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L’épée de Damoclès qu’avait au-dessus de sa tête La Dépêche de Tahiti depuis plusieurs années a fini par tomber… Le quotidien a vu la cour d’appel de Papeete prononcer sa liquidation judiciaire ce jeudi 28 avril 2022. Encore un pan de l’information qui s’écroule en Polynésie !

La cour d’appel de Papeete vient de prononcer la liquidation judiciaire de la Société d’information et de communication (SIC), qui édite La Dépêche de Tahiti. Depuis la fermeture des Nouvelles de Tahiti en 2014, c’était le plus ancien quotidien de Polynésie. Après l’arrêt de la publication de Tahiti Pacifique Magazine en septembre dernier, c’est encore un pan de l’information qui s’écroule au Fenua ! Toute la rédaction de Pacific Pirates Média adresse des pensées amicales aux salariés de LDT et à ses confrères.

En effet, comme l’a rappelé l’avocat des anciens salariés de LDT qui ont demandé la liquidation : « On ne peut jamais se réjouir d’une liquidation qui peut entraîner des pertes d’emplois ». Cependant, pour Emmanuel Mitaranga, cette décision était « inévitable », si l’on considère « les dettes pharaoniques » qui s’élèvent à plus de 700 millions de Fcfp… Pour rappel, la SIC avait été placée en redressement judiciaire en juin 2018, puis en liquidation judiciaire en octobre 2020, avant d’être sauvée in extremis par un appel du parquet général afin de défendre le « pluralisme de la presse ».

Me Mitaranga estime que cette liquidation était « préméditée », par la société dirigée par Dominique Auroy, avec un « style de gestion fait de manière à ce que les dettes, les créances ne soient pas payées ». Et de poursuivre : « C’est une entreprise qui ne payait pas ses impôts, qui ne payait plus ses anciens salariés, qui ne payait pas ses cotisations sociales. »

« Pourquoi La Dépêche a été protégée aussi longtemps par l’État, le Pays, le ministère public ? »

L’avocat s’interroge par ailleurs : « Pourquoi La Dépêche a été protégée aussi longtemps par l’État, le Pays, le ministère public ? Une entreprise qui ne paie pas ses impôts, ses cotisations sociales, c’est illégal. Ça pose aussi une autre question qui est de savoir qui va payer maintenant les anciens salariés ? »

Un pavé dans le lagon… Nous aussi, à PPM, on aimerait bien avoir les réponses à toutes ces questions que l’on se pose depuis fort longtemps !

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