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Le verdict est tombé dans la matinée : le maire de Tumaraa a été condamné par le tribunal correctionnel mais il écope de condamnations bien moins sévères que ce qu’avait demandé le parquet et échappe au pire…

 

Alors que le parquet avait requis contre Cyril Tetuanui, le maire de Tumaraa (Raiatea) et président du Syndicat pour la promotion des communes (SPCPF), un an de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité et l’interdiction définitive d’exercer toute fonction publique, les condamnations actées ce matin par le tribunal correctionnel sont beaucoup plus clémentes.

Pour rappel, l’édile était poursuivi dans pas moins de trois affaires. Il était tout d’abord soupçonné de détournements de fonds publics, faux et usage de faux dans le cadre de l’opération de bétonnage de servitudes de sa commune dont les travaux ont été subventionnés par la Polynésie française et l’État mais non jamais été achevés. Le maire de Tumaraa devait également s’expliquer sur des faits de harcèlement moral à l’encontre du directeur des services techniques. En outre, il avait à répondre à la barre quant à l’utilisation du bateau des sapeurs-pompiers à des fins personnelles. Des accusations lourdes dont PPM s’est fait le relais avec force documents à l’appui (lire notre dossier).

Des délibérations plutôt clémentes 

Dans la première affaire, la plus importante, le tavana a écopé finalement de six mois de prison ferme. Par ailleurs, il a reçu une amende de 300 000 Fcfp, tandis que sa commune devra indemniser le Pays pour le « trop perçu » d’environ 17 millions de Fcfp.

Pour le harcèlement, il a été condamné à six mois de prison avec sursis, à deux ans d’inéligibilité et à verser 400 000 Fcfp de dommages et intérêts à son ancien directeur technique. Son avocat envisage de faire appel.

Enfin, dans le dernier dossier, une simple amende de 250 000 Fcfp lui a été réclamée.

Pour résumer, M. Tetuanui ira bien en prison, mais il échappe ainsi au pire, à savoir une interdiction à vie d’exercer une fonction publique…

Sans surprise, son conseil n’a pas caché sa satisfaction à l’issue du délibéré, se félicitant de « l’indépendance » du tribunal correctionnel et considérant que « les réquisitions étaient d’une sévérité sidérante ».

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