LIBRE OPINION – La rédaction de PPM partage avec ses lecteurs une tribune envoyée par l’un de ses abonnés au sujet de la non-participation des Polynésiens aux Jeux paralympiques.Et vous, qu’en pensez-vous ? Vous aussi, exprimez-vous librement et commentez l’actualité d’ici ou d’ailleurs ! Envoyez-nous vos réactions à l’adresse suivante : pacific.pirates.media@gmail.com
« J’ai répondu le 29 août à un article paru le 27 août sur Radio 1 à propos du handisport en Polynésie française (lire l’article). Vous posiez la question à Henriette Kamia sur les raisons pour lesquelles la Polynésie ne fournissait pas d’athlètes handisport aux Jeux paralympiques de Paris.
La présidente de la Fédération polynésienne des sports adaptés et handisport vous répondait que la « stratégie » de la fédération valorisait plus la pratique de masse que le haut niveau « contrairement à la Nouvelle-Calédonie qui ne s’occupe que des champions ». Sans citer d’autres arguties ridicules !
C’est un déni honteux de la situation réelle du sport handicap en Polynésie !

La fédération Handisport ne s’est jamais donné les moyens matériels, financiers et d’encadrements pour développer une pratique sportive pérenne et régulière auprès des handicapés dont elle a la charge !
J’ai plusieurs fois dénoncé cet état de fait, proposé des solutions, notamment la pratique inclusive en EPS aux collèges, lycées et écoles primaires avec les moyens techniques et matériels indispensables.
En mai 2023, j’ai été invité à participer au COLLOQUE HANDI-CAP 2023 qui s’est déroulé à l’Université de la Polynésie française du 22 au 26 mai. J’y ai présenté devant un public intéressé des propositions réalistes, inspirées de ce qui se fait ailleurs avec sucés…
A l’issue de ce colloque, le Vice-Rectorat m’avait invité à développer un projet auprès des enseignants en EPS…
A ce jour, rien n’est mis en place !
Seule la piscine municipale de Tipaerui s’est mise aux normes d’accessibilité pour les Personnes à Mobilité Réduite ; malheureusement, la natation ne se développe pas, faute de stimulations (la natation demande une grande motivation au début de sa pratique), des moyens de déplacements et d’un projet d’encadrement avec les cadres très compétents de la piscine…
Par ailleurs, l’accès aux pratiques sportives de loisirs ou de compétitions pour les personnes handicapées dépend essentiellement de leur situation économique !
Après l’acquisition d’un handicap, RIEN n’est existant pour stimuler, encourager, faciliter ou aider les améliorations nécessaires en Polynésie pour rendre le handicap acceptable dans une intégration sociale. »
Cordialement,
Jacques BEY-ROZET
Ancien Conseiller des APS au Service de la Jeunesse et des Sports
Paraplégique suite à un Accident du Travail
