Ma première rencontre avec l’idole des jeunes, remonte à environ 1964, en Eure-et-Loir, à Conches. Là, coaché par Jean Pons, le chanteur belge devenu plus que français, malgré son nom de scène américain emprunté à ses cousins Desta et Lee Hallyday, offrait déjà une prestation plus que de qualité. Et cela pourtant encore au début…

Sur scène, le chanteur accroche déjà son public, se démène, électrise la salle et fascine son public, malgré sa jeunesse et ses 21 ans, impressions d’époque. Une autre fois, au Palais des Sports de Paris, encore, j’étais allé voir chanter mon idole, je vous l’ai déjà, dit, oui, mon « idole », le mot de l’époque. Et comme d’habitude, quand Johnny chantait, il obtenait un très grand succès. Le groupe Les Variations, aujourd’hui disparu, avait fait la première partie ; ces garçons n’ont certainement pas oublié ces shows des années 1960.

Et le succès de l’idole durera encore, jusqu’à ce que tout s’arrête le 5 décembre 2017. À plusieurs reprises, en France, en Polynésie, en passant par Los Angeles, j’ai eu beaucoup de chance, n’étant pas réellement un proche, de rencontrer de nombreuses fois ce phénomène exceptionnel, et toujours le même accueil sympa de sa part, la même gentillesse, la même considération que si j’étais un de ses vieux potes. Johnny était venu chanter à Tahiti, avec Tino Rossi, c’était, si je me souviens bien, en 1974.
La Une de Paris-Match, l’un de mes plus beaux souvenirs de photographe !

En 1977, c’est une première soirée entière que je passe avec lui dans les appartements du directeur du Sofitel Maeva Beach, en compagnie de 25 invités tous ravis de cette rencontre. Pour moi, il y aura d’autres moments et d’autres nombreux contacts. La Une de Paris-Match qu’il m’offrit en compagnie de Nathalie Baye, en 1984, est l’un de mes plus beaux souvenirs de photographe ! Ceci, grâce à Sipa Press, encore une fois, et lorsque l’on vit à 18 000 kilomètres de la France, cela ressemble réellement à une très grande chance.
Auparavant, en 1980 donc, là, accompagné de ses cousins Desta et Lee Hallyday, le beau Johnny va nous offrir un ou deux scoops, comme il fait toujours, et je le remercie encore. Une histoire d’amour qui se termine, l’amour, toujours l’amour et hop, Babette Etienne qui repart en avion. Sipa est sur le coup et me demande à nouveau des images, des photos et une histoire. Encore un super reportage que je n’aurais raté sous aucun prétexte et une collaboration avec cette agence de presse, démarrée dix ans auparavant, à Paris.

Suite à cette autre soirée de 1984, passée avec lui et quelques dizaines d’invités au cours d’une fête en son honneur et pour Nathalie Baye, c’est là encore des moments incroyables que je vivais. Avec un programme, musique et chant, comme en spectacle, mais cette fois, à la polynésienne. Grâce à son accord de m’accepter pour participer à cette soirée où il a été de nouveau adulé, ce souvenir de la fête est un autre de mes plus beaux moments passés en sa compagnie.
Sacré Johnny !

Sacré Johnny, on ne peut t’oublier et, de te considérer comme un ami, si j’osais me permettre ! Aussi, je me souviens qu’il m’avait recommandé, « pas de photos avec une cigarette, avec un verre de vin et pas d’yeux fermés », car cela arrive, lorsque l’on shoote, toute une soirée. Et le lendemain, pour une autre occasion de le revoir, je lui apportais les diapos qu’il n’aurait pas aimé voir dans les magazines, donc contrat respecté entre lui et moi.

Son grand ami Carlos, ancien secrétaire et Gorille, en costume, sur scène de Sylvie Vartan, je l’avais croisé de nombreuses fois, sur les plateaux de la télévision, aux studios des Buttes Chaumont dans les années 1971. Et je le revis plusieurs fois en Polynésie, car il retrouvait de vieux copains, de longue date, et moi, en prime. C’était toujours la fête avec Carlos, d’ailleurs, avait-il exagéré sur des choses, car, il devait disparaître à 63 ans, trop jeune pour mes amis de ces années-là.
