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Le calendrier fixé par l’ancien ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, semblait intenable, les discussions, notamment avec le camp indépendantiste, étant à l’arrêt. Jean-François Carenco a confirmé, hier soir à nos confrères de la chaîne Caledonia, que le référendum de projet, destiné à proposer un nouveau statut aux Calédoniens ne serait pas tenu en juin 2023.…

Pas une surprise, mais plutôt une confirmation. Quelques jours avant l’arrivée du ministre, le haut-commissaire, Patrice Faure, s’était exprimé sur l’objectif de proposer un référendum de projet aux Calédoniens en juin 2023. « La date est, de mon point de vue, un peu flexible. Pour moi, c’était un guide, pas une obligation. Il n’y a rien dans la loi qui nous y oblige, c’est un but auquel il faut tendre, avait-il exprimé au micro de RRB. La date peut être décalée voire avancée. La discussion reste ouverte sur tout. Il faut donc se presser, mais pas se précipiter. La date de juin 2023 n’a pas été remise en cause mais, si elle l’était, je ne suis pas sûr que ce soit très grave. »


Jean-François Carenco : « Le référendum de projet en 2023 est une évidence »

Ce mardi matin, en visite dans le Nord, le ministre des Outre-Mer a précisé son propos concernant le report du référendum de projet prévu au mois de juin qui devrait être repoussé.

Actuellement en déplacement en province Nord, le ministre est revenu sur ses propos tenus sur le plateau de Caledonia lundi soir, expliquant que le référendum de projet ne pourrait être tenu à la date initiale. « Je ne crois pas qu’il y ait un référendum de projet en juillet/septembre 2023 », assurait-il alors.

Vidéo de son intervention

Cette déclaration avait soulevé ce mardi matin quelques interrogations dans le camp des non-indépendantistes. Les propos sont différents ce matin.

« Que cela change-t-il s’il se déroule entre juillet et septembre ? »

« L’engagement de l’État, c’est qu’il y aura un référendum de projet en 2023. Je ne l’ai pas remis en cause, au contraire. Je veux que ce soit un référendum consensuel, avec un projet, a finalement expliqué Jean-François Carenco avant sa rencontre avec les élus de la province Nord. On a pris huit mois de retard avec les élections. Ce référendum de projet, il a toujours été question qu’il ait lieu. Je regrette un peu que l’on se soit mal compris. Il n’y a aucun sujet là-dessus. Que cela change-t-il [s’il se déroule, NDLR] entre juillet et septembre ? Je n’en sais rien, c’est vous qui le direz. Le référendum de projet est une évidence, je viens pour ça. »


Calédonie ensemble soutient l’action engagée par Jean-François Carenco

Après les Loyalistes, c’est au tour de Calédonie ensemble de s’exprimer sur la date, a priori repoussée, du référendum de projet soumis au vote des Calédoniens.

Calédonie ensemble a tenu à réagir aux déclarations de Jean-François Carenco et à apporter son soutien « en toute responsabilité » à l’action engagée au nom du gouvernement de la République.

Le parti non-indépendantiste rappelle que « eu égard au contexte, le calendrier ne pourra être tenu, et nous en avons fait état lors de notre conseil politique le 8 septembre ».

« Une seule dead line juridique, mai 2024 »

« Tout le monde le sait et le président de la République l’a lui-même indiqué lors du dîner de travail qu’il a tenu avec les parlementaires des départements d’Outre-mer le 7 septembre où il a annoncé qu’une « fenêtre pour une réforme constitutionnelle était ouverte pour fin 2023, début 2024 » pour la Nouvelle-Calédonie, dont les DOM pourraient également en bénéficier » écrivent les responsables dans un communiqué. La seule dead line juridique et politique pour la Nouvelle-Calédonie, c’est mai 2024, terme de l’ultime mandat des membres des assemblées de province tel que prévu par l’accord de Nouméa. »

D’abord le consensus local, puis national

D’ici là, indique Calédonie ensemble, tout devra être fait pour arriver à construire entre l’État, les indépendantistes et les non-indépendantistes, le consensus local préalable nécessaire « au consensus national que le Parlement, réuni en Congrès à Versailles, devra consacrer lors de la modification de la Constitution de la République française à la majorité des 3/5e. Le peuple calédonien sera ensuite consulté sur le projet proposé par voie référendaire. C’est dans cette perspective constructive que Calédonie Ensemble, ses élus et ses parlementaires, entendent inscrire leur action ».

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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