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En Métropole et en Polynésie, s’agissant de politique et d’école, on s’immerge dans les généralités et l’irréalité conséquente. Ici et là, on semble ignorer qu’une rentrée scolaire se prépare. On diffuse des intentions habituelles qui font patienter les parents, prochains électeurs, du type : « les enfants sont notre richesse pour demain », « il faut, dans chaque classe, un enseignant », « chaque maîtresse absente sera remplacée le plus vite possible », « faisons cesser les maltraitances »… Et ce flot de paroles permet, pour quelques jours, de ne rien faire, sauf calmer les inquiets, tout en occultant l’immédiat.  

Exception : tel jeune ministre qui parle haut et à qui on enlève illico, « en même temps », la responsabilité de son domaine, au motif qu’il devient « régalien », soit du domaine présidentiel. Des « experts » rassemblés dans un « conseil scientifique », penchés sur les circonvolutions du cerveau, déclarent, enfin !, que… les résultats en français et en mathématiques, en sortie de primaire, sont désastreux. Dans cette dernière discipline, à l’entrée en 6ème, un fort pourcentage de collégiens ignore ce que sont les unités, les dizaines et les centaines ! Nous savions déjà qu’ils ne savaient pas lire. Au total, la France est classée dernière en Europe et nous avons pourtant les meilleurs mathématiciens du monde, obtenant régulièrement le Nobel (la médaille Fields). Notre Ecole est minable ! Chacun le sait depuis belle lurette. Et que vient faire la recherche sur le cerveau au moment d’organiser, en septembre, en urgence, l’entrée en classe de nos jeunots  …

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