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Carole Atem vous propose ce mois-ci un sonnet de sa composition.

Dans les plis duveteux d’un nuage soyeux,

Un sapin merveilleux escaladait les cieux.

Du doux balancement de son chef élastique,

Il saluait le monde en un geste onirique.

Son corps échelonné déroulait ses degrés

Sur le marbre opalin des matins chamarrés.

Mais la griffe du vent et la scie implacable

Ont brisé sans délai sa colonne admirable.

Tout change et tout s’en va, il n’y a rien qui demeure.

Tout un chacun le sait, et cependant l’on pleure.

La voix de la raison parle sans concessions

Une langue de fer qui tranche les passions.

C’est l’amour qui perdure au-delà de nos peines,

Quand le cœur apaisé s’affranchit de ses chaînes.

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