Au début de mes aventures dans le Pacifique Sud, dès 1975, mes photographies allaient prendre une plus grande importance, toujours dans les exercices de « peopleries » donc, toujours aussi simplistes, je le reconnais.

Un aventurier chanteur que j’avais rencontré à un spectacle des « Osmonds Brothers » à Cambrai arriva un jour en Polynésie, pour sa première escale au Fenua. Nous étions en 1977. Il vivait à bord de son Banana Split. J’allais faire mes images avec son accord et devenir copain, même ami presque, avec lui. Avec ce « globe flotteur », encore et toujours aujourd’hui, cinquante ans plus tard, on correspond toujours. Je l’avais déjà croisé au marché aux puces de Saint-Ouen, quelques années plus tôt, en France. Sa chemise à fleurs était de mise et le lieu de ses achats, peut-être, je ne lui ai jamais demandé depuis.
Plus tard, à Tahiti, un article relatant notre rencontre au Fenua m’avait défini comme un photographe sympa, toujours en quête, sur les quais de Papeete, d’une image à transformer en reportage. Ces paroles sont d’Antoine ? Enfin, je le crois encore. Lors de ce premier accostage, car il y revint souvent depuis, je lui avais joint à ses côtés, une Miss Tahiti, ce qui deviendra mon habitude, pourquoi pas, pour quelques photos, avec en plus, ma chère femme Maïté.

L’amour et un premier film…
Antoine y est revenu en vacances quelquefois, il y découvrit l’amour et y tourna son premier film, édité en cassettes tout d’abord, puis en DVD ensuite, avec, pour la première production, des ventes qui sont allées jusqu’à 150 000 exemplaires. Alors, la Warner Bros, qui en était l’éditeur et le distributeur, demanda à Antoine, le chanteur-navigateur-ingénieur, d’en réaliser presqu’une vingtaine ! Et lorsque l’on est vendeur de ces quantités de cassettes et de DVD, autant et même plus que les films édités de Clint Eastwood – oui c’est notre ami le chanteur qui m’en avait parlé – eh bien, la production donne le feu vert…

Des îles ensoleillées de Guadeloupe et de Martinique aux îles dans les glaces de Montréal, c’est lui-même, Antoine, qui travailla sur ce projet pendant de très nombreuses années. Et ses éditions personnelles de livres, ponctuées de quelques minutes d’images qui ont illustré les émissions de Michel Drucker, furent une belle réussite médiatique et financière pour Antoine, qui est resté donc mon ami depuis, et ça je vous l’ai déjà dit. D’ailleurs, dans Planète Actualités, un magazine que j’avais créé dans les années 2000, j’avais écrit un superbe sujet sur DVD du Japon, l’une de ses dernières productions ; il m’en avait envoyé les détails et visuels, que j’avais mis en page, avec la plus belle présentation qui fut.
(Photo mise en avant : ©Christian Pinson)
