Retour

Bientôt nous déciderons de renouveler ou maintenir celles et ceux à qui nous déléguons nos pouvoirs individuels, familiaux et sociaux. Jusqu’ici nous fûmes avec succès manipulés pour ne choisir qu’entre « Indépendance ou Autonomie ». Résultat : la Polynésie française figure sur la 3e marche du podium national de la corruption !

La propulsion de trois députés indépendantistes au palais Bourbon est davantage l’expression d’un ras le ‘umete de l’arrogance boulimique de nos gouvernants, que le choix de l’Indépendance. Nos députés en bleu se sont distingués par le port de tenues tropicales insulaires samoanes en pays tempéré continental européen ! Alors que tous trois ont effectué des études supérieures en Métropole et/ou aux USA en tenues adaptées au climat des lieux de formation…

Et puis, quelle indépendance ? Royauté ? République ? Présidentielle ? Parlementaire ? À vie ? Renouvelable ? Laïque ? Religieux ?

Quels systèmes : judiciaire ? Monétaire ? Éducatif ?

En l’absence de réponses, il y a fort à parier que leur parti bénéficiera bien moins de l’écœurement de la tambouille des actuels élus autonomistes.

Une chose est certaine, je ne voterai plus pour les champions nationaux de la corruption.

Pour ne pas voter blanc ou nul, je veux savoir qui s’engage :

– à recenser et assurer le suivi du niveau des ressources naturelles en eau, sables ; graviers et espaces naturels d’épanouissement et préservés.

– à mettre fin à l’irresponsable politique des cadeaux papa Noël avec l’argent public et les ressources naturelles.

La connaissance des ressources permettra de décider lucidement de la politique d’urbanisation, de répartition des espaces inextensibles de nos îles entre différentes activités. La stupide application sans nuances de règles de gestion d’espaces continentaux génère dans nos archipels : l’exclusion, la discrimination, la pauvreté, le désordre, la souffrance et l’angoisse.

À l’heure des crises climatique, énergétique et épidémique, il y a urgence à définir un cap.

Mais revenons à la gestion de nos rivières.

Ce qui pose problème est la Délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004.

Ce texte bafoue l’article 17 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Nul ne peut être privé arbitrairement de sa propriété ».

En 2004, nos élus ont décidé que tout ce que l’eau recouvre est domanial et que seul, un agent du service de l’Équipement définit la superficie à vous prendre.

Ainsi tout propriétaire d’une terre où passe l’eau même en filet, peut être dépouillé, sans avertissement, sans expropriation. Un escamotage ! Votre titre de propriété dûment enregistré et transcrit, ne vaut plus rien. Nul ne vous en informe !

Après avoir en vain, interpelé les services de l’Urbanisme, de l’Équipement, des Affaires foncières ainsi que les tribunaux administratif et foncier, je m’adresse aux candidats à nous gouverner.

Je voterai pour qui répondra positivement aux deux questions suivantes :

. « Cesserez-vous de déposséder arbitrairement la population que vous représentez ? »

. « Modifierez-vous la délibération de 2004 pour qu’elle respecte le Code civil et la Déclaration universelle des droits de l’Homme ? »

image_printImprimer/PDF

Laisser un commentaire

Partage