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« LIBRE OPINION » – La rédaction de PPM partage avec ses lecteurs une tribune envoyée par l’un de ses abonnés au sujet de la Contribution pour la solidarité (CPS). Merci au « Casque à pointe » ! 

« Depuis le 1er avril 2022, la contribution sociale est entrée en vigueur au Fenua, suscitant maintes controverses parmi la population, les syndicats, ou encore les chefs d’entreprises.

Cette nouvelle taxe, rappelons-le, s’appliquera sur toutes les opérations commerciales, sur toutes les transactions entre l’importateur, les intermédiaires jusqu’au consommateur final. Selon les prédictions, les prix pourraient augmenter entre 10 et 15 %.

Le gouvernement n’a eu de cesse de marteler à qui voulait l’entendre, qu’il n’y avait pas d’autre alternative, que ce choix était rendu nécessaire afin de pouvoir continuer à verser les retraites, les allocations, et sauver la PSG.

La CPS avait pourtant déjà bénéficié de 9,6 milliards en 2020 et de 7 milliards supplémentaires grâce au dernier PGE obtenu par le Pays en 2021, soit presque 17 milliards en deux ans !

Selon les données que nous avons pu récolter sur l’inflation dans les pays de la zone Euro, l’inflation entre 2021 et 2022 oscillait entre 1 à 4 %. Les prévisions, pour 2023, situe cette inflation à environ 3 % pour le premier semestre pour revenir à environ 1,8 % sur le second semestre 2023. (source : https://data.oecd.org/fr/price/previsions-de-l-inflation.htm)

L’inflation aux États-Unis se situait sur le dernier semestre 2021 entre 5 et 7 % (source : https://www.francetransactions.com/actus/news-taux/l-inflation-de-7-5-en-janvier-2022-aux-usa-fait-grimper-les-taux-d-interets-us.html).

Elle vient de passer un record historique depuis 1982 à 7,9 % en février 2022 (source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/10/l-inflation-atteint-un-record-de-7-9-en-fevrier-aux-etats-unis_6116972_3234.html).

Nous pouvons donc aisément nous poser la question de savoir pourquoi le gouvernement a choisi de mettre en vigueur cette taxe au 1er avril dernier.

Il faut savoir que l’inflation touche actuellement beaucoup de secteurs : le bâtiment, l’automobile, les banques, les assurances, l’achat de matières premières, de céréales, etc.

Cette inflation existe depuis plusieurs mois. Les frémissements et les signes d’une inflation galopante ne sont donc pas quelque chose que l’on pouvait sciemment ignorer.

Cela pose dès lors la question sur les taxes perçues par le gouvernement à l’importation. Ces diverses taxes que la plupart des gens ignorent, mais qui rapportent une manne financière très confortable.

Si l’on part du constat que tous les prix d’achat ont augmenté, on peut donc en conclure que les taxes à l’importation ont également augmenté.

Si les taxes à l’importation augmentent, pourquoi alors faire supporter à la population une taxe sociale de 1 % lorsque l’on sait que l’inflation ne cesse d’augmenter et donc alimenter les caisses du Pays ? Comment expliquer à la population des îles qui vit de la pêche, de l’agriculture, du coprah, de la perle, de la vanille, du système D parfois, que le gouvernement a décidé d’amputer encore un peu plus leur pouvoir d’achat ? Comment expliquer à cette même population que ce même gouvernement ne fait aucun effort sur les dépenses publiques et qu’il choisit même de les augmenter ?

Ce paradoxe n’est pourtant pas le premier du gouvernement de M. Fritch.

Cette taxe pourrait cependant mettre bien des familles sur le carreau. Il aura fallu plusieurs heures de négociation pour obtenir péniblement 2 % d’augmentation du SMIG, et voilà que le cadeau de Noël offert par M. Fritch en décembre a déjà fondu comme neige au soleil. »

Le casque à pointe

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