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Dick Bailey ne s’ennuie jamais. Quand le patron du groupe PBSC (les hôtels Beachcomber et le Brando) est frappé par l’immobilisme de la crise Covid, il active ses réseaux et discute avec les plus grands scientifiques de la planète du réchauffement climatique et de l’avenir du grand Pacifique. Fatigué des blablas, selon ses propres termes,…

Le nerf de la guerre

Car il est là l’enjeu : c’est bien d’avoir des idées, et il y en a, mais c’est mieux de les réaliser et pour cela il faut de l’argent, beaucoup d’argent et qui pourrait en rapporter encore plus. Et Dick Bailey a le carnet d’adresses qu’il faut. Ami du prince Albert de Monaco dont on connaît l’engagement en matière d’écologie, il obtient son accord pour qu’il accepte de parrainer le Blue Climate Summit (BCS) qui se tiendra du 14 au 20 mai, sur le navire Paul Gauguin. À bord, 250 invités prestigieux. Des scientifiques, comme des investisseurs, afin de créer une synergie entre le monde des idées et celui de l’argent.

L’ambition est immense : faire de la Polynésie la première destination touristique au monde décarbonée. C’est-à-dire que chaque empreinte carbone produite par un touriste soit compensée par une action en faveur de l’environnement (un arbre planté, un panneau solaire installé…). Ce n’est d’ailleurs pas sans arrière-pensée que Dick Bailey a pensé, conçu et finalement réalisé le Brando. Cet hôtel, dont les systèmes de climatisation, de traitement des eaux usées, de gestion des déchets ne produit aucune pollution est en fait la vitrine de ce que l’homme d’affaires souhaite présenter à des groupes d’investisseurs intéressés par la lutte contre le réchauffement climatique, ou conscients du nouvel engouement des populations pour ces technologies d’avenir.

L’Océan au cœur du BCS

Dick Bailey a souhaité associer les populations du grand Pacifique à ce sommet. Leur conception d’une mer matrice dont le potentiel est inconnu, d’une sorte d’organisme vivant et protecteur ne pourra qu’enrichir les débats avec les scientifiques présents. Ceux-ci présenteront des projets réalisables rapidement dans les domaines de l’énergie, des transports, des ressources exploitables sans danger (énergie thermique, houle, etc.), et de la pêche, tout en écoutant des navigateurs, des conseillers culturels, des experts du Rahui et des savoirs traditionnels liés à l’Océan.

Tout ceci en présence d’investisseurs qui ont compris que le tourisme durable est la seule voie d’avenir en ce domaine.

Exploration VS Exploitation

Avec ce sommet, le patron du groupe PBSC ne cache pas non plus son désir de voir les dirigeants du Pays se prononcer sur l’exploration des fonds marins. Emmanuel Macron s’est déclaré en faveur d’une telle initiative, car la tentation est grande d’examiner les potentielles ressources d’un territoire français de 5 millions de kilomètres carrés. Les terres rares, les gisements de pétrole, les potentielles avancées en matière de santé que promet l’océan sont autant de facteurs attractifs pour un pays comme la France.

Mais ce sommet est aussi organisé pour prévenir et sensibiliser : l’exploitation ne pourrait se faire qu’avec l’accord plein et entier des populations et dans le strict respect de leurs intérêts et de celui de la préservation de l’environnement. L’océan Pacifique ne peut plus être une zone d’essais comme ce fut le cas avec le Centre d’expérimentation nucléaire. Au gouvernement local maintenant et grâce aux éclairages des scientifiques de prendre position à l’issue du BCS.

Les compensations

Évidemment, faire venir et promener sur le Paul Gauguin 250 congressistes n’est pas sans incidence sur l’environnement. C’est la raison pour laquelle le Blue Climate Summit sera compensé par deux actions.

La première concerne le centre Atitia de Moorea qui sera entièrement équipé de panneaux solaires pour son fonctionnement, la seconde sera réalisée à Bornéo pour la préservation d’une mangrove dans un endroit regroupant des fermes fonctionnant en permaculture.

Et quid de la population ?

Des points de presse seront organisés chaque jour sur l’avancement des travaux et diffusés à l’ensemble des médias du pays. Des expositions seront organisées sur le front de mer et au Parc Paofai (voir communiqué officiel du BCS ci-dessous) et un grand concert gratuit sera proposé à Toata.

Il réunira des artistes locaux et internationaux, dont Richard Marx et deux groupes hawaiiens. La présence de Norah Jones n’est pas confirmée, mais elle a fait part de son souhait de participer à cet évènement si son emploi du temps le permet.


Un sommet mondial en Polynésie pour combattre le réchauffement climatique grâce à l’Océan

Objectif, missions et programme, lire ci-dessous pour tout savoir sur l’événement :

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