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Tous les vendredis, retrouvez « L’essentiel de la semaine (LEDLS) » dans PPM, pour ne retenir que le principal de l’actualité…

Shell Va’a a remporté la course mythique de Hawaiki Nui Va’a, qui faisait son grand retour cette année. L’équipe au coquillage signe ainsi une troisième victoire consécutive et repart avec un nouveau trophée perpétuel.

Hawaiki Nui 2022 : Shell Va’a gagne la course mythique

Si les rameurs de l’équipe au coquillage ont terminé 3e de la dernière étape reliant Taha’a à Bora Bora (58 km), derrière Air Tahiti et Team OPT, ils ont gagné les deux précédentes courses et arrivent donc en tête au classement général.

En effet, l’équipe de Shell a bouclé la première étape (Huahine/Raiatea, 46 km) en 4 heures, 10 minutes et 18 secondes, puis la deuxième (Raiatea/Taha’a, 26 km) en 1 heure, 59 minutes et 16 secondes après une arrivée au coude-à-coude face à Hinaraurea.

Au final, Shell Va’a se hisse en haut du classement et signe une troisième victoire consécutive à Hawaiki Nui Va’a (éditions 2018, 2019 et 2022, celles de 2020 et 2021 ayant été annulées pendant la crise sanitaire), ce qui lui vaut de décrocher en plus un nouveau trophée perpétuel.

Bravo à tous les participants, merci pour le superbe spectacle offert !


Affaire JPK : la mise en examen de Francis Stein confirmée

La chambre de l’instruction n’a pas retenu la requête en nullité de la mise en examen de Francis Stein, dans le cadre de la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud, dit JPK, en décembre 1997. Comme le rappelle Tahiti Infos, la Cour de cassation avait annulé, en septembre 2021, pour vice de procédure l’arrêt de cette même chambre de l’instruction – autrement composée – qui avait déjà confirmé, en septembre 2020, la mise en examen de l’ancien directeur de la Culture et du Patrimoine.


Ouverture de l’hôtel Kon Tiki prévue en 2023

Inauguré en 1974, cet hôtel avait été baptisé en référence au célèbre radeau sur lequel le Norvégien Thor Heyerdahl avait tenté une traversée romanesque du Pacifique d’Est en Ouest, en 1947, pour rejoindre les îles de Polynésie depuis les côtes du Pérou. Ce fleuron de l’hôtellerie polynésienne urbaine a été laissé en friche depuis 2009.

Parfaitement situé et proposant une des plus belles vues depuis les étages supérieurs, les nouveaux propriétaires ont décidé de redonner vie à cet immeuble devenu un des symboles de la ville de Papeete. Le projet de réhabilitation de l’établissement Kon Tiki consiste en la réalisation de deux types d’hébergement touristique qui est un appartement/hôtel et un POD hôtel.

Le produit Appart/Hôtel disposera de 38 unités d’hébergement, d’une capacité d’accueil de 104 personnes comportant chacun un coin cuisine, réparties aux étages R+2 à R+6, alors que le POD Hôtel se définit comme un hôtel capsule, et comportera 24 cabines d’une capacité d’accueil totale de 48 personnes.

L’établissement va également proposer un espace de restauration valorisant nos surfeurs locaux et un roof top offrant une magnifique vue sur la ville et la rade de Papeete avec Moorea en arrière-plan.

Ce programme d’investissement a bénéficié du soutien du Pays et de l’État pour financer les travaux dont le coût global s’élève à près de 830 millions de Fcfp. L’ouverture officielle de l’établissement est fixée en début d’année 2023 dès lors que l’ensemble des travaux et finitions sera finalisé.


Un « fare d’accueil » à Huahine

L’île de Huahine, première étape de la course mythique Hawaiki Nui Va’a, a inauguré son « fare d’accueil » construit en plein cœur du village de Fare. Les travaux, menés par l’entreprise Teheiura basée, ont duré huit mois pour un investissement de 21 millions de Fcfp.

Considérée comme l‘île authentique des Raromatai, Huahine compte parmi les principales escales de paquebots de croisière. En effet, ce sont 96 escales comptabilisées depuis le début de l’année, avec le passage de 9 navires différents, et plus de 20 000 passagers ayant transité sur l’île. Elle reste également une destination privilégiée des navires de charter nautique, lesquels constituent aussi un flux touristique important.


Commune de Rurutu : les recommandations de la CTC

La Chambre a procédé au contrôle de la commune de Rurutu au cours de la période de 2017 à nos jours. Dans la mesure du possible, ce contrôle a tenu compte des caractéristiques de la commune, en particulier son éloignement de Tahiti.

Il a porté sur l’organisation et le fonctionnement des services, la fiabilité des comptes et la situation financière, ainsi que sur les services publics environnementaux (alimentation en eau potable, collecte et traitement des déchets, et assainissement des eaux usées).

L’organisation administrative de la commune se caractérise par une faible formalisation, ce qui a pu conduire à des difficultés concrètes de gestion et de suivi des dossiers, par exemple lors du départ imprévu du secrétaire général des services. Dans le domaine de la gestion des ressources humaines, la Chambre invite la commune à mettre en place un règlement intérieur et à rédiger des procédures. Elle prend note de l’engagement de la commune à mettre en place ces éléments.

Le renforcement des outils de gestion des ressources humaines est d’autant plus indispensable que la commune se singularise par le fait de ne compter que 4 agents permanents à temps plein (sur 53 agents permanents), ce qui nécessite un suivi précis du temps de travail et une organisation réactive. La commune est par ailleurs invitée à respecter les obligations afférentes à la fonction publique communale (FPC) suite à l’intégration récente des agents dans cette fonction publique, en particulier l’évaluation annuelle des agents.

La situation financière de la commune se caractérise par une capacité d’autofinancement insuffisante.

Deux investissements importants sont envisagés au cours des prochains exercices, au cours de la même période.

D’une part la mise en œuvre d’un « pôle économique et culturel » dans le cadre du projet de réfection de la zone d’accueil de l’aéroport, évalué à 260 MF CFP et d’autre part, les investissements nécessaires à la mise en œuvre de la compétence assainissement, que les communes se doivent d’exercer (157 MF CFP TTC à réaliser dans les cinq ans et des coûts de fonctionnement à prévoir) ainsi que les charges à prévoir pour financer le rapatriement des déchets recyclables à Tahiti.

Il n’est pas acquis que ces investissements, et surtout les coûts de fonctionnement et de maintenance induits par ces nouveaux projets, soient pris en charge par un niveau élevé de subventions.

La Chambre recommande donc à la commune de restaurer un niveau de capacité d’autofinancement qui soit au moins égal à 8 % des produits de gestion, correspondant au niveau de 2020. Pour atteindre ce niveau d’autofinancement, la commune doit utiliser les différentes marges de manœuvre dont elle dispose en recettes, notamment la mise à jour de la liste des redevables du service ordures ménagères et la tarification des services de distribution d’eau et de collecte des ordures ménagères. Les dépenses de personnel, avec de nombreux agents à temps non complet, constituent la principale source de réduction potentielle des dépenses.

La Chambre a également contrôlé la mise en œuvre des compétences environnementales (eau, assainissement des eaux usées, collecte et traitement des déchets) par la commune.

L’exercice de ces compétences appelle les observations suivantes.

L’alimentation en eau potable se caractérise par un taux de potabilité proche de 100 %, ce qui constitue un résultat remarquable pour une île isolée. Contrairement aux autres services municipaux, l’organisation et le fonctionnement du service hydraulique font l’objet d’une formalisation ainsi qu’en témoignent des comités de pilotage réguliers, et la rédaction de procédures, ce qui contribue aux performances constatées. Afin d’atteindre une potabilité intégrale, le service hydraulique est invité à encore améliorer la maintenance et le fonctionnement des installations, et à appliquer les procédures dédiées. Si l’équilibre du budget annexe par les produits du service n’est pas obligatoire compte tenu de la strate démographique de la commune, la situation financière de la commune nécessite la recherche de nouvelles ressources. Dans cette perspective, la Chambre invite la commune à mettre en œuvre une progression du tarif de l’eau, par exemple en créant de nouvelles tranches de consommation, permettant une acceptabilité sociale de cette augmentation.

Pour l’exercice de la compétence déchets, les principaux axes d’amélioration portent sur la nécessité de reprendre le rapatriement des déchets recyclables à Tahiti, arrêté depuis une dizaine d’années, par exemple en se regroupant avec d’autres îles des Australes qui pratiquent ce rapatriement, ou en s’inspirant de leurs pratiques. En l’absence de budget annexe dédié aux déchets, la commune n’affiche pas le déficit lié à l’exercice de cette compétence. Or le déficit annuel est évalué à environ 19 MF CFP. La Chambre recommande dès lors la création d’un budget annexe dédié, obligatoire pour un service public industriel et commercial. Si elle participe à la transparence sur les coûts de gestion de cette compétence, la création de ce budget annexe n’a pas, en tant que telle, d’incidences financières. Même sans budget annexe, le déficit de ce service contribue déjà à une situation financière dégradée.

Compte tenu du nombre d’habitants, la commune n’a pas l’obligation d’équilibrer ce budget par les seules recettes du service (la REOM). Pour autant, la fragilité de sa situation financière doit inciter la commune à augmenter les recettes de ce service selon deux modalités. D’une part, en généralisant la facturation, une étude ayant estimé qu’environ 158 utilisateurs ne seraient pas facturés par la commune. D’autre part, en étudiant une progression du montant de la REOM pour qu’elle demeure socialement acceptable.

À l’instar de nombreuses communes de Polynésie française, la commune de Rurutu n’exerce pas encore la compétence d’assainissement des eaux usées, qui implique notamment le contrôle des installations des particuliers et le traitement des matières de vidange. Afin de préparer l’exercice de la compétence communale avant la date butoir du 31 décembre 2024 fixée par le Code général des collectivités territoriales, la commune a entamé la rédaction de son schéma directeur d’assainissement des eaux usées. Ce dernier met en évidence un taux élevé de non-conformité des installations et la nécessité de créer un service chargé du contrôle de celles-ci. La Chambre invite la commune à mettre en œuvre à court terme les préconisations du schéma directeur.

Recommandation n° 1 : Renforcer, dès 2022, les informations transmises au Conseil municipal en amont des séances.
Recommandation n° 2 : Mettre en place un inventaire communal dès 2023.

Recommandation n° 3 : Dégager, à compter de 2023, une capacité d’autofinancement au moins égale à 8 % des produits de gestion.

Recommandation n° 4 : Mettre en place, dès 2022, un budget annexe ordures ménagères.

Recommandation n° 5 : Étudier, dès 2022, les modalités de rapatriement des déchets recyclables à Tahiti.

Lire le rapport complet de la CTC ci-dessous :


Compte-rendu du conseil des ministres

Lire le compte-rendu complet du conseil des ministres du 26 octobre 2022 ci-dessous :


Inauguration du Consulat général d’Australie à Papeete

À l’occasion de la visite officielle de la ministre des Affaires étrangères d’Australie, Penny Wong, le Consulat général d’Australie à Papeete a été inauguré officiellement. Pour les autorités, l’implantation d’un Consulat général australien en Polynésie française témoigne du « renforcement des liens entre la France et l’Australie ». Elle est également « le symbole d’une coopération régionale qui vise à répondre aux défis auxquels font face les pays insulaires du Pacifique ».


Baptême de l’hélicoptère Dauphin

L’hélicoptère Dauphin N3+ destiné à la frégate de surveillance le Prairial succède à l’Alouette III. Il participera aux missions de polices des pêches et de surveillance maritime, aux missions militaires et de coopération dans le Pacifique, de l’Amérique latine jusqu’en Asie ainsi qu’aux exercices majeurs comme Unitas en Amérique latine, Rimpac à Hawaii et Marara en Polynésie.

Avec communiqués

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