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Dans un communiqué, Ia Ora Te Nūna’a réagit aux vœux du président à la presse et aux responsables des structures publiques du Pays. La nouvelle formation politique emmenée par Teva Rohfritsch et Nicole Bouteau tire à boulets rouges sur Edouard Fritch : « Il dit avoir compris le mécontentement exprimé par les Polynésiens aux dernières élections Législatives, mais, dans les faits, il ne change rien : ni son équipe, ni son comportement, ni son mépris et ses insultes, ni ses taxes qui pèsent sur la vie des familles du Fenua. » Et de rebondir également sur les vœux adressés aux médias, en fustigeant son « ultime tentative : amadouer la presse en promettant, à quelques semaines de la fin de son deuxième mandat consécutif, des bourses majorées pour de jeunes Polynésiens souhaitant travailler dans des médias. Les journalistes ne sont pour autant pas dupes. Ils ont bien compris à qui ils avaient à faire après tant d’années de gouvernance, durant lesquelles les contradictions, les approximations et les bêtises se sont succédées à un rythme incroyable, sans aucune forme de regrets, si ce n’est des pathétiques et récentes rafales de « pardon » autoproclamés. » Cela promet pour les élections territoriales… Rendez-vous aux urnes dès le 16 avril prochain !

« Edouard Fritch ne changera pas !

Le Tapura est-il propriétaire des institutions du Pays ? Le Président de la Polynésie française, une fois de plus, confond manifestement période de vœux et campagne politique. Au moment des traditionnels vœux du Président de la Polynésie française, c’est le président du parti rouge qui s’est exprimé dans une confusion des genres dont il a coutume. Après de longs vœux pieux qui ne trompent personne à quelques semaines des élections, Edouard Fritch dérape à nouveau et s’attaque à ses opposants politiques, notamment aux leaders de Ia Ora Te Nūna’a.
Sans se rendre compte qu’il n’est plus crédible, Edouard Fritch ressort sa cape autonomiste à trois mois des élections Territoriales après avoir été plus qu’ambigu sur ce point dans de nombreuses déclarations officielles et dans ses meetings politiques pendant près de 9 ans de pouvoir sans interruption. A-t-il déjà oublié sa fameuse déclaration à l’assemblée de Polynésie à l’adresse du Tavini Huiraatira en affirmant : « Je suis plus indépendantiste que vous » ? a-t-il oublié ses danses du ventre régulières devant le maire de Faaa depuis son arrivée à la Présidence du Pays pour tenter d’acheter la paix politique ? Le double-langage permanent de celui qui affirme par ailleurs avoir « fait partie de cette bande qui a menti pendant trente ans », changeant constamment ses propos en fonction de l’auditoire et de la situation, ne trompe plus personne, que ce soient les journalistes, les électeurs polynésiens ou l’Etat.
Le Président continue de faire comme s’il n’avait rien à se reprocher : le mariage animé par un orchestre présidentiel en pleine période de restriction face au COVID 19, la non-vaccination d’élus qui ont pourtant voté des textes imposant une large vaccination, des obsèques dérogatoires pour un proche collaborateur… A écouter Edouard FRITCH, les commentaires sur les réseaux sociaux qui dénoncent de tels comportements ne sont rien d’autres que des « fake news » et il fait la leçon aux journalistes en les invitant gentiment à ne surtout pas en tenir compte. Un déni de la réalité, un mépris de la population et de son vécu pendant les deux dernières années, alors que nous faisons tous face à une nouvelle crise liée à la cherté du coût de la vie aggravée par la taxe CPS.
Edouard Fritch s’enfonce encore quand il s’en prend à ceux qui ont osé lui tenir tête et qui ont dénoncé publiquement ses dérives et celles de sa gouvernance. Il dit avoir compris le mécontentement exprimé par les Polynésiens aux dernières élections Législatives, mais, dans les faits, il ne change rien : ni son équipe, ni son comportement, ni son mépris et ses insultes, ni ses taxes qui pèsent sur la vie des familles du Fenua.
Ultime tentative : amadouer la presse en promettant, à quelques semaines de la fin de son deuxième mandat consécutif, des bourses majorées pour de jeunes Polynésiens souhaitant travailler dans des médias. Les journalistes ne sont pour autant pas dupes. Ils ont bien compris à qui ils avaient à faire après tant d’années de gouvernance, durant lesquelles les contradictions, les approximations et les bêtises se sont succédées à un rythme incroyable, sans aucune forme de regrets, si ce n’est des pathétiques et récentes rafales de « pardon » autoproclamés.
Avec un culot hallucinant, lors de ses vœux à l’administration, Edouard FRITCH appelle même solennellement les responsables des structures publiques à tout mettre en œuvre à l’encontre des « agents malveillants, malhonnêtes ou incompétents » qui seraient issus de l’administration. Bel exemple de démagogie, voire de populisme. Au vu de son comportement et de celui de certains des plus hauts responsables du Pays pendant la crise du covid, c’est même indécent. Le Président devrait arrêter de jeter la fonction publique en pâture à l’opinion publique et commencer par appliquer une telle rigueur à son endroit et à celui de son entourage. La parabole de la paille et de la poutre n’échappe à aucun des Polynésiens à l’écoute de ces vœux confits de fraternité apparente.
Enfin, Edouard FRITCH vient briguer devant les électeurs un troisième mandat pour passer de 9 ans à 14 ans de règne à la tête de la Polynésie, est, à ce titre, bien mal inspiré de parler de la prétendue « ambition personnelle » des autres leaders autonomistes. Si telle est sa priorité, pourquoi n’accepte-t-il pas de se mettre en retrait pour permettre l’unité retrouvée de la famille autonomiste ? N’a-t-il pas le sentiment que son troisième mandat pourrait être celui de trop ? Si « l’arrogance escorte souvent la vanité », il est aussi connu que « la vanité laisse échapper ses secrets lorsqu’on la chatouille ».
Ia Ora Te Nūna’a ne porte qu’une seule et véritable ambition : que la Polynésie élise aux prochaines élections une équipe responsable et digne, porteuse d’un projet cohérent et réaliste, forgé dans la recherche de l’intérêt général et de la prospérité au bénéfice de tous les Polynésiens. Le Mouvement Ia Ora Te Nūna’a appelle les électeurs du Fenua à répondre aux vœux sulfureux d’Edouard FRITCH dans les urnes dès le 16 avril prochain.

Ia Ora Te Nūna’a, la force du changement »

Communiqué de Ia Ora Te Nūna’a

Lire ci-dessous le discours du Président adressé aux responsables des structures publiques :

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