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EXCLUSIF ! Condamné à rembourser plus de 16,8 millions de Fcfp dans l’affaire de détournement de fonds publics, le maire de Tumaraa (Raiatea) veut faire payer sa commune. Une information inédite…

Suite du feuilleton qui agite l’île de Raiatea et particulièrement Tumaraa. Rappel des faits : « pour avoir détourné ou soustrait ou tenté de détourner ou soustraire des fonds publics ; pour avoir employé des manœuvres frauduleuses avec trois fausses factures ; pour avoir falsifié un document administratif, en l’espèce un certificat de fin de travaux », dans le cadre notamment de l’opération intitulée « travaux bétonnage des voies communales » et subventionnée par le Pays et l’État, le maire de la commune était convoqué par le tribunal correctionnel à une audience le 21 novembre 2023. L’affaire avait été renvoyée ensuite au 30 janvier 2024. Cyril Tetuanui avait été alors déclaré coupable des faits de « soustraction, détournement ou destructions de biens d’un dépôt public déposé par un dépositaire de l’autorité publique » et condamné à un emprisonnement délictuel de six mois. En outre, l’édile devait aussi rembourser la somme de 16 845 487 Fcfp à la Polynésie française (lire nos différents articles sur PPM). Mais nous venons d’obtenir une information exclusive pour le moins surprenante !

Dans le jugement de première instance, frappé d’appel, que nous nous sommes procuré, les réquisitions sont claires. Pourtant, le maire de Tumaraa veut faire mandater le montant de 16,8 millions de Fcfp, alors que ce n’est pas la commune qui est condamnée à rembourser ; c’est M. Cyril Tetuanui qui l’est et nul ne l’avait relevé jusqu’ici. C’est donc bien le maire qui doit s’acquitter de cette somme, et non pas sa commune.

Ce qui va être intéressant à suivre désormais : le comptable public va-t-il rejeter le mandat (ce qu’il devrait faire) ?

En poste depuis 2001, le tāvana de Tumaraa est également président de la communauté de communes Havai et du syndicat pour la promotion des communes en polynésie française, ce qui lui procure des ressources à hauteur de 750 000 Fcfp par mois, rappelle le tribunal correctionnel.

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