Retour

L’Université de la Polynésie française et son laboratoire GDI, en partenariat avec le Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie (CREDO), organisent un colloque intitulé « Pacific Way, 50 ans après ». Rendez-vous du 18 au 20 octobre, dans l’amphithéâtre A2 sur le campus d’Outumaoro à Tahiti.

Ce début de la décennie 2020 marque le cinquantième anniversaire de la fameuse formule « Pacific Way » lancée en 1970, à la tribune des Nations-Unies, par Sir Ratu Kamisese Mara, alors premier dirigeant d’un pays qui accédait à l’indépendance, Fidji. Comme il le commentera lui-même, il s’agissait de souligner le destin commun que pouvait et devait construire, de façon pacifique et démocratique, une nouvelle citoyenneté fidjienne pour une population composée pour moitié par l’origine autochtone et pour l’autre moitié par l’immigration de travailleurs indiens au cours du 19e siècle. Selon ses mots, un peu plus tard : construire une société où « des populations qui diffèrent par les races, les opinions et les cultures, peuvent vivre et travailler ensemble au bénéfice de tous [people of different races, opinions and cultures, can live and work together for the good of all] ».

La formule fut aussi reprise en élargissant la focale, pour désigner ce qui serait une manière caractéristique d’un contrat social propre aux cultures du Pacifique permettant de gérer, dépasser, « englober », les inégalités. Vaste champ depuis tout ce qui concerne le « destin commun » de sociétés « divisées » en communautarismes par leur histoire, ancienne ou coloniale, mais aussi une manière de conclure des accords politiques internes comme, par exemple, la méthode du « consensus » en opposition au vote majoritaire, ou des accords externes.

Ce colloque est ouvert à tous et gratuit.

Il sera retransmis en direct sur la chaîne YouTube de l’UPF.

Voir le programme complet ci-dessous :

Partage