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Tous les vendredis, retrouvez « L’essentiel de la semaine (LEDLS) » dans PPM, pour ne retenir que le principal de l’actualité…

Vaitavatava : un nouveau projet de réhabilitation et de cohésion de l’OPH au travers du street-art

L’Office polynésien de l’habitat (OPH) lance pour la troisième fois cette année une opération de réhabilitation et de cohésion sociale dans ses résidences au travers du street-art.

Après les murs de la maison de quartier de la résidence « Titaaviri » à Papeari, puis les 2 000 m² de surfaces intérieures et extérieures de la résidence « Luine » à Papeete, c’est au tour de la résidence « Vaitavatava » à Papeete également de se prêter au jeu.

Une fresque de 700 m² habillera la façade extérieure de la résidence côté rue, et illustrera des scènes de vie du quotidien polynésien et une légende ancestrale de Huahine (terre d’origine de nombreuses familles résidant « Vaitavatava ») : il s’agit de la légende de Hotu Hiva, princesse qui donna naissance à 8 enfants, qui devinrent les 8 districts de l’île.

L’élaboration des thèmes a été faite en étroite collaboration avec l’Association « Vaitavatava Matairea », présidée par Daniel Faehau, dont l’implication des membres a rendu possible la mise en œuvre de ce projet.

L’artiste française Sarah Viault et les Polynésiens Hoanui, Rival, Richard Barri et Tearii Flohr prendront sous leur aile quatre artistes en herbe de la résidence, ainsi que André Tahi, habitant de la résidence « Luine » et révélé lors du projet Te ao ninamu. Les artistes peintres ont démarré leur travail sur la façade hier, jeudi 10 novembre, et vivront en immersion dans le rythme de la résidence et de ses habitants.

Au-delà d’une simple réalisation artistique, c’est « une démarche innovante de réhabilitation, de cohésion, de revalorisation et de partage ». Avant d’accueillir la peinture, des travaux de rénovation ont été engagés sur l’étanchéité, les descentes d’eaux pluviales, les ouvrages métalliques des façades (claustra, protections des fenêtres, cloisons en bois, etc.). Puis, de par leur implication pour donner vie à ce projet, les habitant s’approprient les œuvres et en deviennent les gardiens.

L’œuvre de « Vaitavatava » est le fruit d’un partenariat entre l’OPH, le festival international de graffiti et street-art ONO’U pour la quatrième année consécutive, et pour la première fois, le groupe Pacific Beachcomber, qui œuvre pour « un développement durable de la Polynésie basé sur le respect de l’environnement, la promotion du patrimoine culturel et naturel et des retombées sociales et économiques pour les populations locales ».


Moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds polynésiens

Sur proposition du président de la Polynésie française et après avis du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) rendu le 2 septembre dernier, le conseil des ministres a validé la transmission à l’assemblée de la Polynésie française d’un projet de moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds polynésiens.

Ce projet de moratoire, qui prend la forme d’une déclaration solennelle, permet à la Polynésie française de se positionner fermement en faveur de la protection et la gestion durable de ses espaces et de ses espèces. Il engage par ailleurs le Pays dans une stratégie d’acquisition de connaissances, scientifiques et traditionnelles, afin d’en inventorier et cartographier les composants.

Et dans ce cadre, le Président a insisté sur « la nécessité de poursuivre les actions mises en place pour remettre, sur toutes les cartes, les noms vernaculaires des sites polynésiens ».


Remise des Trophées du Numérique 2022

Les Trophées du numérique 2022 ont pour objectif d’encourager les initiatives privées dans la création, le développement et la mise sur le marché de projets numériques réalisés en Polynésie française, afin de développer de nouveaux produits et/ou services sur des thématiques qui intéressent notre société.

La spécificité de cette année est que les Trophées du Numérique, sont des trophées numériques. En effet, la Direction générale de l’économie numérique (DGEN), dirigée par Tevaite Pugin, a souhaité moderniser les traditionnels trophées en nacre ou en bois, en réalisant des trophées digitaux, tout en gardant une pointe culturelle. C’est ainsi que la DGEN opta pour des trophées en NFT (« Jeton non fongible », de l’anglais non-fungible token). Les NFT sont des actifs numériques uniques, qui ont une réelle valeur.

1er prix – NIU PAY – SAS EGPF Polynésie, Fabrice Luciano

2e prix – EAPPTTITUDE – SARL Exotic Garden, Maiti Rossoni

3e prix – HELLO SCCOT – SARL Hello Scoot, Arthur Ceccaldi

Prix spécial – SANDAL’IA – SAS Maison Mata’i, Samir Touati

La ministre en charge du Numérique s’est dit « très fière que la Polynésie détienne des porteurs de projets innovants, qui ne peuvent qu’être bénéfique pour la population ».


Le navire de pêche Tuarere échoué à Tikehau : alerte à la pollution !

Le JRCC Tahiti (Centre de coordination de sauvetage en mer aéromaritime) nous informe que le navire de pêche Tuarere – PY2217, s’est échoué sur le récif de Tikehau la nuit du dimanche 6 novembre.

Les 5 marins sont sains et saufs, ils ont été récupérés et sont en sécurité à terre. Les circonstances exactes de cet échouement ne sont pas encore connues.

Aussi, une pollution a été constatée mercredi. Le Haut-commissariat a alors mobilisé, hier matin, le Dauphin inter-administration pour évaluer l’ampleur de la pollution. Une nappe de plusieurs centaines de mètres de carburant léger a été observée hors lagon, en direction du large.

La nappe est en cours d’évaporation et de brassage. Les opérations de déséchouement et de pompage du carburant à l’intérieur du navire ont commencé hier.

À cette occasion, le JRCC rappelle les bons réflexes à adopter en cas de découverte d’une pollution en mer :

  • Récolter des informations pour une description précise : prendre des photos, localiser la pollution, prendre la date et l’heure, regarder s’il y a des navires à proximité, identifier la couleur, le type ou encore la taille.
  • Appeler le JRCC par téléphone sur le 16 (appel gratuit) ou par VHF canal 16.

Pour information, les pollutions en mer peuvent être de plusieurs types :

  • Nappes d’hydrocarbures ou autre produits polluants
  • Déchets flottants ou immergés
  • Conteneurs ou fûts dangereux

Rapport de la CTC : Association Rahu Ora – Agence immobilière sociale de Polynésie française (AISPF)

Inspirée du modèle métropolitain des agences immobilières à vocation sociale (AIVS), l’agence immobilière sociale de Polynésie française (AISPF) créée en 2008 a pour objet de soutenir les bénéficiaires en difficulté financière (familles, étudiants boursiers, jeunes travailleurs) à se loger convenablement dans le parc immobilier privé et d’accompagner notamment les familles dans un projet de vie pour acquérir au bout de 24 mois une autonomie financière.

Chargée d’identifier des logements, de les louer et de les mettre à disposition en échange d’une contribution mensuelle financière modeste (représentant 1/3 du loyer pour les familles, 15 000 F CFP pour les étudiants et 20 000 F CFP pour les jeunes travailleurs), l’association fonctionne grâce à l’attribution conséquente d’une subvention du Pays qui représente en moyenne 80 % de ses produits totaux chaque année.

Cette association, dont la gestion est globalement positive et l’utilité avérée, appelle cependant les remarques suivantes.

Fonctionnement

Ce dispositif, qui institue un système de garantie publique du paiement des loyers aux bailleurs privés, a permis d’augmenter considérablement le parc de logement proposé par l’AISPF entre 2016 et 2021 (de 141 à 248) et le nombre total de bénéficiaires suivis (de 164 à 305).

Pour autant, bien que le parc soit en forte croissance à partir de 2017 avec le doublement de la subvention annuelle qui lui était attribuée (subvention passée de 150 à 300 MF CFP) et malgré un déploiement progressif de ses moyens (renfort en personnel, agrandissement du siège, logiciel dédié…), l’AISPF ne parvient pas à utiliser intégralement la subvention octroyée chaque année par le Pays, sauf en 2021. Entre 2016 et 2021, l’AISPF ainsi consommé 1,37 MdF CFP sur les 1,65 MdF CFP, soit 83 % des financements publics dédiés. La mise en place tardive des fonds, des dossiers transmis par les services sociaux non éligibles au dispositif de l’AISPF et des capacités malgré tout limitées de l’agence pour accompagner les bénéficiaires expliquent cette situation.

Les dossiers recensés par les services sociaux et instruits par l’AISPF, soumis à des conditions de ressource à ne pas dépasser, mettent en exergue une forte sélectivité, notamment pour le dispositif « familles ». En moyenne 45 % des dossiers présentés reçoivent un avis favorable, en raison de la nécessité d’avoir des projets de vie solides et une solvabilité a minima des ménages pour ne pas mettre en péril le modèle économique de l’association (risque d’impayés). Ces deux éléments de sélection mériteraient d’être précisés dans le règlement intérieur afin d’objectiver davantage les décisions pour les personnes non retenues et les services sociaux qui la saisissent.

En 2021, à l’issue des deux ans du dispositif de l’AISPF, 52 % des bénéficiaires « familles » de l’AISPF ont intégré le parc privé classique, 22 % ont bénéficié d’une attribution de logement social et 26 % ont dû retourner vivre en famille élargie.

Fiabilité et analyse financière

Les comptes de l’association, révisés par un expert-comptable et certifiés par un commissaire aux comptes, respectent les écritures prudentielles liées à son activité de location, notamment le risque de créances irrécouvrables, avec des impayés qui ne cessent de progresser sur la période sous revue. L’AISPF comptabilise plus de 37,7 MF CFP de créances douteuses au 31 décembre 2021.

Avec des frais de structure maîtrisés compte tenu d’outils adéquats, de procédures de contrôle interne et d’augmentation des charges de personnel proportionnelles à l’activité de l’agence, chaque année 84 % des dépenses totales de l’AISPF sont consacrées effectivement aux logements des bénéficiaires.

Même si les charges de structure et de personnel de l’association ont augmenté, corrélativement à l’augmentation de son activité, le niveau de produits, particulièrement élevé chaque année, et une gestion prudente, lui permettent d’enregistrer systématiquement des résultats bénéficiaires. Au 31 décembre 2021, avec désormais plus de 344 MF CFP de fonds propres (reports à nouveau et résultats de l’année), ces derniers ont été multipliés par trois entre 2016 et 2021.

Une association n’ayant pas vocation à thésauriser, ces excédents doivent interpeller tant le financeur public que la gouvernance de l’association. Si  l’AISPF justifie le niveau élevé de ses excédents annuels pour faire face, le cas échéant, à l’hypothèse d’une cessation du dispositif et la nécessité d’honorer les loyers, cette situation interpelle néanmoins soit sur un niveau de subvention annuelle à diminuer, quitte à réorienter une partie de l’enveloppe de 300 MF CFP vers d’autres acteurs du logement social (ex : au profit de l’agence immobilière très sociale de Polynésie française, AISTPF, dont le début d’activité est prévu en 2023), soit sur une augmentation nécessaire du parc locatif de l’AISPF.

Gouvernance et évolution

Fortement attachée à son indépendance, notamment sur la durée maximale du dispositif et son attachement à la culture du loyer, l’AISPF respecte les modalités de la gouvernance associative posées par ses statuts (fréquence des réunions, quorum, procès-verbal (PV)…). Elle gagnerait encore à élargir ses instances à d’autres acteurs locaux (ex : office polynésien de l’habitat (OPH), associations…) pour que son projet puisse évoluer. De la même manière, des indicateurs d’activité plus détaillés et une répartition analytique des coûts par rapport aux objectifs assignés conventionnellement faciliteraient l’appréciation des résultats annuels par le Pays.

Jouant son rôle d’amortisseur social compte tenu de l’insuffisance de logement sociaux proposés par l’OPH et les organismes de logements sociaux privés (OLSP), et d’un parc privé de la zone urbaine de Tahiti, encore inaccessible pour une partie des polynésiens, l’AISPF reste un modèle utile ayant toute sa place dans le cadre de la politique publique de l’habitat 2021-2030.

Elle ne saurait toutefois suppléer sur le long terme les carences des différents opérateurs de logement social ou des services sociaux pour d’autres populations plus fragiles (logement très social).

Lire le rapport complet de la CTC ci-dessous :


Compte-rendu du conseil des ministres

Lire le compte-rendu complet du conseil des ministres du 9 novembre 2022 ci-dessous :


Transport scolaire du Terevau : la DGEE « regrette cette forme de communication et prend acte de ce revirement sans concertation »

« La gratuité du transport maritime pour les élèves et les étudiants entre les îles de Moorea et de Tahiti représente une dépense annuelle de 125 millions CFP pour le ministère polynésien de l’Éducation.

Au titre de la transparence de la commande publique, du bon usage des deniers publics et d’égalité devant la concurrence entre les sociétés de transport, la DGEE a lancé un appel d’offres en mai 2022 pour le transport des élèves et des étudiants entre Moorea et Tahiti.

Seules deux sociétés ont répondu : Aremiti et Terevau Piti (Vaera’i). La société Terevau a fait le choix de ne pas y participer. La DGEE ne peut pas rompre ce marché qui a été clos et attribué.

Pour ne pas être absente du transport d’élèves et d’étudiants, la société Terevau a décidé unilatéralement d’accueillir depuis le mois d’août à bord de ses bateaux des élèves et des étudiants en proposant des horaires différents de ses concurrents attributaires du marché. Elle décide, toujours unilatéralement, d’arrêter ce service et de l’annoncer sur les réseaux sociaux à deux jours de la rentrée. La DGEE regrette cette forme de communication et prend acte de ce revirement sans concertation.

La DGEE rappelle que dans le cadre du marché avec les sociétés Aremiti et Terevau Piti, tous les élèves et étudiants bénéficiaires du transport scolaire peuvent emprunter gratuitement, les navettes des compagnies attributaires du marché public. »

Communiqué de la DGEE


Décès de Jean-Yves Bambridge

Jean-Yves Tuterai Bambridge nous a quitté. Il était une grande figure du monde sportif et olympique polynésien.

Il a présidé en 1995 le Comité olympique de Polynésie française, ex-Comité territorial des sports, en succédant à Napoléon Spitz en plein Jeux du Pacifique. Jean-Yves Bambridge a lui-même été un athlète de haut niveau, puisqu’il était notamment spécialiste du 110 m haie et du 4×100 m avec ses collègues et amis Claude Dauphin, Joseph Ah-Si et Richard Bodin. Il était également membre de l’AS Aorai section athlétisme.

Jean-Yves était aussi connu pour sa joie de vivre, son humour, sa passion pour la musique. Il était d’ailleurs le président du Comité territorial de la musique en Polynésie française et militait pour fédérer toutes les associations de musiques polynésiennes afin de redynamiser la musique locale notamment qu’il sentait menacée.

Jean-Yves Bambridge laisse le souvenir d’un homme engagé, déterminé et généreux. Le Président et les membres du gouvernement s’associent à la peine de sa famille et de ses proches.


Festival des Australes « Farereira’a » à Tubuai

Une trentaine d’années s’est écoulée depuis le dernier Festival des Australes, organisé à Rurutu. Ce samedi 5 novembre, dans le village de Mataura à Tubuai, la culture Tuhaa Pae revit. Elle célèbre son grand retour avec l’ouverture de cette 2e édition baptisée « Te Farereira’a », qui se tiendra jusqu’ au 11 novembre.

La cérémonie d’ouverture fut un moment fort, haut en couleur, empreint de vives émotions, porté par les chants traditionnels chantés avec cœur et les orero déclamés avec ferveur, à travers lesquels les festivaliers exprimaient toute leur joie et gratitude d’être ici, présents pour vivre ce grand moment.

Au total, ce sont près de 500 festivaliers et accompagnateurs qui ont fait le déplacement depuis Rapa, Rimatara, Rurutu et Raivavae. Tour à tour, les délégations ont offert un spectacle de chants et de danses marqué par des mots de remerciement et de gratitude.

Avec communiqués

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