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L’ex-associé en affaires d’Omar Bongo, décédé en 2009, tentait de reprendre du service à Libreville depuis l’arrivée au pouvoir du fils du président défunt, Ali Bongo. Dominique Auroy vient d’y parvenir en signant un contrat à hauteur de 78 milliards de Fcfp d’investissement pour exploiter une trentaine d’années deux centrales hydroélectriques au Gabon. Connu comme le loup blanc en Polynésie, l’entrepreneur a pourtant du mal à honorer ses dettes au Fenua, notamment celles qu’il doit aux anciens salariés de La Dépêche de Tahiti, placée en liquidation judiciaire le 28 avril dernier…

Cela fait une dizaine d’années que Dominique Auroy cherchait à relancer ses projets dans l’hydroélectricité au Gabon. L’entrepreneur résidant à Tahiti avait en effet vu ses affaires gabonaises péricliter depuis l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo, alors qu’il s’était associé dans divers projets à l’ancien chef d’État Omar Bongo.

Comme le rappelle Tahiti Infos, qui cite Le Nouveau Gabon, un contrat avait d’abord été signé en 2010 pour la réalisation de deux centrales, mais avait été résilié pour « non-respect des termes » et « immobilisme ». En 2017, la société Coder de Auroy et China Gezhouba groupe corporation (CGGC) se sont entendues pour « financer et matérialiser ce projet » pour finalement convenir d’un accord, le 15 mars dernier, stipulant que Coder débloquerait les fonds nécessaires.

Un investissement juteux de 78 milliards de Fcfp


Il y a quelques jours, l’État du Gabon et Coder ont alors signé des conventions de concession pour l’aménagement de deux ouvrages hydroélectriques « pendant une trentaine d’années », représentant « 1 000 GWh de productible ». L’investissement de Dominique Auroy s’élève à la modique somme de 78 milliards de Fcfp (430 milliards de Fcfa) et promet de créer 3 000 emplois.

De quoi faire grincer de nombreuses dents au Fenua, où l’homme d’affaires est réputé pour être un « mauvais payeur ». Dans le secteur des médias, le patron de La Dépêche de Tahiti a cumulé notamment plus de 700 millions de Fcfp de dettes, ce qui a valu le placement en liquidation judiciaire du plus ancien quotidien polynésien (lire nos précédents articles ici et ici). Mais peut-être qu’avec cette nouvelle affaire juteuse, Auroy trouvera-t-il de la liquidité pour honorer enfin ses dettes ?

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