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Décédé le 22 décembre 2023, un pilier de la culture polynésienne s’en est allé… En guise d’hommage à l’enfant pa’umotu de Mataiva, nous republions dans PPM le portrait de John Mairai que nous avions réalisé en mai 2016 dans feu Tahiti Pacifique Magazine, à l’occasion de la création du spectacle « Tāmau – Permanence » dont il était le metteur en scène et qui allait réunir pour la première fois les orchestres symphonique et traditionnel, des danseuses de ‘ori tahiti et des ballerines. Bon voyage John ! (Crédit photo de Une : Dominique Schmitt)

John Mairai, l’insatiable

Homme de lettres, de langue et de culture, spécialiste du Heiva i Tahiti, John Mairai est le metteur en scène de « Tāmau – Permanence », une fusion inédite des arts traditionnels et classiques orchestrée, les 20 et 21 mai prochains, par le Conservatoire artistique. Rencontre avec l’enfant pa’umotu de Mataiva.

Par Dominique Schmitt

Quand le capitaine de navire a rencontré Henri Hiro…

Animateur, auteur, metteur en scène, chroniqueur, présentateur, journaliste, acteur… Insatiable, John Mairai multiplie les casquettes et se nourrit de tout ce qui touche à la culture. Si l’homme est connu pour avoir un caractère bien trempé, c’est avant tout pour défendre avec ardeur et passion son fenua, dont il est un amoureux inconditionnel.

Cet enfant p’aumotu, né le 28 novembre 1945, passe son enfance à Mataiva, puis revient à Tahiti suivre sa scolarité. Il raconte : « J’ai été adopté dès mon plus jeune âge et j’ai grandi aux Tuamotu. Quand j’ai dû rentrer à Papeete pour l’école, j’ai alors fait de nombreux aller-retour entre les deux îles. J’ai aussi des origines à Rangiroa et Tikehau. » De confession religieuse « Sanito » (appellation locale de la Communauté du Christ), son père adoptif est un pasteur qui l’éduque en lui faisant lire des psaumes et autres versets bibliques. Très tôt, il apprend le reo tahiti : « Mes parents fa’a’amu parlaient tahitien à la maison et j’ai fait l’école du dimanche. En fait, j’écrivais déjà en tahitien avant de savoir le faire en français. »

Le patriarche est aussi un homme de culture, passionné par le ‘orero. « C’était un remarquable orateur et conteur, avec sa voix profonde et très grave », se souvient John. Son amour pour les chants polyphoniques lui a été ainsi transmise par son père qui l’emmenait écouter les himene ru’au, ute ou tarava, alors qu’il était adolescent. L’écoute de ces groupes de chanteurs qui fusionnent en une seule voix et racontent de manière poétique l’histoire du fenua ne tarde pas en effet à le bouleverser. Il se rappelle par ailleurs d’un de ses enseignants, Anthony Ellacott, qui lui met « le pied à l’étrier et le pousse à entamer une recherche culturelle » alors qu’il n’a que 12-13 ans. Son professeur de français lui donne bientôt goût à la langue de Molière et il se révèle à la lecture de grands écrivains tels Baudelaire.

Un homme engagé pour son fenua

C’est en 1983 que se fait le déclic quand il rencontre Henri Hiro, figure incontournable de la culture locale et pourfendeur des langues polynésiennes. « J’étais capitaine depuis 1976 et je faisais du grand cabotage aux îles Tuamotu. Je m’apprêtais à changer de navire pour des raisons d’incompatibilité avec mon chef de service quand j’ai rencontré Henri Hiro en 1983. Il m’a proposé de venir travailler avec lui à la Maison de la Culture pour écrire notamment des pièces de théâtre comme « Le faussaire – Punu ». Mon bureau était installé à l’actuelle salle Muri Avai et j’avais vue sur la passe de Papeete, alors quand j’observais les bateaux sortir, parfois je m’effondrais. C’était difficile au départ, car c’est un métier dans lequel je me retrouvais totalement, et puis c’est passé. »

L’homme de lettres s’engage alors de plus en plus pour son fenua ; au fil de sa carrière, il exerce des métiers dans lesquels on retrouve toujours les facettes de la défense de la langue et de la culture polynésiennes, que ce soit donc à la Maison de la Culture pendant dix ans, ses fonctions d’enseignant en langue tahitienne et en culture locale ou ses activités de pigiste aux Nouvelles de Tahiti, l’un des quotidiens locaux (disparu en mai 2014), pour qui il a rédigé des chroniques en tant que spécialiste du Heiva i Tahiti. Il est aujourd’hui professeur patenté en art oratoire au Conservatoire artistique où il dispense des cours depuis 2004. Son actualité : la mise en scène du spectacle « Tāmau – Permanence » à découvrir les 20 et 21 mai, au Grand Théâtre.

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INTERVIEW

John Mairai : « Tāmau permet de créer une passerelle entre les arts traditionnels et classiques »

Vous êtes metteur en scène du spectacle « Tāmau – Permanence » qui réunira pour la première fois un orchestre symphonique, des danseuses de ‘ori tahiti et des ballerines. Comment est né ce projet inédit ? 

J’ai un rôle de coordonnateur pour l’ensemble du projet au niveau des arts traditionnels, au même titre que Guillaume Dore et Simon Pillard, pour le département des arts classiques. C’est en effet l’orchestre symphonique qui s’exprime au travers d’œuvres à but pédagogique. La « Danse macabre » de St Saens, le 2e mouvement de Beethoven, le « Boléro » de Ravel… Leur choix s’est porté sur des morceaux européens et c’est aussi l’occasion de mettre à l’épreuve les élèves. En 2014, nous avions réalisé des rythmes de ‘orero sur une suite de Johann Sebastian Bach. Cette expérience avait été concluante, c’était vraiment troublant, magique même. L’idée de créer une passerelle entre les arts traditionnels et classiques est ainsi née, et c’est un beau challenge que nous avons souhaité relever. La difficulté a résidé essentiellement à penser au cheminement que nous voulions donner à l’ensemble, au lien qu’il pouvait y avoir entre ces grands classiques musicaux. Cinq morceaux sur sept ont en effet un rapport direct avec la mort. Cette connotation funèbre est omniprésente jusqu’à l’effondrement final. Alors, fallait-il célébrer la mort ? Il fallait trouver un autre lien…

Quel fil rouge avez-vous finalement tissé ?

Le directeur du Conservatoire, Fabien Dinard (chorégraphe aguerri et ancien meilleur danseur au Heiva i Tahiti, ndlr), dont le ressenti pour le ‘ori tahiti est remarquable, a observé pour sa part que les chorégraphies étaient de plus en plus compliquées lors des différents concours. Les danseurs ont pour habitude de travailler à partir de textes et de trouver ensuite la gestuelle correspondante. Mais ce langage du corps, s’il est trop développé, peut perdre le public. Nous avons finalement convenu de revenir à l’essentiel, avec des chorégraphies plus sobres. Ainsi la thématique du « Tāmau » s’est naturellement imposée et nous a servis de base principale pour le spectacle.  

« C’est l’éternel recommencement, le cycle de la vie »

Que signifie le terme « Tāmau » ?

« Tāmau », c’est le déhanchement propre au ‘ori tahiti, tel une balance. C’est simple et beau, toute la féminité s’exprime dans ce mouvement ; d’ailleurs, ce sont les premiers pas qui sont enseignés, auxquels sont généralement attentifs les membres d’un jury. « Tāmau » signifie « insister », « permanence »… Ce concept exprime le fait que quand tout sera fini, il restera ça. En réalité, c’est l’éternel recommencement, le cycle de la vie. Cela renvoie par ailleurs aux cinq actes héroïques de Maui, qui pêche les îles, y installe les hommes, leur donne le feu pour qu’ils puissent vivre, ralentit la course du soleil et lui apporte l’arbre de vie (le cocotier, ndlr) en tuant Tuna le puhi (l’anguille, ndlr). Tel Prométhée chez les Grecs, il va enfin chercher à offrir l’immortalité à l’Homme en luttant contre la déesse de la mort. Il entre alors dans le vagin de la divinité, la porte de la vie, et emprunte le chemin inverse de l’enfantement, en tentant de sortir par sa bouche. Il est malheureusement bloqué quand il atteint la langue de la déesse et finit par se faire happer. Cela correspond à l’effondrement final évoqué par le « Boléro » de Ravel, l’apogée de la dramaturgie qui monte crescendo au fil du spectacle. Cette légende est très connue dans le Pacifique, notamment chez les Maori et les Hawaiiens.

N’est-ce pas difficile de fusionner les univers traditionnels et classiques ?

Les arts traditionnels sont un volume commun et la danse contemporaine vient se coller à cet ensemble. Les responsables des chorégraphies travaillent de concert pour aboutir au meilleur résultat : Moon (Vaehakaiki Urima, la petite-fille de Louise Kimetete, ndlr) pour les danseuses de ‘ori tahiti et Marion Fayn (école de danse Annie Fayn, ndlr) et Florence Yuel (école André Tschan, ndlr) pour les danseuses classiques. Deux morceaux traditionnels vont lancer et impulser le rythme aux sons des to’ere (tambours oblongs à fente longitudinale, ndlr), pahu (tambours, ndlr) et autres vivo (flûtes nasales, ndlr), puis plusieurs tableaux seront portés par les danseuses. Intégrer la danse traditionnelle avec les ballerines n’est pas aisé, mais je fais confiance aux chorégraphes. La magie devrait opérer ; c’est un pari, et il est faut oser !

Quelles ont été les autres limites rencontrées ?

Il faut préciser tout d’abord que ce sont des élèves pour la plupart et pas des professionnels. Aussi la limite s’est trouvée dans la musicalité ; l’orchestre traditionnel ne peut entrer en scène que de temps en temps, par exemple. Si c’était à refaire, il faudrait associer les arts traditionnels dès le départ. Aussi, nous n’avons pas encore vraiment arrêté le décor ; peut-être utiliserons-nous tout simplement des tableaux de maîtres, abstraits plutôt que réalistes, comme le fameux Paul Gauguin « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ». Il faut être sensible au rythme du « Tāmau », ce monde qui frémit, ce mouvement de houle qui se soulève. 

Que pensez-vous de l’évolution du ‘ori tahiti ?

Dans les années 60, les danses étaient très sobres, puis dans les années 80, il y a eu un enrichissement conséquent, une floraison gestuelle. Il faut donc épurer de nouveau le ‘ori tahiti. Et puis, il y a un phénomène de mimétisme non négligeable : lorsqu’un groupe gagne le Heiva i Tahiti, on a l’impression que nombreux sont ceux qui essaient de reproduire leur style.

« Il faut rester ouvert et arrêter de se chatouiller le pito en permanence… »

Vous avez été récompensé plusieurs fois du prix du meilleur auteur au Heiva i Tahiti. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le plus grand concours de danses et de chants traditionnels ?

Je tiens tout d’abord à ce que la polémique traditionnel/contemporain cesse et que chacun puisse vivre la danse pleinement. Par exemple, Tahiti Ora utilise des pas traditionnels, n’en déplaisent aux mauvaises langues. Aussi, l’année dernière, j’ai été outré d’entendre la présidente du jury (Myrna Tuporo, ndlr), en plein Rahiri du Heiva (la cérémonie d’ouverture traditionnelle qui scelle l’engagement des chefs et des jurés à se respecter mutuellement, ndlr), dire qu’elle et ses membres récompenseraient les troupes présentant un spectacle traditionnel… C’est scandaleux, surtout de l’annoncer le jour-même du concours sans avoir pris la peine de concerter ni de réunir les principaux concernés ! Aussi, quand Coco Hotahota (le chef du groupe Temaeva, vainqueur de l’édition 2015, ndlr) dit que « Heiva » signifie « La joie de vivre » et qu’il faut arrêter de parler de deuil, de mort et de guerre, c’est complètement faux. Ce terme veut dire « se rencontrer, s’amuser », etc. mais à l’origine, cela peut être aussi bien au travers de danses qu’en rivalisant lors de combats. Le texte que j’ai écrit pour Hanatika s’inspire d’une histoire réelle qui s’est passée aux Tuamotu (“Te Parira’a – Le bouc-émissaire », l’histoire dramatique d’une guerre entre deux clans, ndlr), tandis que d’autres sont des fictions (comme la légende de Marukoa, l’île mystérieuse, avec Tahiti Ora, ndlr) ; après il appartient au jury de prendre ses décisions. Mais la magie et la sorcellerie font bien partie de l’univers propre aux Polynésiens, ce sont même des thèmes universels. Peu de gens le savent, mais le roi Pomare II, par exemple, avait momifié sa femme après sa mort pour la garder à ses côtés. Le rapport à la mort n’était pas quelque chose de tabu…

Quid de la labellisation du ‘ori tahiti ?

C’est un travail qu’il faut faire, c’est indéniable. Le ‘ori tahiti connaît une évolution et c’est le rôle du Conservatoire que d’être la référence face aux différentes approches. L’agencement des pas traditionnels devrait permettre de développer la créativité des groupes. Il faut réaliser un descriptif des pas connus, comme « le pas du ciseau » des hommes et trouver un consensus.

Et les records du monde qui s’enchaînent ?

Je ne sais pas si c’est franchement constructif pour nous. Il y a eu au début le record du monde de ‘ukulele : et si les Portugais venaient nous rappeler que ce sont eux qui ont inventé cet instrument ? Maintenant, ce sont les records de ‘ori tahiti qu’on veut battre à tout prix, mais pour combien de temps vu le nombre de Mexicains, de Japonais, etc. ? Il faut faire attention, rester ouvert et arrêter de se chatouiller le pito (nombril, ndlr) en permanence…

Quels sont vos projets désormais ? Il ne vous reste plus qu’à faire des publications ?

Oui, j’y pense, c’est la seule chose que je n’ai pas encore eu le temps de faire en effet. Je réfléchis à la publication d’histoires polynésiennes et également de lettres persanes. Je souhaite également mettre en scène « Petea ma », qui serait une adaptation en tahitien de « La cage aux folles ». Enfin, « Tavi Roi et la Loi » devrait être présenté au prochain Festival off d’Avignon.

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« Mare’are’a » ou la naissance du mythe de Tahiti, le nouveau spectacle de Tahiti Ora

Embarquez pour un voyage depuis les origines du monde polynésien à nos jours… « Mare’are’a » est la nouvelle création des ballets de Tahiti Ora, qui sera présentée samedi 14 mai, au Musée de Tahiti et des îles. John Mairai nous explique l’origine de ce nom qu’il a attribué à cette rétrospective réalisée par la chef de troupe Tumata Robinson, témoignant de l’hospitalité, l’accueil et la joie de vivre de Tahiti et des îles.

« Re’a re’a », ou « reka reka » en paumotu, signifie « jaune ». Cela évoque la joie, le ressenti du bonheur… C’est « Pifa’o la malédiction » (grand prix au Heiva i Tahiti 2014, ndlr), qui a servi de base pour ce spectacle. Pour rappel, cela racontait la rédemption d’une sorcière, de retour dans sa famille et son île, l’histoire de son amour pour le fenua et sa communauté. « Mare’are’a », c’est donc les brumes dorées qui nimbent Tahiti au coucher du soleil. C’est Tahiti illuminée, Tahiti île du bonheur ! »

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« Tāmau – Permanence », une première mondiale

John Mairai est le metteur en scène et l’orateur de ce spectacle qui s’annonce pour le moins exceptionnel, et dont nous vous avons déjà parlé en avant-première dans Tahiti Pacifique Hebdo (voir l’édition du 11 mars dernier), lors de la présentation de la saison 2016 du Conservatoire.

Imaginez, réunis tous ensemble sur la scène du Grand Théâtre, l’orchestre symphonique et sa cinquantaine de musiciens dirigés par Simon Pillard, les danseurs et danseuses de ‘ori tahiti emmenés par Vaehakaiki Urima, dit Moon, la petite-fille de Louise Kimetete, et des ballerines issues des deux grandes écoles de danse classique que sont Annie Fayn et André Tschan, le tout au rythme des percussions traditionnelles ! « Danse macabre » de St Saens, 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven, « Nuit sur le Mont chauve » de Moussorsky… jusqu’au crescendo du « Boléro » de Ravel, l’effondrement final, ce rendez-vous culturel devrait apporter son lot d’émotions.

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« Faati’a Mai » : l’histoire polynésienne contée par John Mairai

C’est près de dix minutes d’histoires, de contes et de légendes en langue tahitienne et, depuis septembre 2015, sous-titrée en français. Une nouveauté qui « répond à une demande récurrente des téléspectateurs qui ont à cœur de découvrir l’histoire du fenua », confie John Mairai, qui éprouve « beaucoup de bonheur » en réalisant cette émission.

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« Œil pour œil »

John Mairai reçoit une personnalité de la vie culturelle polynésienne : qu’il soit écrivain, orateur, éditeur ou autre. Durant treize minutes, il nous fait découvrir son invité, sous un autre œil. Une fois par mois, l’émission est déclinée en tahitien dans « Mata e mata ».

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Les mille et une facettes de John Mairai

Théâtre : auteur, acteur et metteur en scène

1983 : « Le faussaire – Punu »

1984 : « Le refus – Eita ia »

1987 : « Maro Putoto », l’adaptation en tahitien de « Macbeth » de Shakespeare (le film est aux archives de l’ICA)

1988 : « Not to be that is the question », Festival des arts Townsville en Australie

1989 : nouvelle version de « Eita ia » (existe aussi en vidéo)

1992 : « Te manu tane », l’adaptation en tahitien du « Bourgeois gentilhomme » de Molière (existe en vidéo, réalisée par RFO)

2012 : « Tavi Roi et la Loi »

2016 : « Tāmau – Permanence »

Prix du meilleur auteur au Heiva i Tahiti

2011 : « Opuhara (groupe Toakura)

Cette année-là, il a également écrit le texte du spectacle « Marukoa » pour Tahiti Ora, vainqueur du grand prix Madeleine Moua.

2014 : « Pifa’o la malédiction » (groupe Tahiti Ora)

2015 : « Pariraa – Le bouc-émissaire » (groupe Hanatika)

Art oratoire  

2004-2007 / 2013-2016 : formateur en art oratoire au Conservatoire artistique

2009 : vainqueur du concours de ‘orero des îles Tuamotu avec Hiriata Tuira, grâce à son Texte « Mataiva e ‘ore e mou ».

Télévision

2008-2016 : animateur et présentateur d’émissions télévisées sur TNTV : « Mata e Mata » (hebdo), « Veravera » (mensuel), « Faati’a mai » (quotidien),  « Le mot et la parole » (quotidien), « Œil pour œil », « E aha te mana’o »…

2006-2009 : animateur et présentateur d’émissions télévisées sur TNTV (en tahitien et français) comme « Œil pour œil », « Eaha te mana’o », éditions spéciales…

1990 : réalisation avec l’ICA d’un film sur le poète Henri Hiro

1989-1992 : auteur et metteur en scène de nombreux films publicitaires dont la fameuse série « Euromarché et Continent Maru Roa »

Presse écrite

1997-1998 / 2004-2014 : chroniques culturelles, spécialiste des Heiva pour Les Nouvelles de Tahiti

2004-2008 : page hebdomadaire en tahitien « Vaiara » dans Les Nouvelles de Tahiti

1999-2004 : rédacteur en chef du mensuel gouvernemental Reo Fenua

1992-1995 : journaliste à Tahiti Matin, Écho de Tahiti Nui, Tribune

1979-1981 : chroniqueur sportif dans Les Nouvelles de Tahiti

Acteur cinéma

2007 : récitant dans le court-métrage « Pollen » d’Ange di Maria d’après « Pollen » de J.N Chrisment

2005 : rôle du conteur dans un court-métrage sur Tubuai

1999 : rôle de Touvanaa dans la série « Les perles du Pacifique »

1986 : « L’île » avec Bruno Kramer et Martin Lamotte, d’après « L’île » de Robert Merle

1980 : « Le rescapé » de Tikeroa avec Jacques Martin (film de Jean Loth et Henri Hiro)

Source : Tahiti Pacifique Magazine (N° 326, du 13 au 19 mai 2016)

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