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Tous les vendredis, retrouvez « L’essentiel de la semaine (LEDLS) » dans PPM, pour ne retenir que le principal de l’actualité…

Le personnel de l’Éducation et du CHPF descend dans les rues de Papeete

Très remontées, les organisations syndicales avaient appelé les agents de la fonction publique à suivre le mouvement national de grève et à manifester massivement contre le projet de réforme des retraites du Gouvernement, qui prévoit de repousser l’âge légal de départ à 64 ans. L’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) avait en effet annoncé fermement qu’elle n’accepterait « aucun recul », « ni 1 jour, ni 1 mois, ni 1 an de plus ! » (lire notre précédent article).

Ce sont ainsi environ 2 000 personnes du secteur de l’Éducation qui sont descendues dans les rues de Papeete et se sont rassemblées devant le Haut-commissariat afin de manifester leur ras-le-bol. Au total, selon les chiffres donnés par la Présidence, il y a eu 2 456 grévistes, soit 59,25 % des personnels enseignants et non-enseignants. Voir tableau ci-dessous

Les fonctionnaires d’État reçus à la Présidence

Par ailleurs, le président du Pays, en compagnie du ministre des Finances et de la ministre du Travail, a reçu ensuite les représentants du syndicat CSTP-FO conduits par Patrick Galenon, dans le cadre du mouvement national de grève contre la réforme de la retraite. Ils ont rappelé l’opposition ferme des fonctionnaires d’État polynésiens à la réforme et cherché l’appui des autorités locales dans le dossier de l’Indemnité temporaire de retraite (dont la réforme en cours est pénalisante sur le montant des retraites servies), tout en soulignant que les grévistes avaient souhaité que leur mouvement ne dérange pas l’ensemble de la population. « Votre situation nous préoccupe, mais nous n’avons pas les moyens d’influer », leur a répondu Édouard Fritch. Sur la problématique de l’ITR, le Président s’est dit favorable à la solution présentée par la CSTP-FO qui consiste à « faire cotiser les fonctionnaires sur l’ensemble de leur salaire, y compris la partie indexée ». Il s’est engagé à soutenir cette proposition auprès du haut-commissaire.

Le CHPF réclame plus de personnel…

De leur côté, les agents du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) ont entamé également une grève jeudi. Entre 200 et 400 soignants et agents du Taaone ont débrayé et répondu à l’appel de l’intersyndicale du CHPF afin de négocier un nouveau budget et obtenir un protocole d’accord. Parti de Aorai Tini Hau pour se rendre devant la Présidence, le personnel hospitalier réclame notamment plus d’effectifs et des meilleures conditions de travail. En effet, malgré l’annonce du Pays du versement prochain d’une dotation exceptionnelle de 2,4 milliards de Fcfp (lire ci-dessous), cela ne suffira pas à répondre aux besoins immédiats en personnel, ni à pérenniser le budget de l’hôpital dont le déficit est évalué à plus de 4 milliards de Fcfp… « La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût », ont martelé les manifestants !

Vendredi, en début d’après-midi, un protocole d’accord a été signé

Le protocole d’accord mettant fin à la grève au CHPF a été signé vendredi en début d’après-midi, au ministère de la Santé, par le ministre de la Santé, Jacques Raynal, le ministre des Finances et de l’Économie en charge de la PSG, Yvonnick Raffin, et la directrice générale du CHPF, Claude Panero, avec l’ensemble des syndicats représentatifs ayant signé le préavis de grève.

« C’est un accord important qui engage l’avenir de la population, l’hôpital du Taaone étant le navire amiral de la santé en Polynésie française« , souligne la Présidence dans un communiqué. Et de poursuivre : « Ce protocole qui engage toutes les parties est tout à la fois un engagement portant sur l’amélioration de l’organisation, l’ajustement des moyens et une meilleure efficacité des ressources, dans un objectif d’amélioration de la performance. »

Voir ci-dessous le protocole d’accord signé entre le Pays et le CHPF :


L’astronaute Thomas Pesquet au Fenua

Le célèbre astronaute français a répondu favorablement à l’invitation lancée, l’an dernier, par des élèves de CM1 de l’école de La Mission. Cette invitation va ainsi permettre à toute l’école de vivre une expérience aussi unique qu’inattendue samedi 28 janvier ! Des rencontres entre le spationaute et les associations Coral Gardeners et Te mana o te moana, mais aussi avec le Président, sont également en cours de programmation, ainsi qu’une conférence publique.


Bagage suspect : l’aérogare évacué pendant une heure

Un bagage suspect a été repéré ce vendredi à l’enregistrement des vols intérieurs de l’aéroport de Tahiti-Faa’a, aux alentours de 12h15. L’aérogare a été évacué, un périmètre de sécurité a été mis en place, le programme des vols a été adapté, les démineurs ont été engagés. Vers 13h15, la vérification par les services de déminage ayant permis d’écarter tout risque, l’aérogare a repris son fonctionnement normal.


Comité de pilotage du Schéma d’aménagement général de la Polynésie française (SAGE)

Le Comité de pilotage du Schéma d’aménagement général de la Polynésie française (SAGE) s’est réuni mercredi dernier à la Présidence en présence du vice-Président Jean-Christophe Bouissou, du ministre de la Culture, de l’Environnement et des Ressources marines, Heremoana Maamaatuaiahutapu, du ministre des Grands Travaux et des Transports terrestres, du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Polynésie française (CESEC) Eugène Sommers, ainsi que de plusieurs maires et élus de Tahiti et des archipels.

Un bilan d’exécution du SAGE a été présenté, ainsi que la méthodologie et l’organisation proposées pour suivre la mise en œuvre et le suivi du SAGE.

Lire ci-dessous le résumé des conclusions et des recommandations :


COPIL de la convention cadre État-Pays pour le domaine de la Culture

La première réunion du Comité de pilotage (COPIL) de la convention cadre État-Pays pour le domaine de la Culture s’est tenue hier, sous la coprésidence du président de la Polynésie française, Édouard Fritch, et du Haut-commissaire, Éric Spitz.

En présence des représentants des services administratifs et des établissements publics concernés par ce partenariat, ce rendez-vous portait sur le bilan d’exécution de la convention 2017-2022 et la définition des orientations stratégiques attenantes au renouvellement de la convention pour la période 2023-2028.

Pour rappel, jusqu’aux années 2000, les établissements publics culturels locaux percevaient des crédits du ministère national de la Culture pour le développement de programmes relatifs au livre et à la lecture publique, au théâtre, ou encore à l’archéologie. Depuis la signature en 2017 de la convention cadre et l’installation d’une Mission d’appui culturel (MAC) au sein du Haut-commissariat, le secteur a pu bénéficier d’un nouvel engagement fort de l’État en matière d’accompagnement au développement de la culture en Polynésie française. Dès lors, plusieurs associations et acteurs culturels locaux, ainsi que des établissements comme Te Fare Upa Rau – le Conservatoire artistique de Polynésie française et Te Fare Manaha – le Musée de Tahiti et des îles, ont reçu directement un soutien financier de l’État pour leurs projets et/ou programmation annuels.

Pendant les deux années de Covid-19, ce soutien a été largement étendu afin de permettre aux organisateurs d’événements de proposer des actions ciblées avec les artistes. Au terme des cinq années de mise en œuvre de la première convention cadre 2017-2022, le montant total des financements alloués s’élève à plus de 240 millions Fcfp, soit 27 % du budget dédié au développement de la culture en Polynésie française.

Aujourd’hui, il est question de renforcer davantage ce partenariat en l’étendant notamment aux métiers d’arts.


Compte-rendu du conseil des ministres

Lire le compte-rendu complet du conseil des ministres du 18 janvier 2023 ci-dessous :

Avec communiqués

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