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Le devenir de l’emprise réservée n°22 (ER 22) à Tema’e, Moorea, suscite toujours des débats intenses entre les parties prenantes. Cette parcelle de 32 479 m2, située en bord de mer, est au cœur des discussions entre la Fédération Tahei Auti Ia Moorea (FTAIM), l’Association des Habitants de Tema’e Moorea (AHTM), le Groupe Wane (GW) et la commune de Moorea-Maiao (CMM). Malgré plusieurs rencontres, un désaccord persiste sur son affectation définitive.

Les discussions, qui se sont intensifiées au fil des rencontres du 23 octobre et du 17 décembre 2024, puis du 17 janvier 2025, ont permis d’obtenir un consensus sur plusieurs points : l’implantation d’un second complexe hôtelier sur la propriété de Tema’e du GW, le maintien de deux voies d’accès aux habitations et à la plage de Nuarei, la revégétalisation de cette dernière pour lutter contre l’érosion, ainsi que la préservation de la zone humide, conformément aux recommandations de la Délégation à la recherche (DIREN-Pays).

Toutefois, la question de l’ER 22 demeure une pierre d’achoppement. Le Groupe Wane conditionne la réalisation de son projet hôtelier à l’intégration de cette parcelle privée, refusant la présence d’un espace public entre la plage et ses infrastructures. La commune de Moorea-Maiao, pour sa part, souhaite maintenir l’ER 22 dans sa vocation d’origine, soit un espace d’intérêt général et un jardin public, mais affirme ne pas disposer des fonds nécessaires à son acquisition.

Face à cette impasse, la FTAIM et l’AHTM maintiennent leur demande récurrente depuis 2017 : le classement de l’ER 22 comme foncier public pour le bien de la communauté et des visiteurs. Elles proposent que la commune et la fédération unissent leurs efforts pour demander conjointement au gouvernement l’acquisition de cet espace en vue de la création d’un jardin public. Un courrier a ainsi été adressé au président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, sollicitant un rendez-vous pour débattre de la question.

L’avenir de cette parcelle reste suspendu à une décision gouvernementale, tandis que la population locale et les acteurs associatifs surveillent de près l’issue de cette affaire. En cas d’absence de réponse, la FTAIM et l’AHTM n’excluent pas de faire appel à une consultation populaire pour trancher cette question cruciale pour l’aménagement du littoral de Moorea.

Avec communiqué

La lettre des associations ci-dessous :

La lettre du maire de Moorea ci-dessous :

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