à s’attaquer aux maladies infectieuses émergentes. Il a activement milité en faveur de la santé des jeunes, de la lutte antitabac, de la sécurité chirurgicale, ainsi que de la préparation et de la riposte aux catastrophes.

Avant d’être élu Directeur régional, le Dr Piukala était député (depuis 2014) et ministre de la Santé du Royaume des Tonga (2014-2019 ; 2021-2024). Il a dirigé l’action menée par le pays pour faire face à l’éruption volcanique sous-marine et au tsunami de 2022, ainsi que la préparation et la riposte à la COVID-19, qui ont permis d’atteindre une couverture vaccinale élevée et l’un des taux de létalité les plus faibles au monde (moins de 0,1 %). Il a été vice-président du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental d’octobre 2022 à octobre 2023. Il a également présidé la Réunion des ministres de la Santé du Pacifique organisée par les Tonga en septembre 2023. Il a siégé au Conseil exécutif de l’OMS de 2019 à 2022 et à la Commission indépendante de haut niveau de l’OMS sur les MNT de 2018 à 2020.

Le DPiukala a été directeur médical de l’hôpital de Vaiola, le principal hôpital de recours des Tonga, en 2014, et a travaillé comme médecin-administrateur principal et chirurgien général aux Tonga et dans d’autres îles du Pacifique, notamment aux Fidji, à Nauru, à Nioué et aux Tuvalu, de 2003 à 2014.

Il est titulaire de plusieurs diplômes de l’École de médecine des Fidji/Université du Pacifique Sud, à savoir : une licence de médecine et de chirurgie (1995) ; un diplôme d’études supérieures en chirurgie (2005) ; et un master de médecine en chirurgie (2009).

Communiqué de l’OMS

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