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Alors que le gouvernement a présenté la semaine dernière les lauréats de l’appel à projets pour le Village tahitien (lire notre article « Village tahtien le projet « sauvé » par les groupes Albert Moux et Louis Wane ? »), un programme d’investissement local privé pour 943 clés hôtelières pour un coût s’élevant à 59 milliards de Fcfp, sur une durée de huit ans, l’association Ahifa, représentant les héritiers de Félix Fuller revendique le lot 5 attribué au Groupe Louis Wane (voir illustration mise en avant), l’un des quatre lauréats de l’appel à projet. Dans un communiqué, le Pays dément les accusations d’être un mauvais payeur et d’être sur une zone inconstructible…

Réponse au communiqué de presse de l’association AHIFA

« Le directeur général de l’établissement Grands Projets de Polynésie tient à revenir sur les déclarations de l’association AHIFA, représentant les héritiers de Félix FULLER, anciens propriétaires de la terre TEPATUROA, dans un communiqué adressé aux médias le 15 février dernier.

Il convient tout d’abord de rappeler que l’ordonnance d’expropriation n°64 du 17 novembre 2015 a expressément opéré transfert de propriété de la terre TEPATUROA au profit de l’établissement Grands Projets de Polynésie. Ainsi, les allégations de l’association AHIFA sont erronées. Aujourd’hui, cette terre ne leur appartient légalement plus.

D’autre part, l’arrêt de la Cour de cassation cité par l’association n’a aucunement remis en cause le transfert de propriété de la terre TEPATUROA. En effet, le juge a été saisi pour annuler le transfert de propriété d’une autre parcelle concernée par cette expropriation. Et non pour la terre TEPATUROA, l’association AHIFA n’étant pas concernée par ce jugement.

D’autre part, conformément à la loi en vigueur, l’établissement et l’association AHIFA n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur un prix pour cette terre, c’est aujourd’hui au juge de fixer ce montant. C’est l’unique raison pour laquelle l’indemnisation n’est pas versée à ce jour. En effet, Grands Projets de Polynésie ne peut verser d’indemnisation tant que le juge n’a pas fixé un montant. Cette procédure est nécessairement longue puisqu’elle fait intervenir des expertises pour éclairer la décision du juge afin qu’il détermine un prix juste. Néanmoins, il est confirmé que la volonté de l’établissement est de régler au plus vite cette indemnisation aux citoyens expropriés dès qu’il aura connaissance de la décision du juge.

Enfin, c’est sur la dernière partie du communiqué de l’association AHIFA qu’il convient de revenir. Celle-ci est beaucoup plus préoccupante car elle porte atteinte à l’image de notre établissement en relatant de fausses informations.

La terre en cause, qui n’est par ailleurs qu’une parcelle de 4 433 m² sur un ensemble de 34 910 m², se situe en limite nord du lot 05 du « Village Tahitien ». Or, cette zone est classée, à juste titre, en zone rouge dans le Plan de Prévention des Risques Naturels de la Commune de Punaauia. Le terrain est bel est bien inconstructible en l’état parce qu’il est submersible. Mais, il est possible de réaliser des aménagements permettant la levée de ces risques. Or, c’est précisément ce que font aujourd’hui la Direction de l’Equipement et l’établissement Grands Projets de Polynésie. En effet, le canal de la Nymphéa qui est l’exutoire des eaux de la zone devra être redimensionné et des terrassements devront être effectués.Ces travaux sont programmés dans le cadre de l’aménagement du site qui incombe au Pays et dans le respect des prescriptions du Plan de Prévention des Risques Naturels de la commune de Punaauia, et plus généralement de protection de la population. »

Communiqué des Grands Projets de Polynésie

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