Ce mois-ci, Carole Atem nous offre un joli poème, qui célèbre le retour de Matari’i i ni’a.
Abondance
Quand la tornade aveugle emporte mon esprit,
Vers un désert sans nom où je ne suis personne,
Et qu’en lieux inconnus l’horizon s’engloutit,
Écrasé par le vide où mon cœur tourbillonne,
La nature m’accueille en son sein formidable.
Par des chemins empreints d’une douce âpreté,
Je reviens habiter le silence ineffable.
Alors je me souviens que je suis liberté.
J’ai cueilli des diamants sur une fleur de neige
Au creux d’une orchidée en robe de soleil.
Le monde s’est ouvert comme un vibrant arpège ;
Dans un déferlement de bonheur sans pareil,
L’amour a embrasé chaque grain de lumière,
Source de réconfort pour une vie entière.
