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Chers abonnés, chers lecteurs, bienvenue à bord de la quatrième édition de Pacific Pirates Média, votre magazine d’information, d’économie et de culture en ligne. Embarquez sur le SEUL et UNIQUE média indépendant en Polynésie française. Notre cap : « Un vent de liberté ! ».

Quand l’immobilier va, tout va, affirment les spécialistes. Mais, depuis six ans, on observe une « bulle » sur le marché immobilier local, avec une hausse vertigineuse des prix, qui ont augmenté, en moyenne, de 25 %. Cette tendance ne fléchit pas et, d’après les professionnels que nous avons rencontrés, elle ne devrait pas faiblir pour le moment. Aussi, la taxe que vient de sortir de son chapeau le gouvernement Tapura, imposant un surcoût de 1 000 % aux résidents de moins de dix ans qui veulent acheter en Polynésie, suscite la polémique. Et ce, en pleine campagne électorale, après que le Tavini a soufflé sur les braises de la protection de l’emploi local (lire l’article ici). Si le Pays affiche la volonté de « conforter la défense du patrimoine foncier des Polynésiens et contrer la spéculation immobilière venue de l’extérieur », les nouvelles mesures fiscales votées à l’unanimité par l’assemblée de la Polynésie française le 26 avril apparaissent pour certains discriminatoires. Le haut-commissaire a ainsi annoncé saisir le Conseil d’État, évoquant un « risque de rupture d’égalité devant les charges publiques que ses dispositions pourraient engendrer ». (Lire notre dossier Société « Les prix fous de l’immobilier »)

Entachés « d’erreurs de droit » et « stigmatisant une partie de la population », selon des juristes, ces nouveaux textes de loi ont fait sortir de leurs gonds tous les acteurs de l’immobilier, qui déplorent de surcroît n’avoir jamais été concertés par le Pays. Alors, les professionnels du secteur (agences, promoteurs, constructeurs…), ainsi que des particuliers ont décidé de faire front et profiter de la vague lancée par l’État : ils ont la possibilité, jusqu’au 9 juin prochain, de déposer devant la Justice plusieurs recours contre ces mesures. La profession vient également de créer la Fédération polynésienne des agents immobiliers (FPAIM) pour unir ses forces et « mettre en place une réflexion globale, un vrai projet de société ». En effet, plutôt que de crier au loup et d’agir dans l’urgence, le gouvernement ne ferait-il pas mieux de s’attaquer au vrai problème de fond : l’accessibilité à la propriété en Polynésie ? D’autant que l’inflation galopante, avec l’invasion russe en Ukraine et la « TVA sociale », fait chuter chaque jour davantage le pouvoir d’achat des ménages et les freine inexorablement dans leur rêve d’avoir une terre. C’est le rôle et la responsabilité du Pays de veiller au bien de la population, en contenant les ardeurs des grands groupes ou en préemptant, par exemple, certains terrains, avec un seul objectif en ligne de mire : offrir des aires de loisirs et des logements à TOUS les Polynésiens.

Et puisque l’on parle du bien de la population, PPM vous propose un deuxième volet sur les tensions qui existent depuis plus d’un an au dispensaire de Huahine. Souvenez-vous, le mois dernier, nous révélions le dépôt de plaintes graves suite à plusieurs décès et la circulation d’une pétition dans l’île pour réclamer le départ du taote, responsable du centre médical (lire notre précédent article). Après un audit interne et une enquête, la Direction de la Santé assure dans un courrier officiel le « fonctionnement efficace » de la structure. Pourtant, nos sources sur place et les réseaux sociaux répètent à l’envi comment « la négligence », « le retard dans la prise en charge » et « l’incompétence » de certains agents mettraient en danger les habitants (lire notre dossier Santé)Avec pour cap « un vent de liberté », c’est cette réalité crue que PPM s’évertuera de mettre en exergue dans ses colonnes, au risque de « perturber » quelque peu notre microcosme local et faire des remous. « Disruptive », Titaua Peu l’est aussi, comme le dévoile le titre de son troisième livre. Découvrez un peu plus la vahine écorchée vive à la plume talentueuse : elle revient sur son enfance et nous confie ses projets, notamment la sortie prochaine de son nouvel opus (lire notre dossier Culture). La romancière révoltée et engagée ouvre ainsi le bal d’une série de portraits d’auteurs du Fenua à retrouver tous les mois dans PPM.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, Te aroha ia rahi.

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