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Indéfini, s’avère le statut du « SDF », ou personne sans domicile fixe. Sans issue, se présente sa condition. Une histoire sans fin… Pacific Pirates Média est allé à la rencontre des personnes de la rue, des hommes et des femmes qui deviennent « invisibles » la nuit tombée et qui rêvent pourtant tous de retrouver la lumière.

Le constat est clair : le nombre des exclus de tous sexes et de tous niveaux de culture ou de condition physique ne cesse d’augmenter. Les circonstances, causes ou prétextes paraissent invraisemblables tant elles continuent de croître et de se diversifier. Les solutions, en conséquence, se brouillent et semblent se repousser jusqu’à perpétuité. Les associations d’aide, elles aussi, n’arrêtent pas de se multiplier. Et pour la personne concernée, s’entame une course sans qu’elle ne parvienne réellement à sortir du ghetto, et qu’elle puisse en entrevoir la sortie. Si la situation ou sa fréquence n’ont l’air d’émouvoir que de rares individus parmi les piétons de la capitale tahitienne, habitués à côtoyer sans même y prendre garde, une population « spectrale », de plus en plus évanescente, se coulant dans les anfractuosités des façades, le scandale reste permanent. Qui daigne encore répondre à la salutation soufflée d’en bas, à même le sol ?  Il s’agit pourtant de « ton semblable, ton frère » ! Les touristes sont particulièrement affectés par cette population résolument occultée des brochures de voyage. Il est tout de même rebutant que le passant oblitère totalement le miséreux de son champ de vision, le renvoyant au monde « des invisibles »… Autant de raisons pour s’enfiler dans la nuit et en avoir le cœur net !

La ville inhospitalière pour tous

Pour mener à bien ce type d’enquête en plein cœur de la ville, de quoi dispose le reporter, s’il ne possède lui-même un van aménagé ? Absolument de rien !  En ces heures tardives de la nuit où l’interview est plus aisée dans la mesure où se sont tues les clameurs de la rue, se sont atténuées la surchauffe des trottoirs et la pollution de la chaussée : « Eh bien, la ville de Papeete, pas plus que les stations-service et les snacks, ne dispose d’aucun sanitaire public… Les cafés fermés, aucun snack nocturne ne vous propose de toilettes ».

Aucune « sanisette » pour qui voudrait profiter de la douceur de la nuit tropicale (femmes en priorité, enceinte ou sénior) : se soulager, pouvoir prendre soin de soi, participe d’un luxe inaccessible…

La ville de Papeete est pire qu’un corridor sans eau, sans commodités, sur des kilomètres : à croire que nous sommes revenus au sous-équipement du siècle dernier…

N’essayons même pas de débattre sur la fonction première du matériel urbain ! Question essentielle que se posent les urbanistes avérés : « Comment le mobilier urbain joue-t-il un rôle en matière de socialisation, d’ergonomie, de mutualisation des usages, en ville ? » De même qu’en matière d’adéquation de l’équipement urbain… avec la densification de la population de la capitale polynésienne.

À part les poteaux indicateurs et signalétiques, aucune innovation récente ne vient améliorer le bien-être de tout usager.

Où se cache « l’image conviviale » à laquelle sont tenus les chercheurs en urbanisme contemporain ? L’élaboration « d’un cadre de vie agréable pour tous et de solutions globales et harmonieuses » participe de la plus aberrante des utopies ! Et les fonctions premières du mobilier urbain – « confort, repos, adéquation » -, ne sont traitées, ni pour les usagers, ni pour les résidents de passage.

Vieillissement de la population, hausse de la pollution et de la température environnementale, augmentation des vagabonds, auraient dû pousser les municipalités à investir dans des réaménagements de type « zones engazonnées surélevées », là où l’espace pavé l’autorise, permettant de disposer « d’assises confortables avec dossiers pour se relaxer le cou, de repose-pieds » pour les piétons fatigués, d’accès pour handicapés, etc.

Aucune réponse « aux enjeux de santé publique et de précarité ». Aucun équipement en fontaines urbaines, en auvents (pare-soleil) pour rendre « possible de faire une pause et de s’abriter ». Pas plus que « d’offrir une alternative à la consommation : soit prendre l’air alors qu’il pleut, ou lire abrité sans être contraint de se réfugier dans un café ».

La ville est devenue un lieu inhospitalier pour tous, avec sa poussière grasse, son taux de gaz d’échappement au m2, la surchauffe de son macadam et de ses façades, faute à la dévégétalisation excessive, le manque d’arbres, de points d’eau, d’aires de repos pour personnes âgées, etc. Ce genre de structures urbaines à vocation hospitalière, c’est bon pour les prospectus publicitaires !

Pour le citoyen lambda, comme pour cette incessante actualité des sans-logis de Tahiti, la configuration est plus que dégradée.

Un code de reconnaissance dégradant

Dans le flux de la circulation, la densité des foules en centre-ville, avec ou sans paquetage, la personne dépourvue de foyer se reconnaît, à un moment de la journée, par le fait d’investir un endroit en contrebas, ou à même le trottoir… pour se reposer. Ceux qui se plantent-là, tout d’un coup sont, soit en état de fugue pour les mineurs, soit ne disposent plus de logement.

Personne ne les regarde ! Et qui baisse son regard, pour rencontrer celui de qui est épuisé, désespéré, ou implore quelque chose ? Même et surtout sans parole, le besoin est évident : d’une gorgée d’eau, d’un peu de nourriture, d’une « petite pièce », entend-on parfois… mais de plus en plus rarement : le microcosme des dépourvus est manifestement silencieux.

Le monde des « SDF », c’est la zone à ras-de-terre, en contrebas… En plein jour comme de nuit.

L’espace urbain, qui se conçoit en fonction de l’ensemble des conditions économiques, semble voué à l’abandon depuis des décennies de crise.  Il n’a pas évolué d’un iota. Alors que les trottoirs ont été rognés pour le passage de cars disproportionnés, conçus pour des mégalopoles.

Être SDF, c’est s’essuyer en permanence l’humiliation et la suffisance de la plupart des badauds.

« L’effet miroir » ou la phobie de la rue

La rue est-elle meurtrière ? Oui, si vous comptabilisez les dépouilles des nécessiteux tombés par indigence. Mais pas tel que l’entend le bien-logé lambda qui se fait une fixette sur les SDF. Elle tue jeunes les SDF, par manque de soins : 9 décès pour cette année 2023, informe l’association Te Vai-ete Caritas qui tient – et fort justement – à les sortir de l’anonymat et à faire le deuil pour compenser leur solitude !

Le cas d’insécurité, du fait des SDF, est ridicule. Pour tout incident : 1 seul, pour la même année, sur une population estimée environ à un demi-millier d’individus voués à l’errance sur Tahiti. Une vraie légende urbaine : car vous courrez davantage le risque de vous faire agresser la nuit par des dealers, une bande de jeunes ou une poignée de soûlards en goguette…

Le SDF aurait plutôt tendance à s’inquiéter et à faire part à la passante solitaire de sa sollicitude (expérience que je confirme sur plus d’une dizaine d’années à Papeete).

Pour le résident ou l’autochtone qui circule à Papeete, l’une des plus grandes phobies qui le parcourt, c’est la réelle et « vraie crainte de devenir SDF, comme le souligne, auprès de LCI, le sociologue Jean Viard. La personne en difficulté incarne votre avenir, et cet avenir-là vous terrorise ».

Normal, me direz-vous dans un territoire d’Outre-mer où, depuis des années, une grosse partie de la population vit sous le seuil de pauvreté… mais il en va de même en Métropole.

La majorité des individus, déjà convaincue par la force des choses, des revers d’emplois, sans parler des licenciements imprévisibles, des ruptures qui vous font dilapider votre niveau de vie, se projette dans le pire des sorts. Mort ou déchéance, la frontière n’est pas loin…  

Toujours est-il que cette enquête, diligentée sur des heures de marche à pied dans la ville, s’est déroulée sans aucun incident, pilotée par une personne avenante, qui relevait de la même condition.

« Sans chez-soi »

La majorité des personnes rencontrées en centre-ville de Papeete, répugnent à être nommées SDF et préfèreraient le terme de « sans-abri »… C’est ainsi. Les plus récentes refusent toute dénomination, pour conjurer le sort et « se donner les chances de » quitter plus rapidement une situation qu’ils jugent temporaire.

Tous m’ont révélé leur prénom, avec parfois recommandation de discrétion en cas de démarche administrative ou judiciaire, signifiant par là une identité qu’ils revendiquent. Merci à Atonia, Reia, Moha, Williams, à Mamy, T., E., et à tous ceux qui ont échangé « librement ».  Pas tout à fait, signalons-le, ils se lâchent entre eux plus facilement… et s’expliquent ainsi : « C’est difficile de te redire tout ça… » et, montrant leur cœur, expriment leur désarroi. L’atmosphère est lourde. Parfois, ils craquent, laissent rouler une larme qu’ils écrasent rapidement.

Les causes de leur situation sont incroyables et d’un sordide impensable. Autant de SDF, autant de cas, tant ils se distinguent et présentent des vécus très divers… et je suis sûre de ne pas les avoir tous abordés ! Pour en dresser le panorama, je commencerai par une jeune femme.

Portraits croisés de personnes de la rue

– Se faire squatter chez soi : mademoiselle est architecte. Ayant hébergé gracieusement un individu, connu de la famille, elle se trouve obligée de quitter sa maison : l’individu en question revendiquant la propriété du logement et l’autorité sur la jeune femme… Elle attend le jugement du tribunal. Et tout en continuant à travailler le matin, elle n’a trouvé d’autre issue que de se faire un nid derrière un carton, accompagnée de son chien. Son mini-espace, de la longueur d’un duvet, est soigneusement rangé : vêtements et accessoires de bureau dans valise. Mini seau pour la toilette. Bien sûr que sous le néon de la boutique (allumé toute la nuit), elle n’est pas rassurée, même si les SDF alentour lui prodiguent respect et sympathie. Armée de patience, elle ronge son frein.

– Orphelin à 12 ans : il se retrouve seul, sans personne pour le recueillir et lui faire suivre sa scolarité. À la rue, il se trouve des petits boulots, mais jamais rien de suivi. Et depuis, il s’est habitué au hasard. Faire une formation demande trop de contraintes tant qu’il vit dans la rue. Une tenue possible ? Trop cher ! Et puis maintenant, aux environs de 50 ans (enfin, c’est l’âge qu’il donne), trop de soucis de santé : problèmes sanguins et épuisement face à l’effort. Il rêve « d’un toit » ! Juste un endroit où il ne soit « pas toujours sous le regard de tout le monde » ! Un endroit où il puisse « se reposer quand il en a envie ». « Pas de repos dans la rue ! Jamais ! » ; « dormir, dormir vraiment, sans s’inquiéter d’être agressé ». Il est las !

– Condamné à vie : il s’est fait « chopper » sur son île pour des petits larcins, il n’y a pas si longtemps, mais maintenant « ça commence à compter » ! Évanoui le retour… Personne de sa famille ne le fera revenir : d’ailleurs, « ça les amuse tous, ils se moquent de moi ! ». Alors, depuis sa sortie de Nuutania, il ne peut imaginer d’autre avenir. Ça le rend mauvais, et il est prêt à défendre chèrement sa vie, tout en craignant de tomber plus bas ! « Mais comment sortir de la spirale ? ». Il a près de 35 ans.

– Exilé sans retour : originaire d’une des Iles Sous-le-Vent, il a longtemps bossé dans une ferme perlière. Mais la fluctuation du marché l’a laissé sur le carreau. Il a débarqué pour l’île capitale, pensant trouver plus facilement du travail. Cependant, pas d’embauche possible là où il s’est présenté : il faut un domicile ! Et donc, le voilà embringué dans le cercle vicieux. Des petits travaux au black, il en trouve… Ils ne débouchent sur rien de durable. Les années s’accumulent et aucun changement. Les nuits les plus redoutables, « c’est chaque week-end : avec les soûlards, on ne sait jamais ce qui peut nous tomber sur la tête… et les boîtes ferment tôt le matin ! c’est chaud ! » Le week-end, c’est la « nuit blanche sans interruption »…

– Sans travail fixe : « J’ai toujours travaillé et toujours vécu dehors ! ou presque ! C’est compliqué en famille ! Si tu travailles, il ne te reste rien… Le reste de la famille en profite pour vivre à tes crochets et ne rien faire. Alors, depuis mon adolescence, j’ai pris la tangente. »  Il est super propre, tenue impeccable, la quarantaine, il impose le respect : dégustant son petit verre de thé, il tranche sur la mine grisâtre de ses compagnons. Il ne se plaint de rien. Il veut juste rester indépendant. Il cumule les emplois dans des entreprises connues, mais n’en dit pas davantage. Chacun son secret. Normal, il a suffisamment « enduré » depuis qu’il est en âge de travailler. Peut-être caresse-t-il un projet à long terme qu’il pourra enfin réaliser avant l’âge de la retraite. 

– Sous le ciel, la survie : la trentaine, il a pris le pli. Inscrit sur les listes, il participe au petit-déjeuner, profite de la douche, tient à son look. Il donne un coup de main en bénévole pour l’entretien. Il ne réclamerait pas de salaire ! Sourire aux lèvres, il se contente de cette formule pour se déclarer parfaitement ravi : « Je survis, que demander de plus au Ciel ? ».

– Pensionné à la rue : veuf, pensionné pour handicap, il a dû quitter son logement car il ne peut assurer aucun loyer. Face au monceau de paperasses que chacun doit fournir à chacun des organismes qu’il sollicite, cela reste encore à vérifier ! Car il semble anormal que les « services sociaux » ne puissent lui trouver un hébergement ailleurs que dans la rue, vu sa déficience. Triste réalité où les personnes « diminuées », déjà répertoriées ne bénéficient pas de mesures automatiques d’accueil. Où est la faille ?  Le manque de structures ? Qui peut le savoir ? Les démarches auprès des services s’empilent sans vraiment déboucher sur une solution. Les SDF commettraient-ils autant d’erreurs d’aiguillage ? à moins que…

– Accidenté du travail : obligé de revoir à la baisse son domicile, suite à une diminution de revenus due à un accident professionnel, il ne trouve pas de location dans l’immédiat et se trouve confronter à une véritable discrimination, vu son statut. Et le voilà à la rue depuis des années. Cherchez l’erreur…

– Viré de la maison maternelle : deux semaines qu’il erre sur ses cartons, attendant que sa demande de logement à l’OPH aboutisse. « Une histoire qui fait mal au cœur », d’autant que c’est sa propre mère qui l’a mis à la porte de chez elle. Il y vivait depuis la mort de sa femme. Et « allez savoir pourquoi, elle s’est emportée contre lui, pour une histoire domestique ». Il en est encore tout bouleversé. Retraité, il se dit rassuré par la proximité de ses voisins de trottoir, mais n’en a vraiment pas l’air. Plutôt anxieux de toute cette agitation qui l’entoure…

– Elles essaient de se soutenir l’une, l’autre : elles se retrouvent à la mendicité publique, toutes deux, à peu près dans les mêmes circonstances. Sans autre rôle – pourtant majeur – que d’avoir élevé des enfants, depuis leur plus jeune âge : d’avoir fui le foyer pour violences conjugales. Elles se protègent mutuellement et se trouvent peu dédouanées de la grossièreté « machiste » qui caractérise une bonne majorité de la population. Car tout le monde n’est pas amène ; et des sautes d’humeur dans un contexte aussi fragile, nul, surtout les femmes, ne s’en trouve à l’abri. La rue, ce n’est pas vraiment une sinécure !

– Un lieu pour mourir : la Mamie, là-bas, qui ne se pourvoit pas d’un carton, sous son parapluie sombre, se croit protégée par la présence des passants. Elle craint davantage l’isolement sous le toit ancestral, que l’ambiance de la rue, de celle-là en particulier, à la périphérie du marché, lui rappelant son enfance, au même endroit ou presque, dans le même quartier. Un peu sourde, elle balaie d’un geste, les souvenirs trop tristes. Elle n’est pas prête à les évoquer… C’est qu’elle a été chassée, il y a un bail, pour des histoires de « foncier » de son petit paradis originel : la chose se résolvant entre hommes ! Elle ferme les yeux, oubliant tout le reste.

Tout le monde ne se confie pas : c’est d’une évidence !  Il n’est pas si facile de parler de soi quand les circonstances ne vous permettent pas de vous présenter sous votre meilleure apparence ! Émerge aussi la « rage » de subir de telles marques de précarité… Sans parler du besoin qui se montre de plus en plus impérieux de trouver un moment à soi, pour se ressourcer, en toute intimité !   

Alors, il se rehausse sous la seule devanture des arcades Notre-Dame qui ne soit pas baissée, car elle n’existe pas, – la librairie Klima -, regard perdu au lointain, expression complètement fermée…

La guerre des cartons

Aux environs des 17 heures, crépuscule en vue… Face au marché couvert de Papeete, déjà clos en fin d’après-midi, le commissariat de Police municipale de Papeete, baisse son rideau de fer, blanc pimpant sur façade rouge aux couleurs du Territoire. Silencieusement se coule un vieillard émacié, maigres sacs à bout de bras. Il en tire une minuscule polaire, l’étale sur son carton qui lui laisse dépasser les pieds. Je sens son regard, de la terrasse du café d’en face : mais à chaque fois, il prend soin de m’éviter. Il a même l’air d’apprécier un repos qui n’est pas des plus évidents puisque le bar est en train de diffuser sa musique jusqu’à 21h30. Je ne vous dirai pas d’où il tire son carton, la denrée étant rare sur Papeete.

C’est que rien n’est très simple dans le monde parallèle des SDF. De plus, avec les rumeurs impensables qui circulent ! Le carton n’a qu’une brève durée de vie. De plus, tu ne peux le garder avec tes affaires. Si la mendicité n’est pas interdite, par contre, l’installation des cartons n’est pas toujours tolérée. Tout dépend des quartiers, de la compréhension des boutiquiers qui ont fermé leur rideau de fer : en principe, si vous remettez le trottoir en état, les commerçants vous acceptent… Pas toujours : les services municipaux ne vous autorisent pas tout le temps à garder vos cartons ! Ce qui n’admet aucune discussion.

Ainsi voyez-vous des SDF en train de balayer les devantures.  Ce qui paraît surréaliste, pour qui ne possède pas de chez-soi…

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Un grand merci à mon guide nocturne, Lalita, habituée du contexte « Sans Domicile Fixe », pour l’avoir vécu… Sa présence m’a facilité les entretiens qui ont été menés présentement. La « mise en confiance » a été d’autant plus facile… Même si, ne l’oublions pas, les SDF de Papeete ont surmonté une pudeur bien légitime. Je les en remercie aussi.

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