Le 8 mai 1903, Paul Gauguin s’éteint seul et presque aveugle dans sa « Maison du Jouir » à Hiva Oa, aux Marquises. L’artiste était hanté par une quête du sauvage qui lui donne une dimension tragique. L’homme ira jusqu’au bout de ses rêves et il paiera cher son audace. Aujourd’hui, 120 ans après sa mort, « Koké »…

« Ce n’est pas juste d’imposer un impôt vicinal aux misérables habitants d’une petite île où l’Etat n’a pas construit un mètre de routes, de sentiers ou de voies, et où dès qu’on sort d’Atuona, on affronte de partout une forêt abrupte et dense. » Ainsi s’exprimait Paul Gauguin lors de son arrivée aux Iles Marquises en 1901. Pour la première fois, depuis son arrivée à Tahiti, dix ans auparavant, il défend les Polynésiens contre les abus des autorités administrative et religieuse. L’épilogue d’un parcours de vie qui allait mener cet artiste libertaire et révolutionnaire en Bretagne, en Provence, au Panama, à la Martinique, puis à Tahiti et aux Marquises… L’homme et son œuvre allaient inspirer l’art pictural du XXe siècle…
Au journaliste Jules Huret, de l’Echo de Paris qui lui demande pourquoi il a décidé de partir à Tahiti, Paul Gauguin répond : « Je pars pour être tranquille, pour être débarrassé de l’influence de la civilisation. Je ne veux faire que de l’art simple, très simple. Pour cela, j’ai besoin de me tremper dans la nature vierge, de ne voir que des sauvages, de vivre leur vie, sans autre préoccupation que de rendre, comme le ferait un enfant, les conceptions de mon cerveau, avec l’aide seulement des moyens d’art primitif, les seuls bons, les seuls vrais. » Gauguin quitte Paris le 4 avril 1891. Il a 43 ans.
L’attrait des Tropiques
Gauguin a une attirance particulière pour les pays tropicaux après une enfance passée à Lima. Sa mère, fille de la célèbre militante féministe et ouvrière Flora Tristan (1803-1844), descend de nobles espagnols installés au Pérou, et son père, journaliste républicain, fuit le régime politique de Napoléon III après son coup d’Etat de décembre 1851. En 1887, il embarque pour le Panama où il va travailler sur le percement du canal avant de décider de partir pour la Martinique. « Là, seulement, je me suis senti moi-même », écrit-il à Charles Maurice dans l’une de ses nombreuses lettres.

Il rejoint Vincent Van Gogh à Arles qui l’invite à venir dans le sud de la France en 1888. Leur cohabitation tourne mal et se termine par l’épisode de l’oreille coupée de Van Gogh.
C’est à Pont-Aven, en Bretagne, une région encore peu marquée par le monde moderne que Gauguin est d’abord parti « vivre en sauvage ». Il y réinvente la peinture grâce au Symbolisme, un mouvement artistique en rupture avec le Naturalisme et l’Impressionnisme dont la principale caractéristique est de dépasser le monde des apparences. La peinture est une passion que Gauguin découvre sur le tard après avoir connu le succès en tant qu’agent de change à la Bourse de Paris et avoir partagé une vie bourgeoise avec son épouse danoise et ses cinq enfants.
La tentation des îles : Tahiti
Il a suffi d’une semaine – du 6 au 15 avril 1768 – et de quelques lignes de Louis-Antoine de Bougainville, pour donner naissance à une utopie qui résonne aujourd’hui encore, après plus de 350 ans.
« … Une autre île se profila le 4 avril à 4 heures de l’après-midi à l’horizon. A mesure que les navires s’en approchaient, des pirogues apparurent. La Boudeuse se retrouva bientôt au centre d’une véritable flottille. Pas une arme à la main. Rien que des rameaux de palmes… Malgré toutes les précautions que nous pûmes prendre, il entra à bord une jeune fille, qui vint sur le gaillard d’arrière…La jeune fille laissa tomber négligemment un pagne qui la couvrait, et parut aux yeux de tous telle que Vénus se fit voir au berger phrygien : elle en avait la forme céleste ». Erudit et peu préoccupé de religion, Bougainville prit pour référence cette île de la mer Egée, vouée au culte de Vénus (Aphrodite). Il adopta donc le nom de Nouvelle Cythère, tout en ayant appris que l’île s’appelait Tahiti.

Oubli de la civilisation, de la religion, de toutes les contraintes que l’Europe a édictées. Pour les Occidentaux, l’île de Tahiti est parée de la pureté de la Genèse : un jardin d’Eden, une nature et des femmes généreuses, des fruits et des fleurs en cascade… Un sentiment que partage aussi Herman Melville dans son roman Taipi, qui raconte l’histoire de l’auteur dans une vallée de Nuku Hiva, aux Marquises.
C’est l’Expo Universelle de 1889 où le monde entier a rendez-vous avec la Capitale qui va confirmer à Gauguin cette vision de Tahiti : un monde préservé qui nous ramène aux origines de l’Humanité, à une part sauvage de nous-même, le rêve d’une harmonie entre l’Homme et la Nature enfouie.

« Fuir là-bas, fuir »
Gauguin prend cette injonction du poète Mallarmé au pied de la lettre. Ruiné, il habite à Paris avant d’embarquer pour la Polynésie où il espère fuir tout ce qui est artificiel.
Gauguin a emporté toutes ses affaires : toile à peindre, tubes de peinture, huile et pinceaux, un cor de chasse, deux mandolines, une guitare, plusieurs pipes bretonnes, un pistolet et un petit tas de vêtements usagés.
Il paraît être un homme robuste mais a en fait une santé minée à la suite d’une rixe avec des marins à Concarneau, en Bretagne, où il se retrouve avec la cheville cassée. Il souffre depuis d’un eczéma purulent à la jambe et, semble-t-il (des analyses récentes, à partir de l’ADN de ses dents retrouvées au fond de son puits, auraient prouvé qu’il n’en souffrait pas) de la syphilis ; ce qui le contraint à recourir à la morphine et à l’arsenic pour traiter ses maladies.
Il va d’abord vivre avec peu d’argent à Papeete qui le déçoit beaucoup car il estime que la colonisation a fait disparaître les vestiges de l’ancienne civilisation. Administration, gendarmerie, missions y règnent en maître. « C’était l’Europe », écrira-t-il plus tard dans NOANOA, son carnet intime.
Teha’amana : une (jeune) vahine nommée désir
Gauguin débarque à Tahiti, onze années après la capitulation du dernier roi de Tahiti, le roi Pomare V qui a cédé les territoires du Protectorat à la France. La Polynésie était alors devenue une colonie intégrée aux « Etablissements Français d’Océanie ». Pour trouver le foyer de la culture māʻohi, Paul décide alors de s’éloigner de Papeete. Il rejoint alors Mataiea, sur la côte ouest, où il vit comme un Tahitien, ce qui lui permet d’apprendre la langue. Ils ne jugent pas les Polynésiens, contrairement, à la plupart des Occidentaux qui débarquent dans des contrées lointaines. « Comme eux pour moi, j’étais pour eux le Sauvage ». Paul Gauguin semble toucher ce qu’il recherche depuis si longtemps : l’exaltation quotidienne de la beauté et il va en remplir frénétiquement ses toiles.

À la recherche d’une compagne, une femme lui propose de vivre avec sa fille, Teha’amana.
Elle n’a que 13 ans. Ce qui, à l’heure actuelle, serait passible d’une condamnation pour pédophilie, voire viol… De nos jours, en effet, les relations de Paul Gauguin avec des Polynésiennes de 13 et 14 ans seraient la source de polémiques sans fin. Nos sociétés sont de plus en plus sensibles aux questions de pédophilie et des relations hommes/femmes. Il convient cependant de replacer cette pratique dans le contexte du XIXe siècle où, même en Europe, les filles étaient mariées dès le plus jeune âge. En Polynésie, dès qu’une adolescente était pubère, ses parents lui trouvaient un partenaire. Et c’était une chance de lier leur fille à un popa’a – un blanc – fut-t-il beaucoup plus vieux qu’elle, afin de lui assurer une stabilité matérielle… Gauguin épousera deux Polynésiennes qui engendreront des enfants. Elles ont raconté qu’il ne les battait pas, au moins. Ce qui, paraît-il, constituait une exception.
Il faut aussi replacer ces relations dansle contexte colonial qui, en Océanie comme en Afrique, a permis aux colons de multiplier les partenaires et de les rétribuer avec peu de chose ; des relations qui relèvent plutôt de la prostitution, comme l’écrit Gauguin dans les lettres envoyées à ses amis restés en Europe.
C’est Teha’amana, qui dès le premier jour, l’appelle « Koké », un nom qui sera utilisé ensuite pour le désigner par les Tahitiens mais aussi par quelques Européens.
Teha’amana inspire à Gauguin plusieurs dizaines de toiles dont la célèbre Manao Tupapau (« L’esprit des morts veille ») sur laquelle il a travaillé sans relâche suite à l’apparition des tupapau, ces esprits des morts qui sortent de leur cachette pour faire peur aux vivants et les tourmenter… Reconnaissant envers cette jeune Tahitienne qui l’avait rendu heureux, fait rajeunir et parfois se sentir primitif, il ne lui avoue ses plans de retour en France qu’au dernier moment.
Il reçoit de temps à autres des mandats, produits de la vente de quelques tableaux, adressés par Daniel de Monfreid, son ami et artiste. Son insolvabilité et son corps meurtri par l’alcool et la maladie, il décide après un an passé à Tahiti de rentrer en France, faisant en sorte d’être rapatrié en juin 1893…

Vivre et mourir comme un Sauvage
… Mais Gauguin ne veut pas que ses restes pourrissent en Europe. En juillet 1895, il embarque à destination de Tahiti. « Il décide de mourir comme un sauvage dans ce beau pays de sauvages. » A l’escale de Port-Saïd, avant d’entreprendre la traversée du canal de Suez, il rencontre un Nubien qui lui vend une superbe collection de photos érotiques qui allaient enrichir sa malle aux objets et curiosités qu’il a laissée dans un garde-meubles à Papeete. Ces clichés devaient figurer en bonne place, au grand dam des missionnaires, dans sa future « Maison du Jouir » à Atuona.
Teha’amana, son ancienne vahine, s’est mariée à un jeune de Mataiea, mais vient lui rendre visite comme si elle l’avait quitté la veille. Horrifié par les plaies de Gauguin, elle part un matin sans faire ses adieux pour rejoindre son mari.
Nevermore
Ce n’est que six mois plus tard que Gauguin rencontre une autre vahine, Pau’ura, qui a 14 ans, et qui va après ses répétitions à la chorale catholique au fare de Koké. Pau’ura tombe enceinte, mais un jour, alors que Gauguin est en train de célébrer la naissance à coups d’absinthe et de chansons bretonnes, il aperçoit un oiseau de mauvais augure, un corbeau (il n’y a pas de corbeau à Tahiti). Deux jours plus tard, l’enfant meurt d’une « déficience congénitale du système respiratoire ». Inspiré par les poèmes de Baudelaire et d’Edgar Alla Poe, Gauguin allait peindre un tableau qu’il intitula Nevermore (« Jamais plus »), une œuvre en correspondance étroite avec celle de Teha’amana qu’il avait peint en 1892 : Manao Tupapau. Nevermore fut vendu par Antoine Vollard, le premier jour d’exposition dans sa galerie parisienne.

Entre-temps, Gauguin est retourné à Papeete où il travaille pour le département des travaux publics. Buvant à en perdre la raison, il « rentre en guerre » contre les Chinois de Tahiti, les colons… devenant un pestiféré aux yeux de la petite société coloniale de Tahiti.
Les Marquises, un paradis toujours plus loin
Il décide que tout ce qu’il pourrait peindre après Nevermore serait mauvais. Ce tableau serait son chant du cygne. Il est surtout habité par une autre obsession, celle d’aller vivre aux Marquises. Il pense que tout ce que les curés catholiques, les pasteurs protestants, les colons français et les commerçants chinois ont perverti et anéanti à Tahiti, est conservé intact et authentique aux Marquises.
Revenu à Punaauia, Gauguin continue de travailler à Papeete, car les pensions de Papeete ont refusé de le loger avec Pua’ura, sa vahine qui est de retour et qui va lui donner un petit garçon en avril 1898.
Son testament pictural : D’où venons-nous, que sommes-nous, où allons-nous ?
Il vient alors d’achever un immense tableau de 4 mètres de large sur 2 mètres de haut, le plus grand qu’il n’ait jamais peint, illustrant la trajectoire de l’Homme depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse et sur lequel se trouveraient les réponses pour qui saurait les chercher : « D’où venons-nous, que sommes-nous, où allons-nous ? ». Son testament pictural sur lequel « il a travaillé jour et nuit dans une fièvre inouïe », confie-t-il à Daniel de Monfreid après sa tentative de suicide due principalement à la disparition d’Aline, sa fille âgée de 20 ans.

Cela fait presqu’un an, depuis qu’il a peint cette œuvre, qu’il n’a pas achevé une seule toile. Quand il n’est pas terrassé par la maladie, l’alcool ou les drogues, il écrit (comme son père journaliste) pour un mensuel Les Guêpes, organe des colons du parti catholique où il s’acharne sur les protestants et les commerçants chinois, « avant-garde d’une invasion barbare pire que celle d’Attila ».
Hiva Oa – « La Maison du Jouir«
Le 16 septembre 1901, la Croix du Sud jette l’ancre devant Atuona, dans l’île de Hiva Oa, un hameau d’un millier de personnes entourées de collines abruptes boisées. Il y est accueilli par Ky Dong, un Vietnamien qui a décidé de renoncer à sa carrière dans l’administration coloniale pour se consacrer au terrorisme, si l’on en croit la sentence du tribunal qui l’a condamné aux travaux forcés en Guyane. Avant d’aller purger sa peine, l’ex-gouverneur, impressionné par sa culture le nomme infirmier au dispensaire d’Atuona.

Ky Dong s’offre d’aider l’artiste qui vient d’arriver de Papeete. Il entrepose ses malles chez lui, en attendant l’acquisition d’un terrain, chose fort difficile car les terres de la circonscription appartiennent à l’évêché et à l’évêque Joseph Martin qui est engagé dans une lutte sans merci pour sauver la population du vice de l’alcool. Suivant la stratégie conseillée par Ky Dong, Gauguin fréquente assidument l’église et Monseigneur Martin accepte de lui vendre un terrain. Gauguin y construit en six semaines une maison en bois, nattes et pailles tressées comme ses maisons de Mataiea et de Punaauia.
Il sculpte un panneau de bois à l’entrée avec sur le linteau « La Maison du Jouir » et des invocations qui mettent en émoi tant la mission catholique que la mission protestante : « Soyez mystérieuses et Soyez amoureuses et vous serez heureuses » sans oublier sa collection de photos exhibée sur les murs… Gauguin se moque des inimitiés de Monseigneur Martin mais celui-ci, très influent, peut lui occasionner des problèmes. Il parle d’ailleurs de Gauguin dans certains de ses sermons comme d’une présence maligne que chacun doit éviter. Paul Gauguin n’a pas bonne réputation, même s’il a défendu à la fin de sa vie les Polynésiens. On lui reproche notamment son intérêt pour les jeunes vahine. Il a des pustules aux jambes parce qu’il « n’a pas la grâce de Dieu »… Après sa mort, sa maison est détruite. Elle sera reconstruite à l’identique en 2003 après la découverte du puits et nombre de ses affaires jetées à l’intérieur.

Gauguin incite les Māʻohi à ne pas envoyer leurs enfants à l’école de la Mission comme l’autorisent les textes du fait qu’ils habitent dans des hameaux éloignés. Gauguin déteste la soutane et l’uniforme. Pire encore, il conseille aux indigènes de ne pas payer l’impôt, une « incitation à l’émeute, à la subversion », qui lui vaut une condamnation de l’administration coloniale qu’elle n’aura pas le temps d’appliquer…
En effet, la vue de Gauguin empire, ses plaies lui mangent ses jambes… Il a encore la force de peindre Haapuani, « Le sorcier d’Hiva Oa », qu’il a connu dès son arrivée. Un mahu, un « homme-femme », chose naturelle à Tahiti et aux Marquises, une aberration pour la culture chrétienne et occidentale dans laquelle survit le trait indompté de ce sauvage māʻohi, ce peuple primitif que Gauguin a défendu avec tant de verve et de brio.
Celui-ci a un rapport ambivalent avec le peintre qui a tant célébré la beauté de leur île. Si en Occident, Paul Gauguin est considéré comme le Maître du Symbolisme et du Primitivisme, dans la mémoire polynésienne, il est l’objet de jugements douteux et accusé de comportements problématiques.
L’envol post-mortem
Paul Gauguin meurt seul dans son fare aux Marquises après avoir connu de longues années de déchéance physique, donnant à son destin une dimension tragique. Ses tableaux ont connu un grand succès dès les premières expositions qui ont suivi sa disparition. Paul Gauguin est aussi devenu une attraction présente dans les programmes touristiques, ainsi que dans la toponymie de l’île, puisqu’une rue et un lycée de Papeete portent son nom, et qu’un Espace Gauguin doit ouvrir prochainement près de Mataiea (lire l’encadré ci-dessous).


Il a vécu dix ans à Tahiti et deux ans dans les Iles Marquises, les dernières années de sa vie. Ce n’est pas sa période la plus productive, mais il y a peint des tableaux qui influenceront les mouvements artistiques du XXe siècle et qui resteront à jamais ancrés dans notre mémoire collective. Des paysages, des portraits qui ont fait connaître les Marquises dans le monde entier et que découvrent, notamment, les passagers du cargo mixte Aranui qui dessert régulièrement l’archipel.

Aujourd’hui, 120 ans après la mort de l’artiste, Paul Gauguin est toujours l’objet de vifs débats. Il est venu en Polynésie chercher des couleurs, qu’il a parfois inventées, comme le rose de la prairie des Cavaliers sur la plage. Il a traversé le Monde pour le bleu plus profond de l’océan Pacifique, pour le vert intense de cet Eden de forêts abritant encore des tikis et des pétroglyphes cachés qui sourient mystérieusement, pour cet orange des fleurs dont on fait des couronnes et surtout pour ce jaune. Couleur de la fête dans toute la Polynésie, il est aussi un parfum, extrait d’une plante dont on s’enduit le corps. Celui de Et l’or de leurs corps, une œuvre magnifique présentée au Musée d’Orsay.
Paul Gauguin a inventé la lumière… À nous de voir s’il faut mettre au jour sa part d’ombre.



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Le futur espace scénographique Paul Gauguin à Papeari
Dans le « Plan de relance de la Polynésie française 2021-2023 », il est proposé de mettre en valeur les projets d’aménagement touristique comme la construction de l’espace scénographique dédié à Paul Gauguin pour le plus remarquable mais aussi des opérations menées pour développer le tourisme vert et les activités de plein air. Ces opérations doivent « permettre de valoriser encore plus l’image de notre destination auprès des marchés étrangers et favoriser un tourisme plus inclusif ».

D’une enveloppe globale d’environ 2,5 milliards de Fcfp, le Schéma d’aménagement et de gestion global de ce site comprend une première phase d’aménagement du domaine relative à la construction de l’espace scénographique Gauguin pour un montant de près de 1,5 milliard de Fcfp et une deuxième phase de travaux pour un montant de 1 milliard de Fcfp consacrée quant à elle au réaménagement du jardin botanique Harrison Smith.
Les travaux au cœur du jardin botanique Harrison Smith de Papeari pour réaliser l’espace scénographique sur Paul Gauguin en Polynésie française devaient démarrer en 2021 puis en 2022… Il n’en a rien été. Dix ans tout juste après la fermeture du Musée Gauguin, ces travaux devraient enfin commencer à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin. Il faudra ensuite compter de 18 à 24 mois de travaux.
Une expérience visuelle, sensitive et auditive en 7 séquences
L’exposition permanente « Sur les traces de Paul Gauguin en Polynésie » s’intègre au projet de l’architecte Xavier Dogo implanté au cœur du jardin botanique de Papeari à Tahiti. Le parcours de l’exposition permanente est une invitation à rencontrer Paul Gauguin au moment de son séjour polynésien. La rencontre de Gauguin avec la terre et la culture polynésienne a engendré la création de chefs-d’œuvre picturaux mais aussi une production abondante de textes. La vision du parcours de visite est une entrée en voyage avec Gauguin grâce à une immersion sensorielle complète.

