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On pouvait croire avoir tout vu en matière scolaire, depuis l’annonce que notre Fenua irait chercher, en Bretagne, au pays des druides et des brumes finistériennes, son modèle d’enseignement. Nous nous étions étonnés qu’on ne cherche pas à construire, pour aboutir, un jour, à la totale souveraineté, une école tahitienne du soleil et des nuits australes. Mais on imagine que les responsables pensaient que les Polynésiens n’avaient pas suffisamment de cervelle pour fabriquer cette école sans laquelle il n’y aura ni autonomie, ni identité, ni souveraineté.

On pouvait croire avoir tout vu quand on apprit que la pédagogie serait, pour l’essentiel, une « immersion » dans des lieux de plongées sociales, comme quand on va en Nouvelle-Zélande pour apprendre l’anglais, afin de s’imprégner des langues locales pour qu’elles redeviennent « maternelles ». On ne voyait pas clairement où étaient ces lieux d’immersion, ni quelles personnes, devenues brusquement pédagogues, pouvaient tremper les écoliers dans des bains linguistiques corrects. Et nous avons gentiment ironisé, disant que ces « piscines linguistiques » risquaient de rester vides et les enfants-nageurs, d’être sans eau …

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