L’État et le Pays ont validé un plan d’investissement de 14,9 milliards de Fcfp pour moderniser les infrastructures de la Polynésie française. Entre projets routiers, portuaires, aéroportuaires et soutien à l’éducation, ce programme marque un engagement fort en faveur du développement et de la transition écologique.
Réunis à Papeete, le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, Éric Spitz, et le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, ont officialisé la programmation de plusieurs dispositifs de financement majeurs. Parmi eux, la Dotation globale d’investissement (DGI), le Contrat de développement et de transformation (CDT) 2024-2027, et la convention 2025-2027 du Troisième instrument financier (3IF).
Une enveloppe conséquente pour les infrastructures essentielles
Ce plan d’investissement prévoit le financement de 43 projets pour un montant global de 14,9 milliards de Fcfp, dont 9,1 milliards pris en charge par l’État (soit plus de 61 %). Parmi les priorités :
- 6,1 milliards par an pour les infrastructures via le 3IF, notamment pour les routes, les ports et la protection contre les eaux.
- 2,6 milliards dédiés aux projets du CDT sous maîtrise d’ouvrage du Pays en 2025, avec un total prévu de 10,7 milliards sur la période du CDT.
- Près de 300 millions pour les projets de la DGI, principalement en faveur de l’éducation.
L’un des axes stratégiques du programme concerne les Jeux du Pacifique 2027, un événement sportif d’envergure dont la préparation nécessite d’importantes infrastructures. Un quart de l’enveloppe du CDT sera ainsi alloué à la construction et à la modernisation d’équipements sportifs, conformément aux engagements pris par l’État et le Pays lors de la signature du CDT en juin 2024.
Modernisation des infrastructures aéroportuaires et engagement écologique
La nouvelle convention pluriannuelle du 3IF (2025-2027) prévoit 8,7 milliards de Fcfp par an pour la modernisation des infrastructures de transport, avec une contribution de l’État à hauteur de 70 %. Cette année, une partie de ces fonds sera consacrée à la rénovation des aérodromes des îles Tuamotu-Gambier (Manihi, Arutua, Kauehi et Totegegie-Gambier).
Pour la première fois, l’accord intègre une dimension écologique avec cinq projets « verts » retenus par le Pays : deux initiatives visant à encourager la marche et réduire les émissions de CO², et trois projets de protection des berges de rivières à Tahiti contre l’érosion.
Un partenariat État-Pays renforcé
Depuis 2011, cette collaboration entre l’État et le Pays a permis de financer près de 890 projets d’infrastructure pour un total de 120 milliards de Fcfp, illustrant un engagement durable en faveur du développement de la Polynésie française.
Dans le domaine de l’éducation, un projet de reconstruction des cuisines pédagogiques et du pensionnat du collège de Ua Pou a été retenu, garantissant ainsi une mise aux normes des installations scolaires.
Avec ces nouveaux investissements, le gouvernement polynésien et l’État français affichent leur volonté de renforcer les équipements structurants du territoire tout en prenant en compte les défis environnementaux et économiques de demain.
Avec communiqué
