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« Sonnets en liberté » est le premier recueil de poèmes de Carole Atem. Elle y célèbre la nature et ses pouvoirs, la splendeur du monde et de son pays. L’ouvrage est d’ores et déjà en vente à la librairie Odyssey. Par ailleurs, l’auteur présentera et dédicacera son livre le jeudi 24 avril, entre 11h et midi, au Salon du livre de Mahina, à la Pointe Vénus.

En choisissant la forme du sonnet français, sa musique et ses silences, l’auteur rend un double hommage à la culture classique et à la vie insulaire. Au gré d’une poésie ludique qui explore les couleurs, les textures et la lumière, ce recueil cultive l’émerveillement et l’espoir de cheminer, au-delà de la souffrance et de la séparation, vers la renaissance et la joie.

Carole Atem est maître de conférences en langue et littérature françaises à l’Université de la Polynésie française, docteur en littérature du XVIIe siècle de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, et agrégée de lettres modernes. Elle écrit également dans nos colonnes, alimentant notamment la rubrique « Culture / Arts et littérature ».

Outre ses activités d’enseignant-chercheur, elle est aussi musicienne, pianiste et chanteuse.

Sonnets en liberté (Association Tā’atira’a Parau, avril 2025)

Structure

Le recueil est composé de 31 poèmes, tous des sonnets en français, complétés par des illustrations, qui sont des photographies réalisées par l’auteur. Le choix du sonnet est un hommage à l’une des principales formes traditionnelles de la poésie classique, diffusée historiquement en France par les grands poètes comme ceux de la Pléiade au 16e siècle, puis au 19e siècle Victor Hugo, Baudelaire ou Mallarmé.

Musicalité et jeu

Comme l’indique le terme lui-même, le « sonnet » est fortement lié à la musique (à l’origine, la littérature poétique était d’ailleurs chantée et accompagnée par des instruments de musique). Le choix du sonnet comme moyen d’expression contemporain est l’occasion pour l’auteur de jouer à se conformer aux contraintes formelles strictes du genre : strophes, vers, rimes régulières, rythmes, images et sonorités. Mais ce jeu sur la musique des mots vise surtout à faire ressentir le sentiment de liberté et de partage qui peut naître du plaisir de la langue française.

Inspiration autobiographique

Ces poèmes, d’inspiration autobiographique, ont pour thèmes la puissance de la nature, la beauté du monde, mais aussi la souffrance et la confrontation à la mort. Le recueil exprime surtout la conviction que l’amour et l’émerveillement ont le pouvoir de soigner les blessures causées par la séparation. Dans les textes comme dans les photographies, l’auteur célèbre la manière dont le contact personnel avec la splendeur de la nature peut faire émerger un espoir de renaissance et de libération. Le sonnet dans sa forme même évoque le pouvoir de la musique et des arts, qui peuvent aider à renouer avec la joie d’être en vie, en dépit des tragédies de l’existence.

Originalité

Le choix de la forme brève et dense du sonnet a aussi pour but de souligner l’importance des silences dans ce cheminement vers la liberté. Le respect des codes de cette forme ancienne est donc un parti pris. Il s’agit d’une démarche inédite en Polynésie française, puisque c’est la première publication d’un recueil entièrement composé de sonnets français par un écrivain tahitien. L’auteur s’y attache d’ailleurs à entremêler les deux faces de son héritage culturel : ses racines insulaires et continentales, son patrimoine affectif, esthétique et intellectuel local et classique.

L’ouvrage cultive un lyrisme impersonnel, qui cherche en priorité à créer un lien avec le lecteur, et à engendrer chez ce dernier le sentiment d’une expérience partagée de joie et de paix.

En vente à Odyssey

Présentation et dédicace le jeudi 24 avril 2025, entre 11h et midi, au Salon du livre de Mahina, à la Pointe Vénus.

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