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Indéfini, s’avère le statut du « SDF », ou personne sans domicile fixe. Sans issue, se présente sa condition. Une histoire sans fin… Pacific Pirates Média est allé à la rencontre des personnes de la rue, des hommes et des femmes qui deviennent « invisibles » la nuit tombée et qui rêvent pourtant tous de retrouver la lumière.

Le constat est clair : le nombre des exclus de tous sexes et de tous niveaux de culture ou de condition physique ne cesse d’augmenter. Les circonstances, causes ou prétextes paraissent invraisemblables tant elles continuent de croître et de se diversifier. Les solutions, en conséquence, se brouillent et semblent se repousser jusqu’à perpétuité. Les associations d’aide, elles aussi, n’arrêtent pas de se multiplier. Et pour la personne concernée, s’entame une course sans qu’elle ne parvienne réellement à sortir du ghetto, et qu’elle puisse en entrevoir la sortie. Si la situation ou sa fréquence n’ont l’air d’émouvoir que de rares individus parmi les piétons de la capitale tahitienne, habitués à côtoyer sans même y prendre garde, une population « spectrale », de plus en plus évanescente, se coulant dans les anfractuosités des façades, le scandale reste permanent. Qui daigne encore répondre à la salutation soufflée d’en bas, à même le sol ?  Il s’agit pourtant de « ton semblable, ton frère » ! Les touristes sont particulièrement affectés par cette population résolument occultée des brochures de voyage. Il est tout de même rebutant que le passant oblitère totalement le miséreux de son champ de vision, le renvoyant au monde « des invisibles »… Autant de raisons pour s’enfiler dans la nuit et en avoir le cœur net  …

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