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Après la conférence de presse organisée par le sénateur Teva Rohfritsch suite aux propos d’Oscar Temaru (lire notre article), le parti indépendantiste en remet une couche. C’est la rentrée politique !

« Appeler la solidarité nationale n’est pas mendier mais relève de l’égalité et de la fraternité au sein de la République. » En réponse aux propos du président du Tavini au sujet des 477 millions obtenus de haute lutte par les sénateurs Tapura.

« Il y a un adage qui dit, ‘on ne change pas une équipe qui gagne’. Qu’est-ce qu’on fait quand elle perd ? Il faut peut-être se remettre en question ». En avertissement au Président du Tapura qui ne s’est toujours pas remis de leur débâcle électorale aux dernières législatives.

Après les écoliers, notre sénateur, ex-ministre de l’Économie fait sa rentrée en renvoyant dans leur quatre mètres ses détracteurs politiques.

Mendicité où fraternité républicaine ?

Quand la fraternité républicaine se résume à une peau de chagrin, « même pas la moitié d’un milliard » pour reprendre les propos du président du Tavini qui affectionne les symboles, elle est à l’image de ce quidam au sortir du marché le dimanche les sacs remplis de nourriture offrant généreusement ses dernier tota à la main tendue du premier SDF installé aux abords de la mairie de Papeete.

Une peau de chagrin, voilà ce dont s’enorgueillit notre élu national.

C’est toujours mieux que rien, mais quand cette manière de faire est érigée en combat politique, elle a de quoi laisser sceptiques les plus avisés d’entre nous.

L’important est-il de continuer de s’ingénier à faire des courbettes à Paris pour espérer plus de la France, ou de poser clairement les enjeux auxquels nous devons faire face pour construire une nation qui s’inscrit dans son environnement géographique sans attendre que toutes les solutions arrivent de l’autre côté de la planète ?

Edouard Fritch ? Il fait l’autruche.

Teva souhaite que ça bouge, il lui faut des boucs émissaires… pour qu’il puisse placer ses pions et rester dans la course à la succession d’ici 5 ans.

Son idée ?

Reprendre celle d’Oscar en misant sur la jeunesse à l’image de nos deux jeunes députés qui ont brillamment réussi à relever le débat politique en expliquant clairement en quoi le processus de décolonisation réclamé depuis plus de 40 ans par le leader du Tavini était la garantie d’un avenir prometteur pour les générations futures.

Il analyse la défaite du Tapura sous le seul angle du vote sanction en omettant volontairement que l’exploit réalisé par Tematai Le Gayic sur la première circonscription tient surtout du fait qu’une grande partie de l’électorat s’est identifié à une personnalité porteuse d’une vision et d’un espoir pour la jeunesse.

Ce qui a toujours manqué dans le camp des autonomistes, qui malgré les leçons de l’histoire persistent à croire que sans la France nous sommes tous morts. »

Communiqué du Tavini

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