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La lecture du livre du professeur Bruno Saura, « Des Tahitiens, des Français (tome 2), Essai sur l’assimilation culturelle en situation coloniale consentie » (éditions Au Vent des îles, 2021) a provoqué de nombreuses réactions diverses, que ce soit chez les Polynésiens ou chez les popa’ā, et m’a conduite à réfléchir sur ce terme de « situation coloniale consentie ».

Le professeur Saura précise qu’il emploie « très librement » le terme de « situation coloniale » (page 38), après avoir précisé (page 37) que le terme « colonial » n’a rien de nécessairement agressif ou suranné, il ne se réduit pas aux clichés du casque colonial et du temps – passé – des colonies »… Pourtant, colonisation il y eut, elle est ancrée dans la mémoire du peuple polynésien et n’est pas sans retombées actuelles. Peut-on vraiment dire dans ce contexte que cette « situation coloniale » est consentie ?

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