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Assises de la Transition énergétique en Polynésie : quels sont les enjeux ?

La transition énergétique est aujourd’hui incontournable et constitue un enjeu majeur pour le Fenua. En effet, la Polynésie est dès à présent confrontée d’une part, à une hausse structurelle du coût des hydrocarbures en raison d’un climat d’instabilité international et d’une raréfaction des ressources, et d’autre part aux impacts du changement climatique qui se font d’ores et déjà ressentir dans le monde entier. Pour y faire face, elle doit s’appuyer sur une transformation structurelle des modes de production et de consommation énergétique, dont les principaux leviers sont la réduction de notre consommation d’énergie, y compris dans nos modes de transports, et l’évolution du mix énergétique vers une prépondérance des énergies décarbonées.

Partant de ce constat, il devient indispensable aujourd’hui d’engager ce changement de manière à faire évoluer les modes de consommation tout en sécurisant l’approvisionnement en énergie. Tel est l’enjeu de ces Assises de l’énergie, lesquelles ont réuni différentes composantes et parties prenantes de la société polynésienne : citoyens, associations, communes, entreprises, dans l’objectif de favoriser la réappropriation des enjeux énergétiques du Fenua.

« Nous avons amorcé la refonte de notre politique publique de transition énergétique, car sans elle nous n’atteindrons pas 75 % d’énergie renouvelable dans notre mix énergétique en 2030, tel est l’objectif fixé. » a déclaré le président Edouard Fritch. En effet, le Gouvernement s’attèle désormais à définir les axes d’orientation de la future feuille de route de l’énergie 2022-2030. Cet itinéraire énergétique repose sur trois piliers fondamentaux qui comprend la décarbonation, la réduction de la consommation d’énergie et le développement des énergies renouvelables.

Pour ce faire, le Président souhaite impliquer le plus grand nombre d’acteurs et de parties prenantes afin de répondre aux objectifs ambitieux que s’est fixé le gouvernement, à savoir :

  • Atteindre 75% d’énergie renouvelable dans le mix électrique (code de l’énergie) en 2030
  • Diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2013 (conformément aux Accords de Paris sur le climat).

Ces assises se sont organisées autour de 4 tables rondes thématiques :

La mobilité : en effet 2/3 de la consommation en énergie en Polynésie est due au secteur des transports.

Les énergies renouvelables avec pour angle d’attaque le développement du photovoltaïque et plus largement, la transition d’une électricité d’origine fossile vers une électricité décarbonée.

Le sujet de la gouvernance doit être également traité. En ce sens le Président a souhaité réunir les communes et les entreprises du secteur autour d’une table ronde.

• Enfin, la 4e table ronde portera sur l’enjeu de l’empreinte carbone, appliquée au secteur de l’aménagement, de la construction et du bâtiment.

« 75 % d’énergie renouvelable en 2030, c’est extrêmement ambitieux, peut-être trop »

Le ministre des Finances et de l’Économie en charge de l’énergie, Yvonnick Raffin a clôturé cette journée en ne cachant pas que « 75 % d’énergie renouvelable en 2030, c’est extrêmement ambitieux, peut-être trop »… M. Raffin a ensuite mis en avant la tenue prochaine du sommet bleu « Blue Climate Summit » (lire l’article de Brigitte Olivier), qui permettra, dit-il, « d’éveiller les consciences et d’accompagner, sous une autre forme, cette transition énergétique par l’absorption du carbone par les océans, car ne nous leurrons pas, cela passera forcément par cette voie. C’est l’économie de demain » ; il a également rappelé l’objectif : « Nous devons poser les jalons d’une politique de souveraineté énergétique pour les dix prochaines années. Nous avons accumulé beaucoup trop de retard », ainsi que l’enjeu : « En réalité, nous sommes à l’aube d’un changement anthropologique majeur, nos comportements alimentaires, nos déplacements, notre relation avec la nature seront, inexorablement, modifiés. »

Les pirogues hawaiiennes Hōkūleʻa et Hikianalia arrivées à bon port

Arrivées le 5 mai en Polynésie après 17 jours en mer, les « va’a purua », les pirogues hawaiiennes Hōkūleʻa et Hikianalia, et les 22 membres d’équipage ont fait escale à Rangiroa, avant d’être accueillies à Tahiti samedi dernier, dans les jardins de Paofai.

C’est la huitième fois que la pirogue Hōkūleʻa emprunte cette route entre les îles Hawaii et Tahiti. Cette expédition dénommée « Kealaikahiki » s’inscrit dans la continuité de la déclaration d’unité pour la protection de l’île Terre faite par le Gouvernement de la Polynésie française et les institutions culturelles du Consortium « Ahamoananuiakea » en septembre 2019, dans laquelle les parties s’engageaient à renforcer leur coopération culturelle grâce à l’étude et l’échange des connaissances ancestrales qui contribuent à la restauration et la durabilité de l’environnement.

Ce voyage vient pérenniser les éléments tangibles du lien généalogique, culturel et océanique millénaire entre la Polynésie française et Hawaii en apportant la preuve ; d’une part de l’usage encore en cours de la route maritime traditionnelle Kealaikahiki qui relie Hawaii à sa terre d’origine Kahiki ; d’autre part de la prééminence patrimoniale pour la région polynésienne du Marae de Taputapuatea inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et de la vivacité des pratiques liées à son statut de centre traditionnel de conventions maritimes.

Pour célébrer leur arrivée, une manifestation culturelle a débuté par un himene d’accueil et la cérémonie de kava sur le marae, ainsi que des danses interprétées aux temps anciens pour accueillir les visiteurs de prestige et une remise de trophée du Gouvernement à Lehua Kamalu, capitaine de Hōkūleʻa et James Lyman, capitaine de Hikianalia. Les festivités se sont poursuivies par des chants, danses et ‘orero mettant à l’honneur les 5 archipels de la Polynésie.

Titrement des terres de Rurutu et Rimatara

Le dispositif de titrement des terres de Rurutu et Rimatara, institué par la loi du pays du 29 janvier 2020, propose la délivrance de titres de propriété aux ayants-droits qui se seraient manifestés auprès de la Direction des affaires foncières (DAF), via une déclaration unilatérale de propriété immobilière.

Les premières déclarations ont fait l’objet d’un avis de publication du 7 janvier 2021 paru au Journal Officiel de la Polynésie française le 15 janvier 2021.

Pour rappel, ce dispositif permet aux populations des îles de Rurutu et Rimatara d’obtenir un titre de propriété afin de conserver, gérer et valoriser leur patrimoine foncier.

Depuis le début de l’année, le Gouvernement a adopté 96 arrêtés portant titrement et autorisant la cession gratuite de terres sur Rurutu et Rimatara. Ces derniers ont été officialisés par la signature de 79 actes de cession lors des premières cérémonies officielles qui se sont tenues le 25 mars 2022 à Rurutu et le 11 avril 2022 à Rimatara.

Ainsi, ce sont 204 terres qui ont été cédées gratuitement à la population de ces îles. A terme, il s’agit de céder 2307 terres.

Dans cette continuité, le Pays poursuit cette procédure de titrement ainsi, lors du Conseil des ministres de ce jour, ce sont 38 arrêtés visant à titrer 61 terres sises à Rurutu qui ont été adoptés. D’autres arrêtés seront présentés dans les semaines à venir.

Compte-rendu du conseil des ministres

Découvrez l’intégralité du compte-rendu du conseil des ministres du mercredi 11 mai ci-dessous :

Festival Ono’u : du street-art pour la protection des océans

La particularité de cette 8e édition, qui se tient du 10 mai au 5 juin, à Tahiti et Makatea ? Peindre 3 000 m2 de fresques murales exclusivement dédiées à la protection des océans, la préservation de la biodiversité et aux légendes polynésiennes.

Le programme détaillé ci-dessous :

Cancérologie : les médecins du Fenua formés par des experts

Sept experts en cancérologie de l’Institut Gustave Roussy (IGR) sont au Fenua durant une semaine, afin de former les médecins sur les nouvelles avancées dans la prise en charge du cancer, notamment sur la médecine personnalisée. Ils sont également présents pour renforcer le partenariat déjà existant aujourd’hui entre l’IGR et le pays. Cette collaboration a pour but d’améliorer la prise en charge des patients polynésiens, au plus proche des standards de prise en charge de Métropole, notamment pour les cancers rares ou de prise en charge complexe.

L’Institut Gustave Roussy est le premier et plus grand centre de lutte contre le cancer d’Europe appartenant au réseau Unicancer où un grand nombre de Polynésiens partent en évasan. L’Institut du Cancer de Polynésie française (ICPF) fait également partie du réseau Unicancer, un partenariat fort qui inscrit l’institut en tant que premier Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC) dans le Pacifique.

Assemblée de la Polynésie française

Cinq textes ont été adoptés lors de la troisième séance de la session administrative.

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Fin de l’obligation du port du masque dans les transports collectifs

Au regard de l’évolution favorable de la situation sanitaire sur le territoire et afin de poursuivre la levée progressive des mesures de protection sanitaire, le haut-commissaire a pris un arrêté du 9 mai 2022, permettant de lever l’obligation du port du masque dans les transports collectifs (avions, bus, bateaux) en Polynésie française.

Pour rappel, le port du masque avait été précédemment levé dans les espaces extérieurs, dans les lieux, établissements et activités ouverts au public, ainsi que dans l’enceinte des aéroports et des gares maritimes. Le port du masque reste obligatoire dans les établissements de santé et fortement recommandé pour les personnes positives, les cas contacts à risque, les personnes symptomatiques et les personnes fragiles.

Avec communiqués

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