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Depuis plusieurs mois, la marina Taina, située à Punaauia, est confrontée à une recrudescence inquiétante de vols d’annexes et de moteurs de bateau. Les faits se produisent aussi bien dans l’enceinte de la marina – notamment au niveau du parking dédié aux annexes – que sur les voiliers amarrés sur bouée. Les vols surviennent majoritairement la nuit, en particulier durant les week-ends et les vacances scolaires.

Ras-le-bol chez les plaisanciers. Le vendredi 25 avril 2025, deux nouvelles annexes ont été dérobées, suivies d’un autre vol dans la nuit de samedi à dimanche. Ces incidents viennent s’ajouter à une longue série, et pourtant, selon l’Association des voiliers de Polynésie (AVP), les plaintes déposées à la gendarmerie de Punaauia ou de Faa’a ne semblent donner lieu à aucune enquête. De nombreux plaisanciers étrangers ne signalent même pas les faits, freinés par des difficultés linguistiques, l’absence de moyens de transport ou un manque de confiance dans les autorités.

Le préjudice est lourd : une annexe équipée d’un moteur peut coûter entre 400 000 Fcfp et 1 000 000 Fcfp. Sans ce moyen de locomotion, les plaisanciers ne peuvent plus accéder à leur embarcation. Le mode opératoire des voleurs est désormais bien connu. Ces derniers arrivent à la nage ou en pirogue durant la nuit, détachent discrètement l’annexe, se laissent dériver, puis s’enfuient avec le moteur – la coque étant souvent abandonnée plus loin.

« On a l’impression d’être des vaches à lait ! Pas une semaine ne passe sans qu’il y ait un vol à Taina. On ne se sent plus en sécurité alors que nous payons pour être à quai ou sur une bouée !« , tempête un plaisancier. « Ce n’est pas possible, il y a un véritable trafic, notamment de moteurs de 15 cv dont les voleurs semblent friands. Ils agissent en toute impunité et nous dépouillent…« , réagit un autre encore.

En effet, certains propriétaires ont reçu des propositions de rançon pour récupérer leur moteur. Les membres de l’AVP dénoncent ainsi l’existence probable d’un réseau organisé de recel de moteurs marins et appellent les autorités à réagir avant qu’un drame ne survienne, dans un contexte de tensions croissantes et de tentations d’auto-défense. Les plaisanciers s’interrogent aussi sur le manque de surveillance dans l’enceinte de la marina Taina, plusieurs vols ayant même été commis juste devant la capitainerie.

Avec communiqué

Lire ci-dessous la lettre envoyée au Haut-commissaire :

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