José Manuel Alonso Ibarrola, né à Saint-Sébastien (Pays basque, Espagne), nous a quittés il y a quelques jours, à l’âge de 90 ans. Journaliste et écrivain, il s’était fait connaître par ses œuvres littéraires et ses récits de voyages, qui avaient fait de lui une vraie référence auprès de journaux espagnols tels que El País, La Vanguardia, etc.
Ses livres París, Nápoles, India mía, No se puede decir impunemente « te quiero » en Venecia (On ne peut pas dire impunément « je t’aime » à Venise), Viajes para mitómanos (Voyages pour mythomanes), et Tahití y sus islas (Tahiti et ses îles) étaient le fruit de ses voyages.
C’est celui-ci qui fut le premier livre-guide édité en espagnol sur les îles de la Polynésie française. Mon cher ami José Manuel qui vient de décéder est sans aucun doute l’auteur qui a le plus développé la promotion des mythiques et exotiques îles de l’océan Pacifique. Il a non seulement voulu faire connaître ces îles pour le tourisme, mais s’est aussi intéressé à l’histoire et à la culture tahitienne.
En tant que scénariste, il a participé au documentaire « Domingo de Bonechea » (série télévisée « Les Basques en Amérique ») de Euskal Telebista, réalisé en 1992.
C’est grâce à lui que fut posée une plaque à la mémoire de ce marin, Domingo de Bonechea, à l’église Maria No Te Hau de Tautira en souvenir de la présence espagnole dans les années 1772-75.

Il avait été invité à Tahiti en janvier 1995 par Mgr Michel Coppenrath et par Mgr José Capmany, évêque des Œuvres Missionnaires Pontificales, pour la commémoration du 220e anniversaire de la première messe célébrée sur cette île. Depuis lors, il avait toujours maintenu le contact avec des personnes vivant à Tahiti, telles que les professeures Annie Baert, Sharon Hellemont ou Tehere Chaves, qui lui rendaient fréquemment visite lors de leurs voyages à Madrid.
Ibarrola avait participé à plusieurs événements culturels et touristiques, lors desquels il rappelait chaleureusement son séjour dans ces îles — lointaines, mais proches dans son cœur.
Je crois sincèrement que nous venons de perdre un grand ami, dont les connaissances encyclopédiques lui avaient non seulement permis de développer un remarquable travail journalistique, mais aussi de diffuser la présence espagnole dans ces îles de la Mer du Sud, en y ajoutant des précisions historiques.
Qu’il repose en paix.
Texte : Francisco Mellén Blanco
Photos : Annie Baert
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Note de la rédaction :
Toutes nos condoléances à sa famille.
José Manuel Alonso Ibarrola avait rédigé un article sur la tombe de Bonechea dans Tahiti Pacifique n° 242 de juin-juillet 2011 (pp. 15-18).
