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Alors que M. Tetuanui devait être entendu par la Justice le 21 novembre dernier, dans le cadre de son renvoi en correctionnelle pour trois affaires, le tāvana ne s’est pas rendu à l’audience, puisqu’il était en Métropole. Son avocat a donc demandé le renvoi, qui a été fixé au 30 janvier 2024, soit dans deux mois. Cette fois, il semblerait que le tribunal souhaite aller vite (pour comparaison et par exemple, l’échéance est de 8 ou 9 mois pour Philip Schyle ou Teuira Damas) et clôturer ce dossier qui a fait l’objet d’une longue enquête judiciaire.

En effet, l’édile, qui est aussi le président du Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF), est inquiété, entre autres, dans une affaire de détournements présumés de fonds publics liés à des opérations de bétonnage ; c’est d’ailleurs pour cette raison, comme nous le révélions en juillet dernier, que le congrès des communes qui devait se tenir dans sa mairie, à Tumaraa, a été annulé pour se dérouler finalement à Tahiti (lire nos différents articles : https://www.pacific-pirates-media.com/renvoi-en-correctionnelle-de-cyril-tetuanui-le-congres-des-communes-annule-a-tumaraa/).

Les trois affaires (opérations de bétonnage, détournement d’un bien public et harcèlement) concernant M. Tetuanui seront ainsi examinées le même jour, soit dans deux mois. Au passage, c’est pour le moins étonnant qu’il n’y ait pas eu une seule ligne dans toute la presse à ce sujet… Selon nos informations, la responsable de la commande publique est, elle aussi, convoquée pour la première fois en tant que témoin dans l’affaire de harcèlement du directeur des services techniques.

Rappelons par ailleurs que le mari de la sénatrice Lana Tetuani a un casier judiciaire bien rempli, puisqu’il a déjà été menacé par deux fois d’inéligibilité dans des affaires judiciaires précédentes.

Enfin, d’après nos sources, le comité du bureau syndical du SPCPF devrait se réunir le 7 février 2024, soit une semaine après le passage à la barre de son président. On imagine déjà l’ambiance…

Lire aussi notre article : « Commune de Tumaraa, à Raiatea : la parité n’est pas respectée, mais l’État laisse filer… »

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