Retour

Tous les vendredis, dans PPM, ne manquez pas « L’essentiel de la semaine (LEDLS) », avec le meilleur de l’actualité à retenir…

Agence de développement économique : situation cocasse après le débarquement du tout nouveau directeur…

Coup de tonnerre dans le milieu de l’administration avec l’annonce par le Pays de l’abrogation de l’arrêté de nomination de Monsieur Stéphane Durand aux fonctions de directeur de l’Agence de développement économique, entériné mercredi en conseil des ministres et publié au Journal officiel. Le gouvernement a en effet expliqué qu’il a appris le lendemain que « l’intéressé a dissimulé des informations importantes dans son dossier de candidature, à savoir qu’il fait l’objet d’une enquête administrative au sein de son administration d’origine, l’aviation civile d’État, et qu’il a été mis fin d’autorité à ses fonctions en avril 2022 ». Selon la Présidence, « ces informations importantes ont été sciemment dissimulées par l’intéressé » et portent « atteinte à l’indispensable confiance qui doit exister entre son employeur, le gouvernement de la Polynésie française et l’intéressé ».

C’est pourquoi, le gouvernement a pris la décision d’abroger l’arrêté de nomination de Monsieur Stéphane Durand, qui était directeur par intérim du service d’État de l’aviation civile en Polynésie française (SEAC-PF) depuis le 1er novembre 2018, après avoir succédé à M. Philippe Tiercelin. Pour rappel, l’Agence de développement économique (ADE) a été créée en octobre 2021, dans le but de « contribuer à la création des conditions d’une croissance économique durable, un environnement dynamique, un climat des affaires serein et de nouvelles opportunités d’emploi ». Les bureaux de l’ADE se situent au sein de l’immeuble de la Polynesian Factory (voir photo), dont la vocation est d’être le lieu d’expression des communautés innovantes de Polynésie.

Cette décision, qui sera publiée au Journal officiel, apparaît bien sûr justifiée, mais cela interroge tout de même sur le manque de précaution du Pays avant de nommer une personne à un poste important. Le gouvernement semble avoir confondu vitesse et précipitation… Il aurait été judicieux de mener une enquête en amont afin d’éviter cette situation brouillonne pour ne pas dire cocasse !


Indice des prix à la consommation : +6,9 % en 1 an…

En juillet 2022, l’indice des prix à la consommation augmente de 1,6 % et s’établit à 107,12, essentiellement en raison de la hausse de 7,9 % des prix des transports, de 0,6 % des prix de la division logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles et de 0,4 % du prix de la division hôtellerie, café, restauration. Entre juillet 2021 et juillet 2022, l’indice général des prix à la consommation augmente de 6,9 % (lire le compte-rendu du conseil des ministres ci-dessous).

Régime des salariés : un déficit de 5 milliards de Fcfp

Au 31 décembre 2021, le déficit global du régime s’élève à 5, 094 milliards Fcfp, résultat final qui s’aggrave à hauteur de 35 % par rapport à l’exercice 2020 (- 1,812 milliard de Fcfp), et ce en raison d’une inflation continue des dépenses de santé (lire le compte-rendu du conseil des ministres ci-dessous).…


Compte-rendu du conseil des ministres

Découvrez le compte-rendu du conseil des ministres du 17 août 2022 ci-dessous :


Épreuves de surf des Jeux olympiques 2024 en Polynésie : la feuille de route est signée

Le séjour au Fenua de Tony Estanguet, président de Paris 2024, s’est soldé par la signature de protocoles et accords structurants (convention cadre et protocole d’État) qui fixent les missions et responsabilités de chacun des acteurs. L’organisation retenue repose sur un partage des compétences entre l’organisateur, Paris 2024, l’État et la Polynésie française. Ainsi, Paris 2024 aura la responsabilité de la sécurisation intérieure des sites officiels olympiques. L’État sera garant de la sécurité et de la sûreté à l’extérieur des sites olympiques, tandis que le Pays interviendra dans ses domaines de compétence propre, en matière de santé notamment.

Toutes les informations dans les communiqués ci-dessous :


Arrivée samedi dernier du vol inaugural d’Air Rarotonga

Le vol inaugural d’Air Rarotonga s’est posé le 13 août sur le tarmac tahitien. Le président Édouard Fritch tout comme le Premier ministre Mark Brown se sont félicités de ce pas déterminant franchi dans les relations entre les deux pays et essentiel pour le développement touristique des Îles Cook qui a énormément souffert de l’isolement consécutif à la crise Covid. Ce vol entre dans le cadre des accords passés entre les Îles Cook et la Polynésie française, et respectivement les compagnies internationales Air Tahiti Nui et Air Rarotonga, permettant à Air Rarotonga d’ouvrir une liaison vers les États-Unis et l’Europe, via Air Tahiti Nui et la plateforme internationale de Tahiti-Faa’a.

Jusqu’à présent, cette liaison obligeait les ressortissants des Îles Cook et les touristes désireux de se rendre à Rarotonga de passer par Auckland. La moitié des places de ce vol inaugural était de surcroît réservée aux premiers passagers en continuation sur les États-Unis.

Il est à noter qu’actuellement ce sont les Îles Cook qui assurent la présidence du PLG, le Polynesian Leaders Group. La Polynésie française doit normalement reprendre la présidence du PLG cette année jusqu’en 2023. Reste à convenir des échéances mutuelles qui contraignent encore cette passation de flambeau entre les deux pays, alors que se dessinent plusieurs rendez-vous internationaux régionaux d’ici la fin de l’année.


Remise des diplômes de l’École de commerce de Tahiti

« Vous êtes un atout essentiel pour notre pays car vous incarnez une jeunesse diplômée, formée et dynamique », a salué Fritch en assistant jeudi à la remise des diplômes de l’École de commerce de Tahiti (ECT). C’est la dixième cérémonie que la Présidence accueille, depuis la création de l’école en 2010, émanation de la CCISM. Une cérémonie pleine d’émotion pour ces 19 étudiants, vêtus de leur toge universitaire noire de fin d’étude et de l’étole de l’ECT, désormais titulaires d’un diplôme de responsable de gestion obtenus après trois années d’études, dont douze mois de stage en entreprise.

La cérémonie s’est achevée sur le traditionnel lancé de mortier qui marque la célébration de remise des diplômes dans la tradition des écoles de commerce. Ce chapeau universitaire carré représente à la fois, la fin de la vie d’étudiant ; l’aboutissement de plusieurs années de travail ; la réussite universitaire ; l’appartenance à un réseau professionnel et universitaire, celui des Alumni de l’ECT ; et la réputation de l’école polynésienne qui a su gagner ses galons et sa notoriété au fil des années. Quelque 27 étudiants sont attendus pour la rentrée de septembre prochain.

Avec communiqués

Photos : Droits réservés

Partage