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La Polynésie au salon « Révélations » à Paris pour la première fois !

La 5e édition du salon « Révélations », plus grand événement professionnel consacré aux métiers d’art et à l’artisanat de France, s’est ouvert mercredi, à Paris. Plus de 35 000 visiteurs sont attendus pour cette exposition internationale « Le Banquet », portée par Miriama Bonno, commissaire d’exposition et directrice du Musée de Tahiti et des îles. Parmi les 400 exposants et la dizaine de pays invités figure pour la première fois la Polynésie française. Du 8 au 12 juin, quatre artisans créateurs du Fenua présentent ainsi leurs œuvres au public parisien : Vainui Barsinas, Heremoana Buchin, Ken Hardie et Vaihere Tauraa.

Les créateurs sélectionnés invitent les visiteurs au voyage à travers les matières, les techniques et les symboles utilisés dans leur démarche artistique. Vainui Barsinas expose deux créations réalisées en roseaux sauvages de ses chères montagnes de l’île de Rapa aux confins des Australes. Heremoana Buchin dévoile une série explorant toutes les caractéristiques de la gravure sur nacre. Ken Hardie joue sur les contrastes d’essences de bois locaux autour des thèmes de l’eau, de la terre, du feu et de la lumière. Enfin, Vaihere Tauraa se penche sur la forme et l’usage de la couronne traditionnelle hei, symbole de rassemblement, réinterprétée avec des écailles de poisson et des matières plastiques récupérées. Tous proposent des œuvres représentatives de la création artisanale polynésienne contemporaine, ainsi qu’une œuvre commune qui leur permet d’allier leur savoir-faire et de représenter la diversité culturelle de la Polynésie.

Parmi ces quatre artistes et artisans d’art sélectionnés pour l’événement, le Pays a sollicité trois d’entre eux afin de créer une œuvre commune. Tupuna arata’i, pièce en marumaru (Albizia saman) et incrustation de nacres, proposée par Vaihere Tauraa, Ken Hardie et Heremoana Buchin, est ainsi une libre interprétation du lien qui unit les Polynésiens à leur terre et leurs racines. Les références nombreuses de l’œuvre sont ainsi représentatives des problématiques qui inspirent la scène artistique polynésienne contemporaine : allier tradition et modernité, références locales et universalité.

Les pièces exposées, résolument inscrites dans une interprétation contemporaine des formes et des matières locales, côtoient celles de Chypre, du Maroc, du Luxembourg, du Nigéria, mais également des multiples galeries et fondations qui exposent au sein du Grand Palais éphémère. Dès la soirée d’ouverture, qui a rassemblé plus de 6 000 invités, le stand de la Polynésie a suscité un vif intérêt des professionnels parisiens.

Découvrez ci-dessous le dossier de presse, avec toutes les informations détaillées :

Crash d’un avion de tourisme à Punaauia

Mardi dernier, à 7h50, le JRCC a été informé par un témoin à terre du crash d’un avion de tourisme dans le lagon de Punaauia, face à Temaruata. La tour de contrôle de Faa’a a confirmé peu après l’information d’un Cessna 206 subissant un problème technique avec deux personnes à bord.

Le pilote et son passager, sains et saufs, se sont refugiés sur l’aile de l’avion retourné. Les deux « naufragés » ont été ensuite hélitreuillés par le Dauphin et déposés sur l’aire de poser des parapentes de PK 15, où les attendaient une équipe du SMUR et les pompiers de Punaauia pour les transférer au CHPF du Taaone. Plus de peur que de mal… l’histoire se termine bien, fort heureusement !

La place LGBTIMRSIA dans la campagne des législatives en Océanie

Alors que les élections législatives se tiennent les 4 et 18 juin en Polynésie française, l’association Cousins Cousines de Tahiti, en partenariat avec d’autres associations océaniennes, a lancé une enquête sur la place de la communauté LGBT+ dans la campagne des législatives en Océanie. 

Ci-dessous, vous trouverez les conclusions de l’enquête menée par l’Alliance LGBTI Franco Océanienne, relayée par les associations membres et collectifs partenaires, auprès de l’ensemble des personnes candidates des trois territoires d’Océanie, aux scrutins législatifs :

Carte de la qualité des eaux de baignade

Dans le cadre de ses missions de protection et de promotion de la santé de la population, le Bureau de santé environnementale (BSE) anciennement Centre d’hygiène et de salubrité publique (CHSP) a poursuivi en 2020 et 2021 son programme de contrôle de la qualité sanitaire des eaux de baignade en mer et en eau douce.

En 2021, 1192 prélèvements ont été réalisés, permettant le classement de 114 points de contrôle sur les îles de Tahiti, Moorea, Bora Bora, Raiatea et Tubuai.

Les conclusions du rapport sur la qualité des eaux de baignade, pour 2021, sont les suivantes :

  • Concernant Tahiti, sur les 51 points en mer contrôlés, 57 % sont propres à la baignade avec une différence de moins en moins marquée entre la zone urbaine (53 % propres à la baignade) et la zone rurale (62 % propres à la baignade). Quant aux points de baignade en embouchure de rivière, sur les 16 points contrôlés aucun n’est propre à la baignade. La qualité des eaux de baignade en eau douce (source Vaima) reste de qualité excellente.
  • Concernant Moorea, sur les 12 points en mer, 67 % sont propres à la baignade. Quant aux 3 embouchures contrôlées, elles restent impropres à la baignade.
  • Concernant Bora Bora, la qualité des eaux de baignade reste d’excellente qualité.
  • Concernant Raiatea, la qualité des eaux de baignade en mer reste propre à la baignade. Par contre, l’embouchure Ereeo reste de qualité insuffisante, au même titre que les 2 points contrôlés en eau douce.
  • Concernant Tubuai, la qualité des eaux de baignade reste de bonne qualité.

Les principales causes de pollution sont souvent identifiées et la mise en place de mesures correctives et préventives telles que la collecte et le traitement de l’ensemble des eaux usées des zones urbanisées par la collectivité publique ou encore un traitement des eaux pluviales chargées d’apports terrigènes ou autres polluants avant leur rejet permettrait d’améliorer sensiblement la qualité des eaux de baignade.

Compte-rendu du conseil des ministres

Découvrez en intégralité le compte-rendu du conseil des ministres du 8 juin ci-dessous :

5e édition de l’opération ‘ETE

Chaque année, depuis 2017, le service de l’Artisanat traditionnel, sous l’égide du ministère de la Culture, organise l’Opération ‘ETE. Cette 5e édition se déroulera du 11 juin au 10 décembre 2022 dans les marchés du terroir et à la foire agricole.

C’est une campagne qui s’inscrit dans une démarche de développement durable visant à sensibiliser les Polynésiens sur les alternatives aux sacs plastiques à usage unique, tout en valorisant le travail des artisans traditionnels. Le Fenua dispose en effet d’importantes ressources en matières premières et en travaillant ces matières, les artisans font le lien direct entre le monde de l’artisanat et celui de l’environnement. Ces savoirs et savoir-faire, reflets de la culture, des traditions et des valeurs polynésiennes, sont ainsi mis au service de solutions adéquates face aux problématiques environnementales.

Cette 5e édition sera menée à plusieurs reprises tout au long de l’année et permettra de marquer l’entrée en vigueur de la loi contre l’utilisation des sacs plastiques à usage unique, promulguée début 2022.

Découvrez ci-dessous le dossier de presse, avec toutes les informations détaillées :

Exercice ORSEC

Un exercice d’État-major, avec déploiement de moyens, dénommé « Secours Maritime de Grande Ampleur (SMGA) et Assistance à Navire en Difficulté (ANED) 2022 » s’est déroulé, mardi dernier, en partenariat avec la goélette Tuhaa Pae IV de la Société de Navigation des Australes et le Centre des Métiers de la Mer.

Cet exercice, qui s’inscrit dans le rythme annuel d’entraînement à la gestion d’événements de mer majeurs, dans le cadre du dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) Maritime de Polynésie française, a mobilisé environ 80 personnes issues des services impliqués dans la gestion d’événements maritimes, ainsi que l’ensemble de l’équipage du Tuhaa Pae IV et Société de Navigation des Australes.

« Le scénario prévoyait un incendie dans la salle des machines de la goélette Tuhaa Pae IV (avec à son bord 40 personnes) au départ de Tahiti vers l’archipel des Australes. L’incendie a entraîné de manière fictive une avarie totale du navire au large de Faa’a avec une dizaine de blessés à son bord et une personne décédée. Sous la coordination du JRCC, l’hélicoptère Dauphin de la Marine nationale a hélitreuillé sur le navire deux équipes médicales du SMUR afin de prendre en charge les victimes fictives et de préparer l’évacuation vers l’hôpital des blessés les plus graves. Ce sont vingt stagiaires du Centre des Métiers de la Mer qui ont joué le rôle de passagers paniqués afin d’entraîner les équipes présentes à bord, tout en profitant pour découvrir la gestion d’une crise maritime de grande ampleur. Une équipe d’évaluation et d’intervention de la Marine nationale a été mobilisée pour une expertise fictive de l’état du navire en mer et l’appui au remorquage du Tuhaa Pae IV par le remorqueur portuaire côtier Maroa de la Marine nationale. »

Restauration du littoral : les collèges et lycées invités à participer par la FAPE

À l’occasion de la Journée de l’Environnement (5 juin), Te Ora Naho – connue sous le nom de la FAPE, Fédération des Associations de Protection de l’Environnement – lance un message aux professeurs et responsables pédagogiques des établissements scolaires du second degré, en prévision de la prochaine rentrée scolaire.

Depuis septembre 2021, la FAPE a mis en place un projet de restauration de la végétation indigène du littoral et d’embouchure de rivière en partenariat avec l’Institut Louis Malardé (ILM) et la Délégation de la Recherche, soutenu par le programme BEST 2.0+ et financé par la Commission Européenne. Cette expérimentation basée sur les « Solutions fondées sur la Nature » vise à sensibiliser et à impliquer le grand public, et particulièrement les scolaires, à la richesse des écosystèmes littoraux et des zones humides, et aux menaces qui pèsent sur eux.

Pour tenter de préserver nos plages de l’érosion et de l’urbanisation, les élèves pourront participer de manière ludique à cette expérience botanique et écologique, organisée sur ce site pilote à l’ILM de Paea, côté mer. Dans le but de revaloriser cette zone littorale, la FAPE annonce qu’elle y organisera à partir de septembre prochain des sorties scolaires dès la classe de 6e pour une durée de 2 heures environ. Ces interventions de terrains seront animées par la chef de projet ainsi que par des bénévoles FAPE.

Objectifs : (1) Connaître les plantes indigènes du littoral et d’embouchure de rivière et les transplanter sur ce site (2) Observer les oiseaux marins et migrateurs fréquentant régulièrement le site.

Projet d’éducation de résidences d’artistes au collège Henri Hiro de Faa’a

Piloté par la professeure d’arts plastiques du collège, Anne-Laure Champes, le projet éducatif de résidence d’artistes a vu le jour en 2020. Le concept : des œuvres sont créées et exposées in situ, au sein de l’établissement et de ses différents espaces (façades, couloirs, portes, sols, plafonds…). Elles sont co-réalisées en partie par des élèves et font l’objet de rencontres artistiques.

Une première édition en 2021 a permis de réaliser « La porte des arts » de Sébastien Canetto (juin 2021, 210x90x4cm), et une série de quatre portraits d’artistes et d’auteurs, d’ici et d’ailleurs, dans un style Pop art.

Cette année, la deuxième édition a permis de créer « Patchwork » de Hell Ton John (HTJ). La fresque élaborée sur deux pans de murs, à l’entrée du collège. La troisième édition consisterait, en 2023, à réaliser une sculpture monumentale, en partenariat avec l’artiste Pierre Motahi.

Le projet a ainsi permis de « favoriser un climat scolaire de réussite, de bien-être et d’estime de soi. Par ailleurs, le projet contribue aussi à l’appropriation et au respect de l’établissement scolaire, mais aussi au développement de la curiosité pour l’art et la culture, et le fait de faire vivre l’art d’aujourd’hui dans le quotidien scolaire des élèves », a expliqué le ministère de l’Éducation. Très belle initiative, les artistes en herbe en redemande !

Avec communiqués

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