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Le 20 octobre dernier, à l’Assemblée nationale, le jeune député Tematai Le Gayic a suscité l’hilarité des rares ministres et parlementaires présents. Les rires et sourires ont été interprétés comme une forme de mépris à l’égard d’un représentant de l’Outre-mer. Critique un peu exagérée quand on sait qu’après plus d’une heure de débats soporifiques et déconnectés des réalités, l’intervention d’un novice de la politique, avec une fraîcheur inhabituelle dans l’hémicycle, avait détendu l’atmosphère.

Il faut savoir aussi que les reproches adressés à ceux qui avaient souri ont été formulés par des députés qui n’étaient pas présents lors de la prise de parole de notre représentant. La secrétaire d’État à la jeunesse a évoqué « des sourires soulagés car enfin nous avons entendu un propos clair, franc et sans polémique ». Mais de quoi fut-il question ? Il s’agissait pour le député de constater l’impasse dans laquelle se trouvait le Gouvernement ne disposant que d’une majorité relative et contraint d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution qui permet de faire adopter un texte législatif, sauf si l’opposition (en fait les oppositions) déposait une motion de censure qui recueillerait une majorité. Ceci est fort improbable du fait que les oppositions sont actuellement incapables de concevoir une position commune dans la critique du Gouvernement. Entendre que le 49.3 est une atteinte à la démocratie est exagéré. Ce genre de critique est repris par des groupes qui sont encore plus minoritaires que le groupe qui soutient le Gouvernement …

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