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L’ESSENTIEL DE LA SEMAINE : tous les vendredis, dans PPM !

Le film « Pacifiction » en route pour la palme d’or ?

Tahiti séduit Cannes : Pacifiction – Tourment sur les îles a été présenté officiellement hier, en compétition, au Festival de Cannes. Et les premières critiques sont très élogieuses, certains médias comme Les Inrockuptibles considérant que la 75e édition tient là « son chef-d’œuvre et sa Palme d’or » ! Après la première projection, le public a même fait une superbe « standing ovation », applaudissant longuement l’équipe du film. Autant vous dire que nous attendons tous impatiemment les résultats de samedi… (Mise à jour : le film n’a finalement pas remporté de prix, mais une chose est certaine, il aura fait sensation !)

Cette « fresque monumentale », réalisée par l’Espagnol Albert Serra (La Mort de Louis XIVLiberté) et co-produite au Fenua par Archipel Production, a été entièrement tournée en Polynésie. Le long-métrage de 2h45 met en scène l’errance de M. De Roller (Benoît Magimel), haut-commissaire à Tahiti. Toujours tiré à quatre épingles, cet homme affable, fasciné par la culture locale, évolue avec aisance dans tous les cercles de la société polynésienne post-coloniale. Mais sa routine est troublée par l’apparition d’une entêtante rumeur qui met le feu aux poudres, celle d’une reprise des essais nucléaires par l’armée française. On aurait d’ailleurs vu un sous-marin rôder au large de Tahiti, vers lequel partirait toute les nuits une embarcation chargée de « filles »…

La Polynésie foule (encore) le tapis rouge

La Polynésie est ainsi la star de la Croisette ! Un rêve éveillé pour les trois acteurs du Fenua, Pahoa Mahagafanau, Michael Vautor et Matahi Pambrun, qui ont foulé le tapis rouge pour la première fois.

Avant eux, on se souvient que la Polynésie avait déjà participé à l’événement en 2015 grâce au film Au large d’une vie, avec Sabrina Laughlin, Tuarii Tracqui et Karl Brillant. Aussi, celle qui a marqué les esprits des plus anciens est sans nul doute Maea Flohr, la toute première Polynésienne à monter les marches pieds nus au Festival de Cannes en 1957 pour Tahiti la joie de vivre.

Découvrez les vidéos ici :

https://fb.watch/dgKy-PO6XD/

https://fb.watch/dgKrgzl2Vj/

https://fb.watch/dgKOuLyO4U/

Oscar Temaru, victime « d’acharnement » en pleine campagne électorale

Le maire de Faa’a, Oscar Temaru, et son premier adjoint, Robert Maker, ont reçu, mardi dernier, une convocation des gendarmes pour une nouvelle audition. Audition qui est devenue une véritable garde à vue, pendant laquelle le leader indépendantiste a dû s’expliquer pour avoir utilisé les fonds de la commune pour payer les frais d’avocat dans l’affaire Radio Tefana, et ce durant pas moins de six heures. Un « acharnement incompréhensible », selon Thibaud Millet, l’un de ses avocats, surtout deux ans après son audition libre. « Ce qui ne me plaît pas du tout, c’est que ça se passe en pleine campagne électorale », a déploré le président du Tavini.

Pour Me Millet : « On a manifestement la preuve d’une intention de nuire de l’État français. On veut salir Oscar Temaru. » Pendant ce temps, Claude Guéant, ex-ministre de l’Intérieur, poursuivi pour détournement de fonds public, se fait payer, lui, ses frais d’avocat par l’Élysée en toute tranquillité…

Bilan démographique 2021

Au 31 décembre 2021, la Polynésie française compte 279 550 habitants. Au cours de l’année 2021, la croissance de population a fortement ralenti. Ce phénomène s’est accentué avec une forte hausse de la mortalité due à la pandémie de Covid-19. L’espérance de vie à la naissance diminue nettement par rapport à 2019 et 2020. Elle s’établit à 76,3 ans pour les femmes et 71,5 ans pour les hommes.

Découvrez le rapport détaillé de l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) ci-dessous :

Accidents de la route : c’est l’hécatombe…

La série noire se poursuite sur les routes du Fenua… Depuis le début de l’année 2022, 14 personnes sont décédées dans des accidents, dont 12 en deux-roues ! Le haut-commissaire s’était alarmé il y a quelques semaines, et avait annoncé renforcer les contrôles.

Les premières baleines à bosse sont arrivées au Fenua !

Des sauts ont été observés le 25 avril ! « Oui oui, nous avons attendu volontairement pour vous informer », s’amuse l’association Mata Tohora, qui veille à protéger les cétacés. Chaque année, les baleines à bosse viennent mettre bas et se reproduire en Polynésie. Les premières sont souvent observées en mai aux Australes. Mais, « depuis cinq ans, des observations nous sont rapportées en avril à Bora Bora ! », s’inquiète Mata Tohora, avant de s’interroger : « Actuellement nos référents des Australes n’en ont pas encore vues… et vous ? Elles vont arriver doucement, tranquillement… alors laissons les reprendre leur souffle après environ 7 000 Km de nage, certaines avec leur baleineau âgé de 1 an ! ».

Échouage massif de globicéphales à Hiva Oa

Quatre globicéphales tropicaux se sont échoués vivants, mardi matin, à Hiva Oa, aux Marquises. Contactée par la mairie, Mata Tohora a guidé en donnant les informations utiles et de sécurité, et a déclenché la procédure. La Direction de l’Environnement a été aussitôt informée.

La mairie, Jérémie, Referent local RLE et bénévole Mata Tohora, le RSMA, Marquises Diving et les habitants ont fait un travail exceptionnel pour sauver les animaux. Un grand merci à tous !

La nouvelle ministre des Outre-mer veut « faire du sur-mesure » pour la Polynésie

Fritch a dialogué mardi matin, par visioconférence, avec la nouvelle ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet, qui succède à Sébastien Lecornu nommé au poste de ministre des Armées. Un échange « cordial » au cours duquel les grands dossiers de la Polynésie française ont pu être abordés. Il a notamment été question du renouvellement des partenariats financiers avec l’État arrivant à échéance, tels que la convention Santé et le 3e Instrument financier.

Avocate de formation et députée des Yvelines depuis 2017, Mme Braun-Pivet était aussi la présidente de la commission des Lois de l’Assemblée nationale. Dans ce cadre, elle avait auditionné le président polynésien en 2019 lors de la première grande modernisation du statut de 2004 demandée par le Pays.

Le Président a de nouveau formulé sa demande de solidarité nationale et pérenne afin que l’État participe au financement de la PSG et plus particulièrement au RSPF pour venir durablement en soutien aux Polynésiens les plus vulnérables.

Sur le volet diplomatique, Fritch a insisté sur l’axe Indo-Pacifique promu par le chef de l’État et qui « nécessite un renforcement de la présence française dans la région, pas seulement pour les collectivités françaises du Pacifique, mais aussi pour les petits États insulaires de la région qui partagent les mêmes problématiques liées à la montée des océans, au réchauffement climatique et à la gestion durable des ressources halieutiques dans un océan de plus en plus convoité ».

La question de la modernisation du statut de la collectivité a aussi été abordé par le Président. Concernant la situation économique, notamment l’inflation et le coût du fret maritime, Fritch a exposé « les difficultés que cette situation entraîne pour notre Pays situé loin de ses principaux marchés ». Rappelant les mesures déjà prises par son gouvernement qui ont un fort impact sur le budget du Pays, le Président a souhaité que « l’État puisse contribuer à cet effort à l’instar des dispositifs mis en place en Métropole ».

La situation de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a a également été abordée. Le Président a rappelé « l’importance de cette infrastructure aujourd’hui vieillissante, qui nécessite des travaux de remise à niveau urgents et importants ». La concession d’EGIS ayant été remise en cause par la récente décision de la Cour d’Appel administrative, le Président a souhaité que « l’État soit plus actif afin que ce dossier trouve une issue rapide après trois années de blocage ».

Mme Yaël Braun-Pivet a indiqué au Président qu’elle appuiera les demandes de la Polynésie française, affirmant : « Je veux faire du sur-mesure et avoir une approche spécifique de chaque collectivité ».

Le Président a naturellement invité la ministre à se rendre en Polynésie dès que possible. Pour sa part, Fritch a indiqué qu’il se rendra à Paris d’ici quelques mois afin de poursuivre le dialogue sur tous ces dossiers.

Tahiti Pearl Regatta, toutes voiles dehors !

La 18e édition de la Tahiti Pearl Regatta est de nouveau parée pour la course. Après une annulation en 2020 et une version réduite en 2021, la célèbre régate polynésienne a enfin retrouvé son rythme de croisière jeudi dernier, avec plus de 40 bateaux engagés et le retour d’équipages internationaux. La TPR se joue entre les îles de Raiatea et Taha’a, et s’achèvera demain, samedi.

Consultation citoyenne sur les violences intra et extra-scolaires

Lors de sa réunion du 28 mars dernier, la commission de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, présidée par Minarii Chantal GALENON, a créé une mission d’information portant sur la gestion des violences intra et extra-scolaires en Polynésie. Cette dernière a pour objet de consulter le plus largement possible les instances concernées par le sujet afin de mesurer les éléments de détérioration du climat intra et extra-scolaire, de définir les initiatives prises dans la détection, la gestion et la prévention de ces violences, de proposer des préconisations d’actions concrètes afin de renforcer la collaboration entre l’école, les parents, les acteurs sociaux et à plus grande échelle, la communauté locale, dans la gestion de ces violences.

Par ailleurs, une consultation citoyenne a été mise en place afin de permettre à la population de donner son avis. Le public pourra ainsi répondre anonymement à un questionnaire accessible jusqu’au 21 juin 2022 sur le site internet www.assemblee.pf et la page facebook de l’assemblée de la Polynésie française ou en cliquant directement sur le lien suivant : https://my.forms.app/assembleepolynesie/sondage-violences-scolaires-pf.

4e Comité de pilotage PROTEGE pour un développement durable et résilient

Le 4e Comité de pilotage (COPIL) du projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes (PROTEGE) s’est achevé ce mercredi, après deux jours d’échanges. La Nouvelle-Calédonie, les îles de Wallis-et-Futuna, le bureau pour les Pays et Territoires d’Outre-mer du Pacifique (PTOM) à Nouméa, l’ambassade de l’Union Européenne pour le Pacifique, la Communauté du Pacifique et le Programme régional océanien de l’environnement (PROE) étaient également représentés lors de ce COPIL. En ouverture, le président Fritch a rappelé que la pandémie de Covid-19 a mis l’accent sur l’impérieuse nécessité de questionner nos modèles de développement afin de les rendre plus durables, dans le respect de notre environnement et de nos savoir-faire traditionnels.

Dans ce contexte, les objectifs du programme PROTEGE d’un « développement durable et résilient des économies des PTOM, face au changement climatique, en s’appuyant sur la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables », demeurent plus que jamais d’actualité. Les thèmes suivants ont été abordés :

  • La pêche côtière et l’aquaculture
  • L’eau
  • L’agriculture et la foresterie
  • Les espèces envahissantes

Compte-rendu du conseil des ministres

Découvrez l’intégralité du compte-rendu du conseil des ministres du 25 mai ci-dessous :

Contrat de développement et de transformation 2021-2023 – Volet communes

Jeudi s’est déroulé le Comité de pilotage du Contrat de développement et de transformation (volet communes) en présence des représentants de l’État, du Pays, de l’assemblée de la Polynésie française, du Syndicat pour la promotion des communes et des maires représentant chaque archipel. Dans la continuité du précédent contrat de projets (volet communes), ce dispositif permet de décliner le soutien financier aux communes en matière d’investissement sur les trois services publics environnementaux :

  • Assainissement des eaux usées
  • Alimentation en eau portable
  • Gestion des déchets

Cette séance a permis de valider la programmation des financements au soutien des projets communaux pour 2022. Cette programmation représente des investissements de plus de 2,2 milliards de Fcfp TTC, soutenus par l’État et le Pays à hauteur de plus d’1,7 milliard de Fcfp (à parité État-Pays), le solde du financement restant à la charge des communes, soit par autofinancement, soit par appel à d’autres dispositifs de financements publics (OFB, ADEME).

Tous les détails dans le communiqué ci-dessous :

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