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Ce slogan publicitaire inventé dans les années 1970 n’est pas lettre morte pour notre Président du Pays, qui paraît vouloir s’instituer « grand communiquant » s’il en est…

Comme certains esprits adeptes de modernité technologique dont les évolutions paraissent bien avoir acquis vocation à bousculer nos idées, voire modifier nos comportements, les professionnels de la publicité se sont emparés de ces moyens pour agir sur les « consommateurs » que nous sommes.

L’avènement du digital, les multi-écrans, ou autres portables, bref, les multiples évolutions technologiques, qu’on le veuille ou non ont bousculé notre quotidien et modifié les rapports que nous entretenons à l’image, comme à l’écrit (la loi du marché est impérieuse !). Pour capter une audience devenue des plus « volatile » et changeante, on pourrait imaginer la nécessité d’une refonte complète des modes rédactionnels.

L’observation attentive demande cependant à réfléchir sur des conclusions quelque peu hâtives. En effet, que ce soit sur smartphone ou sur tablette, l’internaute utilisateur va consacrer beaucoup de son temps à la lecture. En contrepartie, compte tenu de l’abondance et de la diversité des contenus, il consacrera moins de temps par article.

« Si nous voulons publier, soyons concis ! », pourrait être le slogan de la modernité ! A contrario du discours classique dans lequel Boileau (XVIIe siècle) donnait au rédacteur ce conseil : « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Cependant la concision, en politique, n’est pas toujours la tasse de thé et les trop longs discours sont toujours d’actualité… pour certains, mais pas pour notre Président Moetai !

Ce cher Président voyageur (c’est pour cela qu’ils est « cher » !) a compris avant beaucoup d’autres ici, que l’explosion des plateformes sociales de toutes catégories dessine de nouveaux contours aux publications basées sur l’image.
Quel que soit le « visuel », image, vidéo ou autre, il faut le rendre attractif, coloré, lumineux, artistique…

Mais attention ! ce type d’activité n’est pas sans revers.

Que ce soit la dernière escapade territoriale du gouvernement sur une barge trop lourde, heurtant malencontreusement le corail à Teahupo’o, ou bien comme dans l’organisation du « petit train du handicap » dans une ville déjà bien impropre à une déambulation normale, il convient de bien distinguer « information » et « communication ».

Ces deux mots qui semblent d’un premier abord signifier des éléments très semblables, revêtent en fait deux notions distinctes, dont on ne peut imaginer qu’elles ne soient pas connues de Moetai…
Les « outils » de transmission d’information, de plus en plus sophistiqués, ne sont pas de bons outils de communication… laquelle nécessite l’établissement d’un courant d’échange entre l’émetteur et le récepteur. L’information est une transmission de données ou de contenu qui peut se faire dans les deux sens ; la communication suppose une relation d’échange (opinions, pensées…).

Dans les deux exemples cités plus haut je ne vois pas d’échange de ce type. Que veut-on nous dire …

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