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Chers lectrices et lecteurs, un peu de légèreté ce mois-ci dans cette conversation littéraire, avec, pour point de départ, une remarque sans envergure particulière. Qui n’a pas vu fleurir, pendant la période de fête des mères et des pères, comme, d’ailleurs, à chaque occasion similaire, la panoplie publicitaire désormais habituelle, consacrée en grande partie à la téléphonie mobile ? Sans être sociologue, je ne crois pas prendre de risque en affirmant que le téléphone portable, synecdoque de l’ère informatique, est un vecteur de passion. Qu’il suscite enthousiasme, agacement, inquiétude ou méfiance, qu’il soit objet de désir ou de répulsion, ce condensé de technologie ne semble pas laisser grand monde indifférent dans les sociétés industrialisées.

Évidences, direz-vous. On me pardonnera ce préambule un peu… téléphoné. Si j’osais, j’enchaînerais avec une réflexion personnelle complètement anecdotique. Il s’avère que mon rapport à ce menu sésame social est assez relâché. L’idée d’être joignable (presque) partout n’est pas dénuée, pour moi, d’une espèce de vertige. Justement, l’envie me prend de partager avec vous un texte qui, au début du 20e siècle, décrit déjà ce sentiment : l’incipit de « L’Arrestation d’Arsène Lupin », première nouvelle de Maurice Leblanc dédiée au célèbre gentleman-cambrioleur, parue en 1907 dans Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. À sa manière, cet extrait est un classique : il inaugure, en pleine Belle Époque, une série de publications autour d’un personnage dont la longévité ne s’est pas démentie ; aujourd’hui portée à l’écran par Omar Sy, la geste lupinienne fait toujours partie du paysage artistique international …

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