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Si nous ne vivions qu’une accélération de la vitesse, ce ne serait pas trop grave et nous pourrions, en suant beaucoup, nous y faire. Mais nous vivons aussi un vrai n’importe quoi, en matière de politique, certes, mais en matière d’éducation et de scolarisations diverses, aussi.

Il ne se passe pas une semaine sans que telle ou tel, d’ici, de là-bas, nous propose une « vision » dans ce domaine, dont on se demande s’il s’agit d’une plaisanterie, d’une fantaisie de fin de semaine, d’une mode soudaine, d’un mélange de genres puisqu’enfin on mixte, sans retenue,  le SMS et l’écrit littéraire, la chanson et la pirouette sportive, le pédagogique et la peinture des murs des écoles, la gestion et l’innovation, la publicité, le fait divers et l’information, le patrimoine culturel et la culture qui s’élabore, le poétique et la joliesse, le sentiment et le sentimentalisme, l’apprentissage des savoirs et celui des savoir-faire, la  bouffe et la nutrition,  le tout au nom de la grande fête permanente des partages,  du ludique, des plaisirs du paradis sur terre que serait, paraît-il, Tahiti. Ceux qui vivent dans les vallées ne disent mot, s’abstiennent, ou pratiquent des rituels ancestraux, ou des prières quotidiennes dont l’immense vertu est de calmer, de compenser l’injustice, les manques. Ces prières qui sont aussi des résiliences …

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