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Comment l’école et l’Université auraient-elles pu échapper aux transformations qui bouleversent nos sociétés depuis nombre de décennies ? Et c’est pourtant ce qu’elles ont fait, soit en refusant de bouger, soit en précipitant les choses.

Les plus anciens se souviendront comment l’école, sous prétexte de rapidement innover, s’est dépêchée de s’éloigner des exercices de grammaire qui permettaient de segmenter la phrase pour découvrir les sujets, les compléments « d’objets » nécessaires, et les éventuels « circonstanciels », à prendre ou à laisser, ou à placer ici ou là, pour donner à l’écrit souplesse et clarté, pour mieux affiner sa pensée. D’autres n’auront pas oublié comment les additions et soustractions des nombres furent relativisées pour faire place nette à la « mathématique des ensembles » qui, de plus, mit les instituteurs en détresse. Et je ne m’étendrai pas sur l’impasse totale sur un apprentissage important : celui du langage audiovisuel pour lequel notre génération, presque illettrée en la matière, est aujourd’hui la proie des publicités mensongères et des pièges divers qui parsèment les réseaux sociaux …

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